‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 31 sur 89 · THEORIE · texte numérisé non relu

THEORIE

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Pour la comptabilisation d'une fabrication de ce genre, on devra étudier : l» Le classement des produits, considérés dans leur nature et leur valeur ; 29 Les états d'avancement constituant les étapes successives de la fabrication des pièces.

Classement des matières et produits

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Exposé de la méthode Un produit est caractérisé par sa composition et ses conde classement. ditions de fabrication ; en métallurgie, le nombre des

produits est trop considérable pour qu'on puisse ouvrir un compte à chacun d'eux ; on est obligé de grouper ceux présentant une communauté de caractères. Il est indispensable que les comptes ainsi créés soient homogènes pour que les prix de revient qui en sont le corollaire puissent être consultés sans recherches extra-comptables.

§ 1. Composition du produit. — Cette composition résulte du choix et des propor-

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lions des matières premières employées ; la nature des constituants servira de base à un premier classement, puis, dans chacun des groupes créés, les proportions de ces constituanls donneront naissance à de nouvelles ramifications pour autant qu'elles influeront sur la valeur du produit.

5^ 2. — Conditions de fabrication. — Leur étude est indépendante de la nature des produits. Oa pourra constituer en un compte les frais <le fabrication dt's produits ayant des conditions de fabrications identiques; ces valeurs seront ensuite reparties sur les produits intéressés.

Eu aucun cas, on ne devra se guider sur les classements ou tarifs de vente qui n'ont souvent aucune corrélation avec le prix de revient. C'est uniquement dans létude approfondie des fabrications que l'on devra rechercher la^solution.

Afin de fixer les idées, nous allons donner quelques exemples de classement.

Matières premières. On devra autant %ue possible désigner chaque matière par un nom rappelant ses propriétés au lieu de lui donner le nom du fournisseur, de son lieu d'origine ou toute autre désignation arbitraire. Bien des sociétés, et non des moindres, négligent ces détails, insignifiants en apparence, mais dont l'inobservation est une source d obscurités et d'erreurs. Voici, à l'appui de ce que nous avançons, quelques exemples pris dans une société industrielle :

La même sorte de chaux figure dans les écritures sous les rubriques : chaux de Tournay, chaux hydraulique, chaux Dupont, chaux pulvérisée en sacs!

Une espèc«î de sable est désignée indifféremment sous les noms de : sable n» 1, sable jaune, sable réfractaire siliceux, sable Durand, etc.

Il est à présumer que chaque employé choisit le nom qui lui plaît, ce qui est moins que sérieux et inadmissible dans une atlaire qui se pique d'être bien organisée.

Fontes de Aux points de vue du choix des matières premières et des con-

première fusion, (jiiions de fabrication, les fontes peuvent se diviser en : affinage, moulage, Thomas, Bessemer et spéciales, qui donneront lieu à l'ouverture d'autant de comptes. Au point de vue de la vente, certaines qualités se subdivisent encore, telles les fontes de moulage, qui sont vendues à des prix variables suivant leur teneur en silicium. Mais 1 influence de ces variations de composition étant sans effet sur le prix de revient, tout au moins dans de certaines limites, il n'y a pas lieu d'en tenir compte en comptabilité.

Aoiers en lingots. Les aciers fondus sont fabriqués soit au convertisseur (Bessemer ou Thomasi, soit sur sole (^Martin ou four électrique), soit au creuset.

Dans chacun de ces procédés, les conditions de fabrication sont sensiblement les mêmes pour toutes les qualités d'acier; les diflférences de prix ne proviennent que du choix des matières premières et de leurs dosages, qui sont calculés pour arriver à la qualité voulue.

On établira la valeur totale des raafcières premières nécessaires ponr obtenir une

tonne d'acier dans chaque qualité, et, à l'aide de ces valeurs, on établira autant de classes qu'on le jugera nécessaire. On pourra ainsi avoir les classes :

Lingots 1 1 ) acier Martin au carbone ; » au chrome ;

» au nickel à 3Vo ;

» au nickel à 25»/o ;

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Dans le cas où l'usine comprend plusieurs appareils de capacité inégale (convertisseurs, fours) fabriquant la même qualité d'acier, on n'ouvrifa au gffand-livre qu'an seul compte pour l'acier en question, mais on séparera par appareil les frais dé fabrication pour obtenir le prix de revient dans chacnn d'eux.

Produits laminés. Le classement de ces produits sera basé :

1» Sur la qualité des matières premières ;

2o Sur la difficulté du travail qui influe à la fois sur la production et sur les rebuts de fabrication.

§ 1. Qualité du méial. — Si l'on n'avait en vue que robteulion du prix de revrent de l'opération de laminage d'un produit, bloom par exemple, on pourrait classer les blooms en ne considérant que les conditions de fabrication ; le prix de revient d une qualité quelconque de blooms pourrait être obtenu en prenant le prix du lingot spécial' à cette qualité et en y ajoutant les dépenses proportionnelles de frais de fabrication. Mais le prijt dé i^vient des blooms ne serait pas homogène, car il varierait avec les proportions de chacune des qualités d'acier fabriquées pendant le mois, ce qui rendrait les comparaisons difficiles, sinon impossibles. Le prix de consommation du mois varierait également et on serait obligé d'appliquer le même prix à toutes les sorties, ce qui pourrait fausser gravement le prix de revient des produits suivants.

Voilà les inconvénients du groupement des qualités en un même compte. D'autre part, si l'on veut séparer toutes les qualités lorsque les matières subissent plusieurs transformations, on peut être entraîné à une ramification considérable des comptes qui complique les écritures. Souvent, en pratique, on sera obligé de prendre un moyen terme, afin d'obtenir un degré d'exactitude suffisant avec les ressources dont ou dispose. 11 est donc difficile de poser une règle absolue sur ce point ; il suffit d indiquer les inconvénients des deux systèmes pour que chacun puisse; les éviter ou les atténuer dans la mesure du possible.

§ 2. Conditions de fabrication — Si nrtus ne considérons que les produits et) bâi¥ê8,

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(I) Les différences de poids des lingots peuvent donner lieu à la décomposition de chaque classe en plusieurs espèces.

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l'étude de lu fabrication montre qu'il est plus facile de laminer des profils ayant des figures géométriques simples que des profils compliqués ; la production est plus forte dans les premiers que dans les seconds ; on a moins de rebuts, les frais de création et d'entretien des cylindres sont moins élevés. De là, ces deux grandes classes :

a) Profils marchands : ronds, plats, carrés ;

b) Profils spéciaux : rails, cornières, U, T, I, etc.

Dans chacune de ces classes, ou ouvrira des subdivisions basées sur les mêmes principes : c'est ainsi qu'on pourra adopter un classement du genre suivant :

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