‹ Précis de l'histoire de la musique, depuis les temps les plus reculés; suivi de notices sur un grand nombre d'écrivains didactiques et théoriciens de l'art musicalChapitre 50 sur 62 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

Aaron ou Aro.n (Pii:tu()) , chanoine de la calbédrale de Rimini, naquit à Florence dans la seconde moitié du XV^' siècle. On a de lui les ouvrages suivants : i° Toscancllo in rnnsica (Aenise, 1522; la dernière édition de cet ouvrage parut en 15G2); 2° Tratiate délia natura et délia cognizione di tutto (jli luoni nel canlo fîyuralo (publié en 1525); 3° Lucidario in musica (1545).

Adami da Bolsena (Andréa), mailre de la chapelle pontificale de l'Académie des Arcades de Rome, où il était désigné sous le surnom de Carielo Piseo, naquit à Rome en 1663. On connaît de cet écrivain : Osservazioni per ben regolare il coro dei cantori délia capella pontepcia, tanto nelle funzioni ordinaric, che straordinarie (Rome, 1711).

Ag^zzari (Augustin), compositeur, naquit à Sienne en 1578. Il est compté parmi les écrivains sur la musique par son opuscule intitulé : La musica ecclesiastica, etc. Agazzari examine dans cet écrit quelle doit être la musique d'église conformément à l'autorité des conciles, particulièrement du Concile de Trente. Ce compositeur est aussi l'un des premiers auteurs qui aient publié des instructions sur l'usage des chiffres pour l'accompagnement de la basse continue.

AiGUixo (Illuminato), surnommé Bresciano, de l'ordre des frères mineurs de l'Observance, au couvent de Venise, naquit vers 1520 dans les environs de Brescia, en Lombardie. On a publié de ce moine : ■l" La illuminata di tutti i tuoni di canto fermo, con alcuni bellissimi secreti, non d'altrui piuscritti (Venise, 1562, in-4"); 2" Il tesoro illuminato di tutti i tuoni di canto fgurato (Venise, 1581).

Algarotti (François), né à Denise en 1712. Parmi ses ouvrages on trouve : Saggin sopra l'opéra in musica, publié en 1755. Chastelux a donné une traduction de cet ouvrage, sous ce titre : Essai sur l'opéra (Paris, 1773).

Alfieri (l'abré Pierre), prêtre romain, ancien moine camaldule, est né à Rome vers 1805. II a publié les ouvrages dont voici les litres : 1" Sugio storico teorico-pratico del canto gregoriano, etc. (1835); 2" Ristahelmcnlc del canto e délia musica ecclesiastica (1813).

Artusi (.Jean-Marie), chanoine, né à Bologne, florissail vers la fin

du XV!* siècle. Ses principaux écrils relatifs à la musi(iue sont : t" Arte del contra-punto ridotto in tacola (1586); 2" Seconda parle nelle quale si traita delV utile ed uso délie dissonanze (1589); 3° L'Artusi ovvero dclle imper fezzioni délia moderna musica, etc. (Venise, IGOO) ; ^■''Seconda parle deW artusi délie imjurfezzioni délia moderna musica, etc. (Venise, 1603).

AsiOLi (Bomface), compositeur, né à Corregio le 30 avril 1769, était directeur de la musique du vice roi d'Italie et censeur du Conservatoire de Milan. Ses écrits sur la musique sont les suivants : i° Principi elementari di musica (Milan, 1809, en forme de dialogues); une traduction française de ces éléments a paru sous ce titre : Grammaire musicale, ou théorie des principes de musique, etc. (1819, avec douze planches); 2° L'allievo al cembalo ; 3° Primo elementi per il canto ; 4° Elementi per il contrabasso (Milan, 1823); 5" Trattato d'armonia (Milan, 1813); 6'* Dialoghi sut trattato d'armonia (Milan, 1814); 7° Osservazioni sut temperamento proprio degli stromenti stahili; 8'^ Il maestro di composizione, ossia seguito del trattato d'armonia.

AzoPARDi (François), maître-de-cbapelle à Malte vers le milieu du XVIIP siècle, est connu par un traité de composition qu'il publia en 1760 sous ce titre : Jl musico praiico. Framery en a donné une traduction française intitulée : Le musicien pratique, el Choron une édition en 1824.

Baini (l'abbé Joseph), naquit à Rome le 21 octobre 1773. Son premier écrit sur la musique fut une brochure intitulée : l" Lettera sopra il motetto a quatro cori del sig. D. Marco Santucci; 2° Sagio sopra l'idcntita del ritmi musicale e poetico (Firenze, 1820, in -8°) ; 3° Memorie storico-critiche délia vita e délie opère di Giovanni Pierluigi du Palestrina. (Voyez Notice sur Joseph Baini, par Adrien de la Fage, Revue et Gazette musicale de Paris, 1845.)

