CHAPITRE VII
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Services
Définition. In xerrice est la valeur résultant de la iiiise en (puvre d'un or^anisnie producteur ou transformateur d'énergie.
L'opération peut être assimilée à une fabrication dont il faut vérifier le rende ment ; le contrôle de la valeur produite s'exerce sur sa production et sa consommation, c'est à dire sur l'emploi ((ui en est fait.
Cliaijue opération (production ou transformation) constituera un service et donnera lieu à l'ouvorlure d'un compte pour contrôler cet étal de la valeur. C'est ainsi que l'énerj^ie-vapeur pourra affecter les états suivants : i" Production de la vapeur ; 2» transformation en énergie mécanique par l'intermédiaire d'une machine (turbine, machine à cylintlrcs, pompe, etc. A son tour, si la machine actionne une dynamo produisant de l'énergie électrique, celle opération donnera naissance à un nouveau service. Si celte énergie est l'objet de transformations (élévation, abaissement de tension, transformation de courant alternatif en courant continu \ celles ci seront scindées en autant de com[)tes de services qu'il y aura d'opérations.
ExKMPLES : l. — Production de la tapeur. — La |)i-oduction de la vapeur nécessite la coopération des éléments suivants:
Chaudière, dont la valeur du concours est représentée par une part de lamortissemeut et des frais d'entretien correspondant à la durée d'utilisation ;
l\»mpe alimentaire, dont la valeur du coni-oiirs constitue elle môme un service à déterminer ;
Combustible, eau, main-d œuvre de chauffe et d'évacuation des scories.
Le résultat est la vapeur dont la valeur est représentée par le total des dépenses elïectuées ; la constitution d'un compte vapeur permet d'établir le prix de revient de l'unité de vapeur (tonne).
Ce compte se créditera des livraisons faites aux divers services (machines nio trices, opératrices, etc.).
La pompe alimentaire, quoique fonctionnant exclusivement pour l'alimentation des chaudières, ne doit pas voir ses dépenses confondues avec celles-ci. Elles ne sont pas du même ordre et leur confusion empêcherait le contrôle qui ne peut se faire que par la comparaison des dépenses avec le rendement de l'organisme consommateur. Ensuite, cet errement entraînerait à ne pas tenir compte de la vapeur consonnuée par la pompe, qui serait simplement déduite de la production totale , le prix de revient de l'unité de vapeui- n'en serait pas affecté, mais le poids d'eau vaporisée par unité de combustible serait erroné.
La pompe alimentaire constitue donc un service qui a ses consommations appro priées à sa destination, paie à la chaudière la vapeur qu'elle lui prend et impute ensuite directement au compte vapeur le total de ses dépenses qui constitue la valeur du service (amortissement, graissage, entretien, vapeun.
11, — Comptabilisation d'une mine de fer. — L'industrie minière va nous permettre de mettre en relief l'importance de la notion du service.
Considérons une mine de fer; la partie mécanique de la comptabilité — - c'est àdire les écritures à tenir — est relativement simple; il n'y a qu'un seul compte de produit, le minerai, qui doit nécessairement absorber foutes les dépenses.
Le gisement de la mine en (jueslion provient de dépôts sédimentaires. Son exploitation se fait de la manière suivante : puits, au fond duquel quatre galeries dites principales se coupent à angle droit; sur elles s'embranchent des galeries de roulage divisant le gisement en quartiers ; leur largeur est d'environ 3 mètres. Le long de chacune d'elles, on fore de part et d'autre des galeries obliques de 4 à 7 mètres de largeur ^chantiers) de l'épaisseur de la couche, séparées par des massifs de 5 à 8 mètres (piliers) qui seront abattus au bout d'un temps indéterminé (dépilage).
L'évacuation du minerai se fait par berlines, traînées par des chevaux jusqu'aux galeries de roulage (secondaires), puis par des moyens mécaniques lUioteur électrique, à air comprimé, à explosion) jus(|u'au puits d'où la machine d'extraction l'amène au jour. Les berlines sont vidées mécaniquement dans un réservoir en maçonnerie laccumnlateuri ; le minerai est chargé au furet à mesure des commandes, dans les wagons, par la partie inférieure de l'accumulateur à laide de vannes. La mine est raccordée au réseau ferré par un embranchement ; elle possède trois ou quatre locomotives pour les manœuvres du matériel roulant.
Le minerai abattu provient : des galeries, des chantiers, du dépilage; il y a des différences sensibles dans le coût de chacun de ces modes dabalage. Le prix de revient total du minerai extrait sur une période de un mois ne peut être homogène, car les proportions de labatage dans chaque phase ne sont pas constantes, ce pour des raisons techniques et économiques.
Comment fonctionne la comptabilité encore trop souvent? Les dépenses sont décomposées en : main d'œuvre (toutefois séparée par emploi), explosifs, outils de mineur, bois d'étais, et en dépenses d'entretien comprenant toutes les autres matières consommées à quelque titre que ce soit. On divise le total des dépenses par le tonnage
extrait, d'où résulte le prix de revient. Or, ('Oimiu' beaucoup de dépenses n'ont pas de corrélation directe avec le tonnage extrait, il s'ensiiitdes variations inexplicables d'un prix de revient à celui du mois précédent qui est généralement pris comme étalon ; on met en relief une ou deux causes, choisies .dans le sens du résultat, et on néglige les autres.
