Orelli 1009 cf. vol. 3 page
40. De deorum natura 2 § 109 (42). [M. Meunier (cf. § 186) restitue ici iu*. — Tr.]
190. nie etc. — Le génitif illius provient sans doute de illoiuSj Yi et Yo s'étant de bonne heure fondus en une diphthongue qui s'obscurcit ensuite; de même s'expliquent istius, ipsius, utrius, alius^ totius, solius etc. Une inscription asiatique * et une autre des bords du Rhin portent ipseiics ; et si, dans une inscription chrétienne d'Alger, nous lisons frater ipsietis^ il est probable que le graveur a eu l'intention de mettre ipseiits *. — Ui de ces divers génitifs est naturellement long, toutefois Plante emploie déjà illius soit comme un tribraque muu, soit comme un amphimacre -u-^. La poésie dactylique comptait en général comme long Yi des génitifs en ius. Toutefois dans altërius elle le faisait nécessairement bref, et Lucrèce dit aussi totîus^. Cicéron trouve que si Quirites ruinas illius est un exorde composé de crétiques -u- ^ ; il semble donc, si l'on rapproche de ce témoignage celui des vers de Plante, que dans le mot illius en particulier la prononciation ordinaire avait déjà abrégé l't, tandis qu'il restait long dans la plupart des génitif analc^ues. solius et neutrius ne se présentent jamais qu'avec Yi long*. Les plus anciens poètes, qui comptent quoiu^ pour une syllabe, comptent aussi nullius pour deux. Ainsi au vers 1196 du Pseudultcs, dans nullius coloris, il vaut un spondée, et par conséquent au point de vue du mètre c'est l'équivalent de nulli; la mesure dactylique -\}m ne peut s'accommoder avec l'accentuation du vers.
191. Génitif pronominal en \ et en ae. — En fait la contraction de la terminaison ius donna naissance à des formes en t disyllabiques : Plante et Caton ont dit isti modi, illi modi'' ; Gélius AÏitipater ali (et non alii) rei causa, pour alius * ;