Corp. inscr. Latin. 1 n
3. Monatiher. der berl. Ahad^ 1857 p. 521. Boissieu, Inscr, de Lyon p. 308.
4. Corp. inscT. Latin, i : inscr. do Duellius p. 38, inscr. de Furius n« 63, 64.
doate» à cette époque» antideo était d'un usage plus fréquente
245. — La terminaison îd tendit à s'abréger dans un nombre de mots toujours croissant. On le constate dans les adverbes antïdhac, postîdea, qui il est vrai ne feraient pas absolument autorité parce que ce sont des composés. Mais Û y a d'autres analogies qui ne laissent guère de doute, sans compter que ces adverbes composés étaient employés à la même époque que les simples antë^ avec la finale toujours brève, et poste post K n est bien entendu que cette abréviation de id n'atteignit pas tous les ablatiâ de thèmes en t, et que pour aucun de ces ablatifs elle n'exclut absolument la terminaison à voyelle longue. Seulement, de même que l'ablatif avî suppose un ancien avîd, l'aUatif avë qu'on rencontre dès le sixième siècle de Rome suppose sans doute un ancien avîd. — Dans le vers du tombeau des Scipions, facile facteis supe7'a$es gloriam maiorum, je considère l'adverbe facile comme l'ablatif à finale longue du thème en i facili ^. De même à côté àeproclivë on disait pro^
246. Thèmes à consonne. — Les ablatifs de thèmes à consonne qui ont conservé le d^ si l'on fait abstraction du dictatored suspect de la colonne de Duellius pour s'en tenir aux documents authentiques, ont toujours la terminaison id par un t. Tek sont les ablati& airid, dont l'autre forme aire n'est pas beaucoup plus récente, coventionid, [no]minid ^. On ne peut guère supposer que cette terminaison id soit le développement d'un suffixe particulier, bref dès l'origine, le suffixe at ; û vaut mieux admettre qu'en latin les thèmes à consonne ont emprunté la terminaison ablative de la flexion en i. Ainsi donc, quand un aUatif de thème à consonne se termine par une voyelle longue, il n'est pas nécessaire de l'attribuer à un allongement par compensation résultant de la chute àjxd. — Quoi qu'il en soit de ce point, il est certain qu'à l'époque où par la disparition du d