‹ Précis de la déclinaison latineChapitre 22 sur 289 · Nous dirions on France : d'un régime. — Tr · texte numérisé non relu

Nous dirions on France : d'un régime. — Tr

2. Cette thèse n'a rien que de parfaitement admissible pourvu qu*on ne la fasse pas trop absolue. 11 va sans dire d'abonl que c'est à l'insu des peuples que le développement de leur int^îllijjrence se reflète dans leur langage. En second lieu, il n*est pas inutile do remarquer qu'à l'origine la distinction des noms neutres et des masculins-féminins n'était pas aussi marquée que dans la langue latine. Non-seulement, en latin même, le masculin verna et le féminin equa sont dépourvus do suffixe casuel comme le neutre triste ; mais on trouve encore en sanskrit un pronom démonstratif dont le nominatif est au masculin aya-m, au féminin iya-m, au neutre ida^m, et dans le même idiome ego se dit aha-m, tu se dit tva-m. Le latin, qui a perdu ces formes intéressantes, a en revanche transporté au neutre le s des autres genres dans les adjectifis comme dwes pour divit^, — Tr.

ainsi que le thème primordial navay qui était employé pour tous les genres indistinctement^ donne en latin le masculin novo^Sy le neutre noi:o^m, et en grec véc-ç et véo-v, tandis que le féminin garde Ya primitif, et fait en latin notm, en grec véa. Ce n'est pas que Ya final de natm ait été changé en précisément pour donner au masculin et au neutre une forme particulière. Mais , comme je lai dit phis haut , Ya indo-européen s'était fractionné partout où il se trouvait dans la langue gréco-italique, donnant tantôt un a, tantôt un i\ tantôt un o ; les thèmes en a furent par suite partagés en trois classes. Il se trouva alors que la plupart des thèmes qui gardèrent un a se fixèrent comme thèmes Téminins, et que la plupart des thèmes qui prirent un o furent masculins *. — Cicéron fait déjà cette remarque à propos des choses du langage : les femmes restent plus fidèles aux anciennes manières de parler * : et, ce qu'il dit des femmes, il aurait pu le dire des mots qui les désignent. Ce trait caractéristique du genre féminin, de conser\'er la forme la plus ancienne, se retrouve encore dans les adjectifs dont le thème se termine par i précédé de r : aux antiques féminins céleris, eqiicstns, salubns, correspondent les niasculins celer y equesler, sahiber, qui ont perdu la terminaison is; un e auxiliaire a été inséré après coup ^. Cette distinction entre des formes primitivement pareilles est très-récente, et les plus anciens auteurs ne la connaissaient pas : Ennius disait sommis acris et acer hiemps ^ Elle n'a d'ailleurs jamais été appliquée d'une manière complète : un poète du temps de Néron dit volucer Fuma, s Hr ester aedon ^. 18. Maior et maius. — I-.a distinction du masculin maior et du neutre maius n'est guère plus ancienne. Encore au cinquième siècle de Rome, ces deux formes se prononçaient maiôs ; en effet, le suffixe du comparatif a dans son thème même une voj'elle longue qui doit se retrouver au neutre conune au masculin ®. Cette quantité est attestée par les mètres

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