AVERTISSEMENT
Le précis que je vais donner de lUisti»»
de l'Astronomie , forme le livre V de la dnquième édition de mon Exposition du Système du Monde, actuellement sous presse. Conmie il peut intéresser un plus grand nombre de lecteurs , que l'ouvrage lui-même , j'ai pense qu'il serait utile de le publier séparément
PRÉCIS
DE
L'HISTOIRE DE UASTRONOMIE.
Molti pertransibnnt ^ et aagebitor scientîa.
Bagov.
i 1 o u S venons d'exposer les principaux résultats du système du monde, suivant Tordre analyticjue le plus direct et le plus simple. Nous avons d'abord considéré les apparences desmouvemens célestes^ et leur comparaison nous a conduits aux mouvemens réels cpji les produisent. Pour nous élever au principe régulateur de ces mouvemens , il fallait connaître les lois du mouvement de la matière} et nous les avons développées'avec étendue. En les appliquant ensuite aux corps du système solaire, nous avons reconnu qu'il existe entre eux , et même entre leurs plus petites molécules , tme attraction proportionnelle aux masses et réciproque au carré des distances. Descendant enfin ,^ de cette force uniiLerselle à ses eiSets j nous en avons vu naître ,
^ l'RÉeig m l'histoire
non-seulement tous les phénomènes connus, ou simplement ent^^eyu^ pa^r les a^tf onomes j mais encore un grand nombre d'autres entièrement nouveaux , et que l'observation a vérifiés.
Ce n'est pas ainsi que l'esprit humain est parvenu à ces découvertes. L'ordre précédent suppose que rpA ^ SQU^ \es yeux , Fç^gW^W^ deaj observations anciennes et modernes ; et que pour les comparer et pour en déduire les lois des mouvemens célestes et lesi çayses de leurs inégalités 5 on &it usage de toutes les ressources que présentent aujourd'hui , l' Analyse et la M^ça;" niqùe.Mais ces deuxbrancljies (Je ijtos çoApaissa^2^7 ces, s'étant perfectionnées suçççssivemçnt avec l'Astronomie j leur état a sesrdiv^rsiçsépoxîues, a nécessairement influé sur le^, théujçiç^ «istro*; nomiquesl Plusieurs hypothèse^ ont été gé<iér4-« lement admises, quoique directement contraires aux lois fondamentales de la Mécanique , que l'on ne connaissait pas encore; et d^ms cette ignorance, on a élevé contre le vrai système dit monde, qui perçait de toutes part§ d^ns left phénomènes, des diflSciUtés qui l'ont feit pendant long-temps méconnaître. Ainsi, la marche de l'Astronomie a été embarrassée , incertaine j et les vérités dentelle s'est enrichie, ont été souvent alliées à des erreurs que le temps, l'observ£^tio%
et le progrès des sciences accessoires en ont séparées. Nous allons ici donner un précis de son histoire : on y verra FAstronomie, rester un grand nombre de siècles d^ns J'enfaoce ; en sortir et s'accroître dans l'école d'Alexandrie; stationnaire ensuite, jusqu'au temps des Arabes , se perfectionner par leurs travaux ; enfin abandonnant l'Afrique et l'Asie où éle avait pris naissance, se fixer en Europe , et s'élever en moins de trois $ièçle$9 à la hauteur où ellç ^t maipt^naat par<^ venue. Cq tableau des progrès de la plus sublima des scieaçes naturelles , fera pardonner à l'esprit hum^ 9 l'Astrologie qui, dès la plus haute au-^ ticpiité , c'était partout emparée de la faiblesse dçs bonunes; mais qu^ ces progrès çnt feitpow toujours diâpairaîtr^.
4 PKËCIS DE L HfôTOIÏlE
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