‹ Précis de l'histoire de la ville de Gap, suivi de notes et éclaircissements et de notices biographiques sur les évêques de cette villeChapitre 45 sur 74 · XLVII. GUILLAUME Y DE STBPHANI · texte numérisé non relu

XLVII. GUILLAUME Y DE STBPHANI

Guillaume Stephani ou d'Estienne, issu d'une ancienne maison de Provence, était doyen du chapitre au moment où il parvint à Vépiscopat.— Le 18 octobre 1518, il acquit de Bertrand , co-seigneur de Reynier , la partie de

cette seigneurie dont nos prélats avaient le majeur domaine*— Se trouvant à la Baume-lès-Sisteron le 22 juillet

APPEKOICE*

de Tannée suivante , il donna des lettres an sujet d'une sentence rendue parBertranddeDencio, pré\6t d'Embrun, relatîTement aux dîmes- d'Aspremont, et pour Texécution de laquelle le pape l'avait commis. — Le 16 juin 4520, des causes notoires qui ne leur avaient pas permis de s'assembler à GapS obligèrent révéque et son chapitre de se rendre àCarpentras où ils dressèrent de nouveaux statuts et fenonrelèrent les anciens.^Eftla même année, Biathilde, fenune de noble Guillaume du Caire, yendit k Guillaume d'Kstienne la iNirt lui appartenant dans la seigneurie de R^ier, sur la juridiction, les hommes, les cens» les laisses et les autres droits. Les reconnaissances vinrent sur sa tête pleuvoir pendant le cours de l'année suivante. Les hommes de Châteauvieux , de Lettret et de La Bâtie lui en firent tant qu'il en voulut ; car , selon la remarque de Nostradamus , la constellation était tellement fatale aux devoirs et hommages rendus par les seigneurs et les gentilshommes , les vassaux et les hommes-liges , que le dauphin Guigues , fils de Jean , rendit lui-même hommage au roi Robert pour le comte de Gap , leOjuillet 1521.— Lors du chapitre général tenu à la Saint- Amoux de Tannée 1328 , Guillaume de Stepbani était mort, ainsi que l'exprime le procès-yerbal de cette assemblée.

ZLVIII.DRAGONBTDE MONTAUBAN. (13S8-ISIQ.

Cet évêque appartenait à rillustre famille de Bfontau-

ban {MonU-Albano) de laquelle sortirent plusieurs grands

A Cum ex certis caugis qws ipsis cmnilm'noUB eronl non pmtt yapinci dtcltMi tapiMwn eonçregari»

SU

iiommes « sans compter ce Ilaynaud de Montauban dont les exploits contre les chartreux de Durbon ont été signalés diua la note J , page Si6.- Cette maison prodoisit même des ehevaUers errants qui courraient le monde « cherchant les ayentnres , redressant les torts , protégeant les faibles , châtiant les forts , secourant les veuves et les jouvencelles , et détroussant quelquefois les passants lorsque la bourse était trop dégarnie'. Les dauphins donnèrent à l'alné de cette maison , qni n'est autre que la maison de Fiotle , le quatrième rang entre les chefo de la noblesse du DaupUné, et à cet effét , érigèrent en baronniela terre de Montmaur, avec la charge de grand- veneur, rendue héréditaire»

Le S3 septembre 1898, le siège étant encore yaeant , Jean d'Auberuflè , prévèt et administrateur du diocèse » assembla le chapitre afin de pourvoir à un mandement

du bailli de Sisteron , qui ordonnait une levée de chevaux pour l'armée du roi Robert, comte de Provence , selon les traités anciens et nouveaux. La délibération lut ajournée au troisième jour après l'arrivée du prélat. En effet, le seigneur Dragonet assista à cette réunicm ainsi qu'à celle du 10 janvier suivant , où , sur la réquisition des ciianeines , il jura de conserver leurs libertés et leurs privilèges , même les exemptions à eux accordées par le pape Alexandre III , d'heureuse

^ M. de Laplaas> EUUHre diSMenn, L />p. 268, rapporte les «qMts de trois jeunes gentilshommes du Gapençais qui, dans le siède suivant , dévalisèrent un riche marchand italien entre Laragnc et Lazer. C'étaient Antoine de Moustiers, seigneur deVentavon, N. de Saint- Biarcel , aeigneiir de Yalsenres, et GnilliiiiDe de MévolbOD, seigneur de Bibien.

mémoire. —Dans une troisième assemblée tenue par le chapitre le 40 janvier suivant, on réforma le l>réviaire de l'église catliédrale et da diocèse , afin de se trouver à

l'unisson des diocèses voisins et de l'église d'Aix , notre métropolitaine. — Dragonet se rendit à Sisteron en 4329 pour remplir envers le comte de Provence et de Forcalquier une obligation que lui imposaient les traités souscrits par ses prédécesseurs. Le 94 juillet » étant dans la maison épiscopale de Sisteron , il rendit hommage au roi Robert de tout le temporel de son évêché, entre les mains du sénéchal des deux comtés '.—Notre évêque assista-t-il en personne au concile provincial tenu en 1337 dans l'église de saint Ruf hors des murailles d'Avignon , ou bien s'y fit-il représenter par un procureur ? Les deux opinions ont été soutenues, et il nous importe fort peu de savoir laquelle est la mieux fondée. ^En IS40, il acquit le droit de faire moudre 50 charges de blé au moulin de Tallard , en consentant à ce que l'on fît usage de l'eau du canal dérivé de la Durance dans le territoire de Lettret dont il était seigneur.— Plus tard, il eut quelques démêlés avec le prieur de laBaume-lès-Sisteron;

* Malgré l'empereur et les prétentions du dauphin, Dragonet ^econ-^ nut tenir de son suzerain le comte de Forcalquier, civitalem Vainncensium , et castruîn de Lazcro, et caslrum Veleris-Tallardi , ViUum âêSMeiit, casUrœ Mambaudi, BcuUdœ-VeterU et Bastidœ-Nwm, eteoÊÊra, imUiea,ieuviUat de TomafcrU etUcniU-BoiveHt, Ûe Foarà, âePoUfftuUo, deNberioH dB Gksitmo, AwiMMifronim de Miinêeertoûi dê M<nUe-Mauroet BruineelU am eonm UrrUmrUe et perUneniHe, etdomMa eaeirûnm de Rei/neHo, de $t90iteHo~ MaUpat, ei neneroHIer quMquid êenet eipottfdetvelvmtiMmbie eeclesiœ Vapineemii M eomilalu ForeaiquerH , eœeeplo domlK<i> eoilH de Redortorio, ....

mais une sentence arbitrale du 19 mai 4344 , rendue par Jacques de Como , évèqne de Toulon , fit rentrer dans l'ordre Téconomede la Baume.— il parait «p^e l'année

1546 fut la dernière de Tépiscopat de Dragonet ; la date précise de sa mort est restée inconnue.

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