‹ Précis de l'histoire de l'Église réformée de Paris d'après des documents en grande partie inéditsChapitre 41 sur 120 · Professeurs et étudiants parisiens à Genève · texte numérisé non relu

Professeurs et étudiants parisiens à Genève

Nous trouvons dans le Livre du Recteur, publié à Genève en 1860,13 preuve que pendant les premières années de l'Académie de Genève, l'Eglise de Paris y envoyait souvent ses enfanls.

Quatre ou cinq élèves de Paris figurent parmi les jjremiers inscrits : Pierre Martel, Jean de Genesine, Gabriel d'Amours, Jean-François Memmius, dont le nom français ne nous est pas connu, et un autre Pierre Martel (serait-ce le même que le premier ?).

En 1563, nous y voyons Denys et Antoine Perrot, Thomas Buyrcfte (dont on a imprimé à tort le nom: Bugrettus) et Eustathius Eucerius (Eustache Boissier ou Boucler?). Le premier et le troisième, devenus pasteurs, sont au nombre des martyrs de la Saint-Barthélémy.

Le 16 mars 1564, Jacques Court, Charles et Emile Perrot (la famille du conseiller au Parlement Emile Perrot s'était établie à Genève), Siméon Boulanger, et , le mois suivant , Louis Vagaut.

Dès lors les temps deviennent trop difficiles; l'Église de Paris est trop en souffrance , et jusqu'au dix-septième siècle on ne trouve plus de Parisiens que Samuel Ribier (1584) et Jacques Tardseus (Tardif?), en 159î2, ce dernier étudiant en droit.

Cependant, au seizième siècle, deux ou trois autres élèves portent des noms bien connus alors dans l'Eglise de Paris. Il semble bien que Jo. Francisctis Gallardus Salasstis {vallis-auyustanus) doive être fils ou parent de Nicolas des Gallards, sieur de Saules, qui de 15-44 à 1560 habita le plus souvent Genève, quoiqu'il ait été pasteur à Paris de 1557 à 1558, et qu'il y soit revenu présider, eu 1565, le cinquième Synode national.

Anron Cappel, rjalUcœ ecclesicr Londinensis aliimnus , étudiant aux frais de l'Eglise française de Londres (le même nom se retrouve \)\us bas avec Fépithète d'Anglais). Je ne trouve pas ce nom d'Aaron dans la généalogie trèsdétaillée des Cappel donnée par MM. Haag.

Esaias Sadeel , leg. slud., n'est aulrc qu'Ésaïe de la Uoche-Gliandieu , étudiant en droit, cinquième fils d'Antoine de Chandieu et chef de la branche des seigneurs de Chabottes et des marquis de Chandieu. Sadeel (Champ-de- Dieu) était un des pseudonymes hébreux du pasteur de Paris.

Parmi les professeurs inscrits avec Théodore de Bèze en novembre 1559, c'est-à-dire à l'époque de l'ouverture de ce curieux registre , deux sur six sont désignés comme Parisiens (p. 1) : Jean Tagaul, professeur es arts, et

François Béraud, professeur de grec , bien que, selon ce livre même (p. 371), le premier fût né à Amiens el le second à Orléans. La qualité de Parisien désigne probablement ici quelque diplôme académique.

En revanche, sur ce tableau où tant d'hommes remarquables sont inscrits , des noms plus illustres appartiennent bien à l'Église de Paris. François Hotman, professeur de droit en 1573, était né à Paris en \b'2A; Denys Godefroy, professeur de droit en 1580, était né à Paris en 1549, et son fils Jacques, né à Genève, continua dignement l'illustration du nom.

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