Banchieri (Adrien), moine olivetain, compositeur et théoricien, naquit à Bologne en 1567. Il s'est fait connaître par la publication de plusieurs ouvrages sur la musique, dont le principal a pour titre : Cartella musicale nel canto figurato (Venise, 1610, 2"'<' édition). La 3'"° édition de la Cartella a pour litre : Carlella musicale nel canto figurato, ferma et contrapunto del P. D. Adriano Banchieri bolognese monaco olivetano (Venise, 1G14). Cet ouvrage intéressant est divisé en 8 parties.

Bardklla (Antoine Naldi), siirnoniim'' // liardcJla, nui.sici(Mi îidaché au service du duc de Toscane, vécut à Florence dans les vingt-cinq dernières années du XVl" siècle et au commencement du XVII«. 11 fut l'inventeur du théorbe, auquel on donna d'abord le nom de chitarone (grande guitare).

Basevi (A.), docteur en médecine à Florence, a fondé dans cette ville un journal : V Armonia, dont il est le rédacteur. Il a publié un livre, où sont exposées ses opinions au sujet du compositeur Verdi , sous le titre de : Studio sulle opère d't Ginseppe Verdi (Florence, 1859).

Beuakui (Angelo) naquit dans le Bolonais vers le milieu du XYII^ siècle. Les ouvrages tbéoriques de cet écrivain sont les suivants : 1° Ragionamenti mnsicali (Bologne, 1C81); 2° Documenti armonicl (Bologne, 1687); 3" Misccllanca musicale (Bologne, 1689); 4° Arcani musicali (Bologne, 1690).

Bettom (l'aiuîé Bartholomé) a publié un recueil de dissertations sous ce litre : Ossevazioni sopra i salmi (Bergame, 1786). La sixième dissertation du premier volume est consacrée à la musique des anciens et particulièrement à celle des Hébreux, au temps de David et de Salomoii; la 7™° dissertation traite des instruments des Hébreux.

BoÈCE (Amcius-]Manluis-Torqlatls-Seveki>us ou Boetius), maire du palais et consul sous Théodoric, roi des (jotlis, naquit à Borne vers 470. On lui doit un traité de musique divisé en cinq livres, qui est une sorte de répertoire des connaissances des anciens dans cet art('). Boëce est le plus ancien auteur qui nous ail fait connaître la notation par les lettres romaines.

La première édition du traité de musique de Boëce a été publiée sous le titre de : Arithmetica geometria et musica Boethii (Venise, 1492).

BoNA (Jean), savant cardinal, naquit à Mondavi , dans le Piémont, au mois d'octobre 1609. On lui doit l'ouvrage intitulé : De divina psalmodia (Home, 1653). Il en existe des éditions d'Anvers en 1677, Paris 1678, d'Anvers en 1723. Cet ouvrage contient des renseignements sur les tons d'église, le chant des diverses parties de l'office, l'introduction des orgues et des autres instruments de musique dans l'office divin.

(Voyez dans Mazzucbelli , l'article du cardinal Bona.)

(i) l'rlis, Iiii)(/r(ijtliu' iiiui'crsclli: des uiusuitus, t. I . 2""' (klilion.

Bo.vKSi (Bknoit) natjuil à Bcigame vlms le; milieu du XVIII'" siècle. La meilleure production de cet écrivain est son Traité de la mesure et de la division du temps dans la musique et dans la poésie (Paris, 1806).