Dans cet ordre d'idées, l'extension de la comptabilité consiste à détailler toutes les dépenses par nature et les diviser par le tonnage extrait, ce qui fait apparaître îles choses effarantes. r:'est ainsi que nous avons vu dans une mine, que l'extraction d'une tonne de minerai nécessitait environ 100 grammes d'iniiles et graisses, 18 kilos de charbon, environ 0 fr. 03 de boulons, vis, limes, etc. Cette conception du prix de revient est assez voisine de celle des chimistes qui nous disent que l'homme est composé de quelques grammes de phosphore, de fer, de carbonate et de phosphate de chaux, d'eau, etc. Avec des renseignements aussi précis on se représente assez facilement un homme.
Quelquefois, dans un désir louable, on veut faire des graphiques, et alors le malheur apparaît irrémédiable. Kn effet, ces dépenses pouvant être l'objet de variations importantes d'un mois îi 1 autre, par un choix appro|)rié des échelles d'abscisses et d'ordonnées on obtient des courbes extravagantes sur lesquelles le prix de revient fait du toboggan.
„ __ (yesi très intéressant », nous dit le comptable qui a perpétré ces horreurs et en est visiblement satisfait. « — Très intéressant », répondons-nous en étouffant un bâillement. Puis, sans transition, nous lui demandons quelle est la conclusion de tout ce travail, (luestion qui le déroule et qu'il nous faut répéter sous une autre forme : (( Quelles sont les sanctions prises en présence de ces sautes brusques et les remèdes apportés? — 11 n y en a pas. — Nous nous en doutions bien qu'il n'y en avait pas et qu il ne saurait y en avoir avec des comptes établis de celte fa(;on et auxquels personne ne s'intéresse sans toutefois réclamer de nu)diliealions. »
On a installé une comptabilité parce que c est l'usaj-e, comme on met une rampe à un escalier, mais on ne s'en sert pas, au.ssi, peu importe sa solidité. Dans le cas cité, les éléments de dépense ont été soigneusement notés; mais il ne suffit pas de faire beaucoup de chiffres, encore faut il qu on puisse en tirer des conclusions, et, faute de méthode. In comptabilité s'est enlisée dans la paperasse sans prohl pour personne.
La formule étri(|uée a vécu qui consistait à prendre invariablement la production des produits destinés à la vente comme terme de comparaison de cha(|ue dépense; nous lui substituerons celle-ci, fondée sur une relation de cause à effet :
« La meilleure division du travail étant réalisée, chaque organe doit donner le rendement maximum dans la fonction pour laquelle il a été créé. »
Nous allons indiquer sommairement les modifications à apporter à une telle comptabilité en y introduisant la notion du service.
L'exploitation peut être divisée en un certain nombre de comptes dont nous allons étudier les principaux :
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INTENTIONAL SECOND EXPOSURE
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Dans cet ordre d'idées, l'extension de la comptabilité consiste à détailler toutes les dépenses par nature et les diviser par le tonnage exlrait, ce (jui fait apparaître «les choses effarantes. C'est ainsi (|ue nous avons vu dans une mine, que l'extraction «l'une tonne de minerai nécessitait environ 100 grammes d'huiles etgrai.sses, 18 kilos de charbon, environ 0 fr. 0;j de boulons, vis. limes, etc. Cetle conception du prix de revient est assez voisine de celle des chimistes qui nous disent que l'homme est composé de quelques grammes «le phosphore, de fer, de carbonate et «le phosphate de chaux, d'eau, etc. Avec des renseignements aussi précis on se représente assez facilement un homme.
(Juelquefois, dans un désir louable, on veut faire «les graphiques, et alors le malheur apparait irrémédiable. Kn efïet, ces dépenses pouvant être l'objet de variati«jns importantes d'un mois à l'autre, par un choix approprié des échelles d'abscisses et d'ordonnées on obtient des courbes extravagantes sur lesquelles le prix de revient fait du toboggan.
(( C'est très intéressant », nous dit le com|»tahle i|ui a perpétré ces horreurs et en est visiblement satisfait. « — Très intéressant », répomlons-nous en étouffant un bâillement. Puis, sans transition, nous lui demandons (juelle est la «conclusion de tout ce travail, «luestion «|ui le déroute et qu'il nous faut répéter sous une autre forme : « (juelles sont les sanctions prises en présence de ces saules brusques et les remèdes apportés? — 11 n'y en a pas. — .Nous nous en doutions bien qu'il n'y en avait pas et qu'il ne saurait y en avoir avec des comptes établis de celle fa«;on et auxquels personne ne s'intéresse sans lontefois réclamer «le niodiliciilions. »>
On a installé une complabililé parce que c est l'usage, c«)mnie or» met une rampe à un escalier, mais on ne s'en sert pas, aussi, peu im|)«ule sa solidité. iJans le cas cité, les éléments de «lépense ont été soigneusement notés; mais il ne suffit pas de faire beaucoup de chilïres, encore faut il «|u On puisse en tirer des conclusions, et, faute de méthode, la complabililé s'est enlisée dans la pa|>erasse sans profit pour personne.
La formule étri«|uée a vécu qui «'onsislaità prendre invariablement la producti«»n des produits destinés à la vente comme terme de c«)mparaison «le cha(|ue dépense; nous lui substituerons celle-ci, h)ndée sur une relali«»n de cause à etiel :
<« La meilleur»' divisi«>n du travail étant réalisée, chaque organe doit donner le rendement maximum dans la fonction pour laquelle il a été créé. »
Nous allons indiquer sommairement les liutdincalions à ap[)orter à une telle comptabilité en y intniduisant la notion du service.
L'exploitation |;«'ul être divisée en un certain nombre de comptes dont nous allons étudier les principaux :
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