GUILLAUME III AU PARLEMENT
IT. — La déclaration des droits — En 1689 Guillaume, pour obtenir du Parlement les subsides nécessaires à sa Suerre contre la France, consentit à signer le bill de la Déclaration des Droits. Le gouvernement constitutionnel était dès lors établi. Cette Charte restreint le pouvoir royal et con-
françaiharné :
Jacques le l’arrésistéis bien
sacre les droits de la nation, particulièrement la liberté d'élection et la liberté de pétition. Le roi doit convoquer le Parlement, peut refuser son consentement aux bills votés par les deux Chambres ; il choisit ses ministres, nomme à tous les emplois, déclare la guerre ou signe la paix ; mais il ne peut ériger des cours de justice spéciales, ni lever d’impôts sans le consentement du Parlement.
III. — Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697). — Guillaume III se montra toujours l’implacable ennemi de Louis XIV qui soutenait fermement Jacques II.
Après avoir ligué à
Augsbourg presque
toute l’Europe con-
tre la France, Guil-
laume alla en Hoil-
lande se mettre à
la tête des troupes
coalisées. Le sort
ne lui fut pas favo- S
rable sur terre, où GUILLAUME III.
il se fit battre par
le MARÉCHAL DE LUXEMBOURG à Fleurus, à Steinkerke et à Nerwinde, pendant que les Français, sous le MARÉCHAL DE CATINAT, étaient encore victorieux en Italie à Staffarde et à la Marsailie ;
mais la Grande-Bretagne l'emporta sur mer à
e de l1 Hogue, où cèpendant il] lui avait fallu une force numérique écrasante, 99 vaisseaux contre 44; pour venir à bout du génie de l’amiral français Tourvirce. La guerre se termina par le traité de Ryswick (1697) : la F rance reconnaissait Guillaume comme roi d'Angleterre, et conservait la Baie d'Hudson.
€ guerre, appelée "Espagne. Elle se fit sous RT qui It’ succéda. Elle tation par Louis XIV du ur de son petit-fils Pur.
LIPPE D'ANJOU, qui devait hériter du royaume de France à la mort de son grand-père, de sorte que nes de France et d’Espagne auraient été r£unies sur la même tête, Les dernières an tées par 1 ’oppositi Parlement, et de
la Hollande pour dernière gverre c
encore à Guillaume un bill d’amnistie en faveur des condamnés politiques, limitèrent malgré lui, l’armée permanente à 7,000 hommes, enfin le privérent de sa garde hollandaise. Quant à l'opposition du clergé anglican, elle provenait de ce que Guillaume traitait avec la même tolérance toutes les sectes religieuses.
Deux ans avant sa mort, le Parlement passa un acte de succession, décidant que les deux parlements d'Angleterre et d’Ecosse seraient réunis en un seul, et qu’au cas où la reine Anne décéderait sans laisser d'enfants, le trône passerait à SOPHIE, électri… douairière de Hanovre et petite-fille de Jacques Ie, Ainsi Jacques III, frère d'Anne, perdait ses droits à la couronne par le seul fait qu’il était catholique.
V. — Guerre de la succession d'Espagne (1702-1713).— Les Français allaient avoir affaire à deux grands capitaines, le DUC DE MaRLBOROUGH, Commandant en chef les Anglais, et le PRINCE Eu- GÈNE qui dirigeait les Impériaux. Ils furent défaits à Blenheim par les deux généraux ennemis réuais; ils furent encore vaincus à Ramillies par Marlborouyh, et, malgré son habileté, VirLars luimême perdit une grande bataille à Malplaquet contre les troupes réunies de Marlborough et du prince Eugène. Les Anglais, commandés par RoOOoKkE, enlevaient aussi Gibraltar par un hardi coup de main. Deux fois Louis XIV, profondément humilié, avait
Hist. d'Angleterre,
demandé la paix ; chaque fois,
ces des ennemis, il s'était
lutte. Enfin Villars remporta Impériaux et Les Hollandais