Bo.\TE»Pi (Jkan-André) , chanteur el compositeur, naquit à Pérouse vers 1630. Son principal ouvrage comme écrivain didactique sur la musique est une histoire de cet art, publiée en 1695 sous le litre : Js/oria musica nella quale si hapiena cognizione délia teoria e délia pratica antica délia musica armonica. Bontempi nous y fait connaître quel était le mode d'enseignement qu'on mettait en pratique dans les écoles de Rome au XVIP siècle, sous le professeur Virgile Mazzochi. « Les écoles de Rome, dit-il , obligeaient les élèves à employer chaque » jour une heure à chanter des choses difficiles, pour acquérir de » l'expérience, une autre à l'exercice du trille, une autre aux passages » (rapides), une autre à l'étude des lettres, une autre aux vocalises » et exercices de chant, sous la direction d'un maître et devant un » miroir, afin d'acquérir l'assurance qu'on ne faisait aucun mouvement » inconvenant, soit des muscles du visage, soit du front, des yeux ou » de la bouche. L'après-midi une demi heure était consacrée à l'étude » de la théorie; on donnait une autre demi-heure au contrepoint sur » le plain-chant ; une heure à recevoir el à mettre en pratique les » règles de la composition sur la carlelle (peau d'une préparée pour » écrire la musique); une autre à l'élude des lettres, el le reste du jour » à l'exercice du clavecin, à la composition de quelque psaume, motet » ou canzonetle, ou de toute autre espèce de pièce selon ses propres » idées. Quant aux exercices du dehors, ils consistaient à aller souvent )) chanter el écouter la réponse d'un écho situé hors de la porte An- » gelin, vers Monte-Maria, pour que chacun put juger de ses propres » accents; à observer la manière el le style d'une multitude de grands » chanteurs qui vivaient sous le pontifical d'Urbain VIII, à s'y exercer » el à en rendre raison au maître, qui, ensuite pour mieux imprimer » les résultais de ces études dans l'esprit de ses élèves, y joignait les » remarques el les averlissements nécessaires (^). »

BuiGiiENTi ou RiGUETTi (M'"^ Marie Georgi), caotatrice, née à Bologne vers 1792. Celle dame est auteur d'un écrit sur la vie de Rossini,

(i) Ti'adiicliuii de M. Félis.

iiililiilé : Cenni di una doua gia canlanlc snpra il maestro liossini, in resposta a cio che ne scrisse, nella state deW anno 1822, il yiornalista intjlese in Parifji, e fu riporiato in una gazetta di Mihino dello stesso anno [Itenseignemenls d'une cantatrice sur le maître Rosaini, en réponse à ce qu'en a écrit un journaliste anglais à Paris dans Vêlé de 1822 , et gui a été rapporté dans une gazette de Milan de la même année). Bologne, 1822.

liRUAELLi (Antoine), composileur distinguo, maître dc-chapolle du grand- duc de Toscane au commencement du XVIIo siècle, a laissé un traité des diverses espèces de contrepoints doubles et du contrepoint improvisé par les chantres d'église, appelé en Italie contrapunto alla mente et en France chant sur le livre. Cet ouvrage a pour titre : Regolo e dichiarazioni di alcuni contrapunti dopi, utili, etc. (Florence, 1610).

Cambassi (Isidore), natif de Milan, a fourni à la Gazette Musicale de celte ville de très-bons articles biographiques sur les compositeurs Rossini, Bellini, Donizetli, Verdi, Mercadante, Mejerbeer. Cet écrivain, l'un des plus distingués de la presse musicale italienne, est mort à Milan en 1853.

Carpani (Joseph), né en 1752 dans un village de la Briansa, en Lombardie, est auteur d'un volume de lettres biographiques publié sous le litre de : Le Haijdine, overo lettere su la vita e le opère del celebere maestro Giuseppe Haydn (Milan, 1812). Une nouvelle édition a paru à Padoue en 1823. M. D. Mondo, de Niort, a publié un extrait des lettres de Carpani sur Haydn, sous ce titre : Les Hagdines, ou lettres sur la vie et les ouvrages du célèbre compositeur Haydn, traduites de l'italien (Niort, 1836). En 1838, le même traducteur a donné l'ouvrage complet, d'après la 2'"" édition originale.

(]arpani est aussi l'auteur de plusieurs lettres sur Rossini.

Cassiodore (Aurélien), historien lalin et ministre de Théodoric, roi des Golhs, naquit à Squillace vers 470. Parmi ses ouvrages on trouve un traité de musique qui fait partie de celui intitulé : De arlibus ac disciplinis liberalium litterarum. On le trouve dans ses œuvres complètes publiées par les Bénédictins en 1679 et dans la collection des écrivains ecclésiastiques sur la musique de l'abbé Cerbert.

Caresanna (Christophe) naquit en 1655, et fut nommé en 1680 organiste de la chapelle royale de Naples. Ce compositeur a laissé des solfèges en duos, divisés en deux livres, et publiés en 1680 sous le titre

de : Solfeggi a dui voci stil canlo fcrmo. Ils sont suivis d'exercices à trois voix sur les intervalles de réciiclie. Choron a publié à Paris en 1818 une deuxième édition de ces exercices.

Ceroxe (prêtre), né à Bergame en 1366. On a de cet écrivain : 1° Regolo per il canto ferma (1609); 2" El Melopeo. Les livres S"*', 4me yj gme jg qqi ouvroge traitent du chant de l'église; les 11""", 12""' et IS"*" du contrepoint, de la fugue et des canons, et le 17'"'' explique les temps, les modes et les prolations. Le Melopeo fut publié à Naples en langue espagnole en 1613.

Ceuretto (Scipiox), né à Naples en 1346. Ce compositeur a laissé un ouvrage intitulé : Délia pratlca musica vocale e stromentale (Naples, 160!).

Cherubini (Marie-Louis-Charles-Zenobie-Salvador) naquit à Florence en 1760. On a publié de cet illustre compositeur : 1° Une Méthode de contrepoint et de fugue; cet ouvrage est, dit-on, le résumé des leçons qu'il a données pendant plusieurs années au Conservatoire de Paris; 2° Solfège avec accompagnement de basse chiffrée; 3'' Solfège avec changements de clefs.

Clementi (Muzio), célèbre pianiste et compositeur, est né à Rome en 1752. 11 est connu comme écrivain didaclique par un excellent ouvrage le Gradus ad Parnassum, ou Introduction à l'art déjouer du piano, publié en 1800.

Colla (Vlxcenzo), compositeur, né à Plaisance en 1780. Son ouvrage le plus important est un traité de contrepoint publié sous ce titre : Saggio teorico-pratico- musicale ossia metodo di contrapunto (Turin, 1819). Une deuxième édition de ce livre a paru en 1830.

Crescentlm (GiROLAMo), célèbre sopranisle, est né en 1769 près d'Urbino, dans l'État Romain. 11 a publié à Vienne en 1797 un recueil d'exercices pour la vocalisation, précédé d'un discours sur l'art du chant en français et en italien.

Cristofali (Bartiiolomé) ou plutôt Cristofori , facteur de clavecins du grand -duc de Toscane, naquit à Padoue en 1683, s'établit à Florence en 1710, et y fonda une manufacture de clavecins et d'épinettes. En 171 1 ou 1718, selon quehiues écrivains, Cristofori inventa un clavecin à marteaux {cembalo a marteletti) qui a été considéré comme l'origine du piano. (Voyez Marius et Schroeter)

DiKLTA (GiROLAMo), fièic miiiour, né à Péroiise vers 1580. On connaît (If lui un livre sur l'ait de loucher l'orgue : Il Transylvano, dialogo sopra il vcro modo di sonar orçjani e slromenti da iienna (Venise, 1615). Cet ouvrage renferme des toccates et des pièces d'orgues de Diruta (l'auteur), de Claude Merulo, André Gabrielli , Luzzasco Luzzaschi, Paul Guagliali, Joseph (îuani, etc.

Le livre de Diruta est dédié à un prince de Transylvanie : c'est à cause de celte circonstance qu'il est intitulé 11 Transylvano.

La seconde partie du Transylvano a été publiée en 1622.

Do.M (Jiîax-Baptiste) naquit à Florence en 1593. Parmi ses nombreux ouvrages on distingue : 1° le Compendio del trattatta dei generi e modi délia musica (1635) ; 2" V Annolazioni sopra il compendio de generi de modi dclla musica (16iO); 3° le Trattato délia musica sœnica.

Doni est le premier qui ait proposé de substituer la syllabe do à ut dans la solmisation, comme étant plus avantageuse pour l'émission de la voix.

Fantlzzi (le comte Jean), naquit à Bologne vers 1740. Il a publié un livre inlilulé : JS'otizie degli scrillori Boloynesi (1781-1794), 9 vol. On y trouve des notices biographiques et littéraires sur Jean-Marie Artusi, sur Adrien Banchieri, sur Hercule Boltcgari, sur le P. Martini, sur Laurent Penna, sur Jean Spalaro, etc.

Ferkauio (Josepu), docteur en médecine, né à Milan, est auteur d'une dissertation sur l'influence physiologique et pathologique de la musique et de la déclamation sur l'homme, qui a été couronnée dans un concours médical de 1825, et qui a pour litre : Injlucnza fsiologica e patologica del suono, del canto, e délia declamaziove sull' uomo (Milan, 1825).

Gafori ou Gaforio (Fraxchino), en latin Gaforius, naquit à Lodi en 1451. Son traité inlilulé ; Prallca musica {La musique pratique) est réputé comme un ouvrage du plus haut intérêt. Le 4"'^ livre de ce traité est, dit-on, ce qu'on possède de plus com|)lel el de meilleur sur les proportions des valeurs de notes dans la notation diflicile el complitiuée des XV'' et WV siècles.

Galilée (V^icenzo), gentilhomme florentin el père de l'illuslre philosophe Galilée, naquit vers 1533. Ses ouvrages relatifs à la théorie musicale sont: \° Discorso délia musica anlica e dclla moderna {Flovencc, 1581); 2" // fronimo, dialogo sopra l'artc del' bene in lavolarc e rcttamente suonare la musica (Venise, 1583).

Galilée- CiALiLEi, fils du piécédent , illiislre j)hilosoj)ho , qui peut è(re considéré connue le ciéaleiir de la physique exj)érimenlale, naquit à Pise en 1564. Dans ses Discorsi e dimonslrazioni matematlche, il a consigné des recherches sur les vibrations des cordes, la concordance harmonieuse des sons et les proportions des intervalles (1638).

Ganassi (Sylvestre), surnommé Del Fontego, à cause du lieu de sa naissance, bourg de l'Étal Vénitien, vivait dans la première moitié du XVP siècle. On a de cet artiste deux ouvrages, dont le premier est intitulé La Fontegara, la quale insegna di suonare il jlaulo e di dimimtire con esso le composisione (Venise, 1535). Ce livre est, dit on, le plus ancien où l'on trouve des règles pour employer divers ornements de la mélodie, dont on a fait ensuite usage, non seulement dans la musique instrumentale, mais aussi dans l'art du chant. Le second ouvrage de Ganassi est un traité de l'art de jouer de la viole : Regolo Rubertine per la iiratica di sonare in violino d'arco tastado, e la viola d'arco senza tasti (1543).

Gasparim (Francesco), compositeur, naquit à Lucques vers 1665. On a de lui un traité d'accompagnement qui a été longtemps très-eslimé en Italie : UArmonico frattico al cembalo, etc. (Venise, 1683). 11 en existe également des éditions de 1708, 1715, !764 et 1802.

Gemlmani (Françols), violoniste, compositeur et écrivain didactique, est né à Lucques vers 168'0. On a trouvé parmi ses ouvrages théoriques : 1" The art on plaging Ihe violon, etc. {L'art déjouer du violon, etc.) Londres, 1740. La traduction française a paru peu de temps après; 2" Guida annonica, etc. (Guide harmonique, etc.) Londres, 1742; 3" The art of accompaneimnt, etc. {L'art de l'accompagnement, etc.) Londres, 1755.

GuiDO, en français Gli, moine de l'abbaye de Pomposa, naquit à Arezzo, ville de la Toscane, vers la fia du X" siècle , ce qui l'a fait nommer assez géiioralemenl Gui d'Arezzo. Les ouvrages qui appartiennent véritablement à Guido sont les suivants : 1° Le Micrologue, traité de musique, divisé en vingt chapitres et précédé d'une lettre à ïhéobald, évéque d'Arezzo; 2" V Anliphonaire, contenant des règles de musique et de chant; 3" la lettre au moine Michel , qui renferme des conseils sur la manière de diriger les études de chant et de musique; 4° un petit traité intitulé : De sex motibus vocutn a se in vicem.

Léo (Léonard), compositeur célèbre, naquit à Naples en 1694. En

fail d'ouvragos théoriques, Léo a laissé des partimenti (basses chiffrées) j)our l'élude de l'accompagnenienl, el puis, des solfèges pour voix de basse el des principi di musica.

LoLLi (Antoi.ne), violonisle célèbre, naquil à Bergame en 1728 ou 1733. Parmi les ouvrages de Lolli se trouve celui intitulé : École de violon avec un second violon, alto et basse.

Manzi (Guillaume), littérateur italien, a publié un ouvrage intitulé : Discorso sopra gli spettacoli, le [este ed il lusso degl' italiani net secolo XIV, con note ed illustrazioni (Discours sur les spectacles, les fêtes et le luxe des Italiens auXIV^ siècle, avec des notes et des explications). Rome, 1818.

Maffei (Jean-Camille), savant italien, né à Solofra, dans le royaume de Naples, au commencement du XVI" siècle, a écrit plusieurs traités de philosophie, parmi lesquels on remarque le plus ancien traité de l'art du chant. Cet ouvrage a pour titre : Discorso plosopco délia voce, e del modo d'impur are di cantor di garganta (Naples, 1563).

Maffei (le marquis François Scipion), célèbre littérateur, également dislingué par ses poésies, ses pièces de théâtre et ses savantes recherches sur l'histoire et les antiquités, naquit à Vérone en 1675. Dans le 5^ tome du journal De letterati d'Italia (\enise, 1711), il a inséré une description du forte-piano, qui venait d'être inventé par Christofali , sous le litre de Nuova invenzione d'un grave cembalo col piano e forte, aggiunte alcune considerazioni sopra li stromenti musicali.

xMajeu (le chevalier André), littérateur, né à Venise en 1785, a publié entre autres ouvrages sur la musique : \° Discorso sulla origine progressi e slato alluale délia musica ilaliano ( Padoue, 1821); '1" Sulla conoscenza che aceano gli antic/n dcl contrappunto (\ cnhe, 1822).

Mancini (.Iean-Baptiste), professeur de chant à la Cour impériale d'Autriche, naquit à Ascoli en 1716. Mancini a publié un livre intitulé : Pensieri e reflessioni praticbe sopra il canto figurato (^'ienne, 1774); en 1796, une traduction française en a été publiée à Paris sous le litre de : Réflexions pratiques sur le chant figure'. « Le livre de n Mancini, dit M. Félis, est avec celui de Tosi, ce qu'on a fait de » mieux concernant l'art du chant. On y trouve une multitude de » bonnes observations prati(jues (jui décèlent le professeur expéiinienlé

» et des renscignomenls hisloriqiics sur beaucoup de clianleurs dislin- » gués qu'on chercherait vainement ailleurs. »

Marchetto, de Padoue, connu 1° par un ouvrage sur la musique mesurée, écrivit en 1283 : Pomerium artis musicœ mensurabilis ; 2° par celui intitulé : Lucidarlum in arte musicœ planœ {La lumière portée dans Vart du plain-chant).

Martini, religieux cordelier, considéré comme le musicien le plus érudit du XVIII'^ siècle, naquit à Bologne en 1706. Parmi ses ouvrages les plus considérables on cite : 1° Storia délie musica; 2" Esemplare o sia saggio fondamentale pratico di contrapunto (Bologne, 1774-177o).

Mattei (l'abbé), né à Bologne en 1730, auteur d'un Traité pratique d'accompagnement sur des basses chiffrc'es (1823-1830).

Mazzlchelli, né à Brescia en 1707. Ses Scrittori d'Italia sont trèsrenommés. On y trouve des notices sur quelques écrivains qui ont liaité de la musique, particulièrement sur Guido, au mot Aretino.

Paollcci (Joseph), religieux cordelier, naquit à Sienne en 1727. Il s'est lait particulièrement connaître d'une manière avantageuse par une collection de morceaux de musique du style d'église et du style madrigalesque, présentés comme exemples de l'art d'écrire et analysés dans tous les détails, de manière à former un cours de composition pratique. Cet ouvrage a pour titre : Arte pratica di contrapunto (Venise, 17G5-1772).

Penxa (F. -Laurent) , carme du couvent de Mantoue, célèbre organiste, naquit à Bologne en 1613; on a de lui plusieurs ouvrages didactiques, entre autres : Li primi albori musicali (1678). On a aussi de ce moine un traité de plain-chant : Direttorio del canto fermo (Modène, 1689).

Perotti (Jean- Augustin), compositeur, est né à Verceil , dans le Piémont, en 1774. Il est auteur d'un mémoire intitulé: Dissertazione di sullo stato attuale délia musica italiana, etc. (Venise, 1812).

Petrucci (Octave), né vers 1470 à Fossombrone, petite ville de l'Etat de l'Église, parait être le premier qui inventa et grava des caraclères pour l'impression de la musique. Pélrucci établit d'abord son imprimerie à \'enise, et le premier produit qu'elle donna fut un livre de cinq messes de Josquin Desprez, oii l'on trouve à la fin de la basse cette sousciiplion : Imprcssum Venetiis per Octavianum Petnitium fomsem promenscm dei deccmbris 1502.

PiSA ([)0N Augustin), docteur en droit canon et civil , vivait au cotn-

menccment du XVII" siècle. Il a publié un livre forl inléressant dans lequel il (raile de lout ce qui concerne la mesure en musique, sous le litre : Battula délia musica dichiziala da don Agostino Pisa, etc. (Rome, 1611, 2"«= édition.)

PiSTOCCHi (Frakçois-A>toi.>e) , compositeur et célèbre professeur de chant, est né à Palerme en 1659. Pistocchi est le fondateur de l'école de chant établie à Bologne vers ITOO, et d'oii sont sortis les plus grands chanteurs de la première moitié du XVIIIo siècle.

PiTO.M, savant compositeur de l'école romaine, naquit à Rieti en 1657. On a de lui un ouvrage intitulé : Nothic dei maestri di capcîla di Roma che oltramontani, ossia notizia di contrapuntiste e compositori di nnisica dcgli anni deW era cristiana 1000 sino ctl 1700.

Planelli (Antoine), littérateur italien, vivait à Naples en 1770. Il a écrit un livre publié sous le litre : Dell' opéra in musica (Naples, Campo, 1772). Cet ouvrage est divisé en sept parties; la première renferme un abrégé de l'histoire de l'opéra en Italie et les autres parties traitent de la poésie de ce genre de spectacles, de la musique, des décors, des machines, de la danse et de la direction générale.

Pline (Caius Secundus ou I'Ancien) naquit à Vérone l'an 23 de l'ère chrétienne. Il périt en 79 dans l'éruplion du Vésuve, qui engloutit Herculanum, Pompéïa et plusieurs autres villes. Il nous reste de lui une histoire naturelle en trente-sept livres, considérée comme un des ouvrages les plus importants que nous a légués l'antiquité. Pline y traite de la musique et des instruments des anciens aux livres 2, chap. 22 ; liv. 7, chap. 22 et 56; liv. 9, chap. 9; liv. 2, chap. 51 ; liv. 16, chap. 36.

PoLiTiEN (Ange), poète, historien, philosophe et critique, naquit dans la Toscane en 1454. Dans un de ses ouvrages, qui a pour titre : Panepistemon, Polilien traite : De musica naturali, mnndana e artifcinli.

PonpORA (Nicolas) naquit à Naples en 1687. Ce fut là qu'il établit la célèbre école de chant, d'oii sont sortis Farinelli, CafTarelli , la Mingotti , Salimbini, Hubert, la Gabrielli , la Molleni et d'autres, qui furent les plus grands chanteurs du XVIII<' siècle.

PossEviN (Antoine), jésuite, né à iMantoue en 1534. Dans sa Bihliotheca selecta de ratione sfudiorum (Rome, 1593, et Cologne, 1607), il traite (livre 15, chap. o et 6) de la musique et des compositeurs de son temps, dont il donne une liste étendue.

RoDio (Rocco), savant contrapuntisle et écrivain didaclique, naquit en Calabre vers looO. Rodio est un des preniiiMS maîtres qui ont donné des règles et des exemples pour faire le contrepoint improvisé sur le chant, appelé par les Italiens confrapunto da menlc, dans un traité de musique, dont la 3""' édition a été publiée en 1626, sous le litre de : Regolo per far il contrapunto solo e accompagnalo nel canto fcnno (1626).

Sabbatim (Louis-Amoiine) , franciscain, naquit à Albano en 1793. Il est connu comme théoricien par un recueil de solfèges , dont les |)réceptes sont en canons : GU eleinenti teorici délia musica (Rome, 1789).

Sacchi (D. Jcvenal) , professeur d'éloquence au collège des nobles à Milan, naquit dans cette ville en 1726. Parmi ses écrits relatifs à la musique, on dislingue particulièrement celui où il traite du rhylhme mélodique : Délia dhisione del tempo nella musica, nel ballo e nella poesia, dissertazioni tre (1770).

Sala (Nicolas), né en 1701, a publié : Regole del contrapunto pratico (Naples, 1794).

Salfi (François), littérateur, naquit à Cosenza en 1739, dans la Calabre. Continuateur de Vllistoire Utte'raire d'Italie, par Ginguené, il donne quelques renseignements sur les musiciens italiens, ainsi que sur les auteurs de traités de musique du XVP siècle (t. X, pag. 409-423) et fait une histoire abrégée du drame en musique dans le XVII« (t. XII, pag. 427-479).

Salvator (Rosa), peintre célèbre, musicien et poète, naquit à l'Arenella, petit village près de Naples. L'une de ses satires est consacrée à la musique. Salvator Rosa a voulu y exposer les abus qui, de son temps, s'étaient introduits dans cet art. Mais c'est surtout contie ceux qu'il appelle Castroni, qu'il lance ses traits satiriques. Celte nouvelle espèce de musiciens s'était emparée des théâtres, des cours, des églises, au point, dit le poète, qu'on ne faisait que multiplier partout ces êtres et les combler de richesses et d'honneurs, tandis que les gens de bien n'avaient même i)as assez de paille pour se coucher :

Virtude oggi nemmeno ha tanta paglia Per gettarsi a giacere, e a borsa sciolta Spende Voro de' re turha clie raglia.

Sa deuxième satire concerne les poètes et la troisième signale les vices

des peinlics, qui ne le cèdent pas à cet égard aux musiciens et aux poètes.

Ces satire:?, an nombre de six, ont élè publiées à Florence en 1770, par l'abbé Salvini, et à Londres en 1823, Vie et siècle de Salvator Rosd, par Lady Morgan (1823).

SiGNORELLi (Pierre-Napoli), littérateur, né à Naples en 1731. Auteur d'un livre ayant pour titre : Vicende délia cultura délie due Sicilie, o sia storia rarjionata délie letlcre, délie arti, etc. Il existe aussi de Signorelli une histoire critique des théâtres anciens et modernes (1787-1813).

ScuDO (P.) , savant littérateur-musicien , rédacteur de la Revue des Deux Mondes, naquit à Venise, fut élevé en Allemagne et termina ses études musicales à Paris, dans l'école de musique classique et religieuse fondée en 1816, par Alexandre Choron. M. Scudo réunit tous les ans ses articles de critique et de littérature musicales en un volume qu'il publie sous le titre : L'Année musicale, ou revue annuelle des théâtres lyriques et des concerts , des publications littéraires relatives à la musique, et des événements remarquables aji^yartenant à l'histoire de l'art musical.

M, Scudo est l'auteur du roman : Le chevalier Sarti.

Spataro ou Spadaro (Jea]\), en latin Simdarius, est né à Bologne vers 1460. Son principal ouvrage est un traité de musique : Trattato di musica (Venise, 1731), dans lequel on trouve la manière de résoudre un certain nombre de cas difficiles de la notation proportionnelle en usage dans les XV^ et XVI^ siècles.

Tartim (Joseph), célèbre violoniste, né à Pirano, en Istrie, vers 1692. Ses principaux ouvrages théoiiques sont les suivants : 1° L'Arte deW arco (L'Art de l'archet); 2° Trattato délie apiwgiature si ascendenti che disccndenti per il violino, etc. On en a donné une traduction française, intitulée : Traité des agréments de la musique, concernant l'origine de la petite note, sa valeur, la manière de la placer, etc. (Paris, 1782). Cet ouvrage est une sorte de traité pratique des ornements employés du temps de Tartini dans la musique de violon.

Tkvo (moine franciscain), né en 1636 près de Roveredo, sur l'Adige, est auteur d'un traité général de la musique : Il musico lestore {i10(>).

ÏKiRLM (Horace), chanoine d'Arezzo, vécut dans la seconde moitié du XVI« siècle. Il dédia à Zarlino un ouvrage qui a pour titre : Compendio

délia musica. Le premier livre traite des intervalles; le second du contrepoint simple à deux voix; le troisième, des tons et des cadences; le dernier des imitations et des canons; des contrepoints doubles à l'octave et à la dixième; des proportions dans la notation ancienne (1588).

Tosi (Pierre-François), sopranisle et compositeur, naquit à Bologne vers 1650. On a de lui un excellent ouvrage concernant l'histoire de l'art du chant en Italie, intitulé : Opinioni de cantori antichi e moderni o sieno osservaziotii sopra il canto jigxirato (1723).

Ugolim (Blaise), prêtre vénitien, vécut au milieu du XVIIIe siècle. On a publié de lui, en 1744-1769, une collection d'écrits relatifs aux antiquités hébraïques : Thésaurus antiquatum sacrum, etc., en 34 volumes. Le 32""^ volume est entièrement consacré à la musique des Hébreux et l'on y trouve quarante dissertations ou extraits sur cette matière. Ces morceaux sont précédés de dix chapitres du Schilte haggiborim, concernant toutes les parties de la musique des Hébreux, traduits de l'hébreu en latin par Ugolini.

Zaccom, moine de l'ordre de St- Augustin, naquit à Pesaro, vers le milieu du XVP siècle. Il publia en 1622 un ouvrage qui a pour titre : Pratica di musica utile e necessaria (Venise, 1502). Ce livre contient une description exacte des instruments en usage à cette époque.

Zarlino (Joseph), savant musicien, écrivain célèbre sur la théorie de la musique, naquit à Chioggia, dans l'État Vénitien, vers 1519. Parmi ses principaux ouvrages, on cite : 1° Instituzioni harmoniche (Venise, 1558). Dans la troisième partie de cet ouvrage se trouvent pour la première fois les règles du contrepoint double; 2"^ Dmonstrationl harmoniche, etc. (1571); 3° SuppUmcnti musicali, etc. (1588).

Une deuxième édition des Instituzioni harmoniche a été publiée en 1562 et une troisième en 1573.

Tous les écrits de Zarlino ont été recueillis en une collection intitulée : Di tulle l'opère del R. M. Gioseffo Zarlino di Chioggia, maestro di capella délia screniss. signoria di Venetia, etc. (Venise, 1589).

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