‹ Précis de lh́istoire ancienneChapitre 55 sur 76 · PRBciB bs l'histoihb ancibnnb · texte numérisé non relu

PRBciB bs l'histoihb ancibnnb

Séleucus fut salué du nom de vainqueur du vainqueurs ^ %2. Cette victoire mit sous ses lois tous les états de Lysimaque et ia Macédoine; mais il ne conserva que sept mois une domination aussi étendue. Ptolémée Géraunus , indigné de n^avoir pu le déterminer à porter ia guerre en Egypte^ lui donna la mort à Lysimachie , pendant qu'il fiûsait un pompeox sacrifice aux dieux ^ i8i. L'assassin, couvert du sang du (femier et du plus grand capitaine d'Alexandre^ se fit aussitôt proclamer roi de Tfarace par son année.

^IL — De la Syrie , depuis la mort de Séleucus I*' jusqu'à la mort d'Àntiochus le Grand, Première période de la décadence des Séleucides, 281-186.

Antioehuê /«^, surnommé Sokry 281-260. — La décadence de l'empire des Séleucides se fit sentir après la mort de son fondateur. Son fils Antiochus, associé dès son vivant à ses victoires et à son gouvernement y soutint faiblement le &rdeau d'un si vaste héritage. Ce ne fut qu'avec peine qu'il conserva l'intégrité du royaume qu'il avait reçti de son père. 11 eut la faiblesse de ne pas venger sa mort^ et pmlit. par cette condescendance à la fois impolitique et crimindle y la suzeraineté d'un grand nombre de villes qui , s'étant placées sous la protection de SéieuoHS, repoussèrent avec indignation celle de son fils. Un des généraux d'Antiochus^ PaArode^ ayaat franohi le

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moat Taurus^ se jeta sur les terres de Zipœtes , roi de Bithynie^ et fut exterminé par ce prince avec toute son armée. Antiocfaus voulut tirer vengeance de ce revers; mais Nicomède, successeur de Zipœtes, sY.tant fortifié des secours d'Héraclée , força le roi de Syrie à renoncer à la guerre après de vaines démonstrations , ^5. Ce prince conclut en même temps un traité d'alliance avec Antigone Gonatas, auquel il céda la Macédoine, en lui donnant en mariage sa sceur Phila.

Un ennemi redoutable allait se répandre en Asie et menacer les états d'Antiodius. Les Gaulois , attirés ou du moins secondés par Nicomède, portèrent leurs ravages sur les terres d'Antiochus. Vaincu d'abord par eux dans le voisinage du mont Taurus, il ne parvint à réparer sa défaite qu'en donnant à ses soldats un mot de ralli^nent qu'il prétendait avoir reçu d'Alexandre lui-même dans une vision. Encouragé par d'autres succès qui le délivrèrent des Gaulois , et dont il fut redevable à ses éléphants , il se montra favorable aux prétentions de M agas , qui ambitionnait le trône d'Egypte, et il fit les préparatifs d'une expédition contre Ptolémée Philadelphe. Mais elle n'eut aucun succès ; il ne put pénétrer en Egypte , et son propre royaume fut ravagé par les troupes ennemies, tandis qu'il essayait de s'emparer de Péluse. Antiodius 8oter mourut à Ëphèse après un règne de

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plus de vingt ans^ 260. Les habitants de Lemnos lui consacrèrent un temple, et ceux de Smyrne adorèrent la reine, son épouse, sous le nom de P^énus Straionice.

jénHochus II, Tkéos ou Dieu, 260-247. — Ce prince reçut le surnom de dieu de la reconnaissance des Milésiens, qu'il délivra de la tyrannie de Timarque, leur oppresseur. Jaloux de se rendre maître de Byzance , il déclara la guerre à ses habitants. Ceux d'Héraclée , dès longtemps ennemis des Séleucides , mirent en mer une flotte de quarante galères pour soutenir Byzance , et^ par cet appareil redoutable^ ils contraignirent Ântiochus à renoncer à son expédition. Il reprit les hostilités commencées par son père contre TËgypte. Ses efforts , dirigés avec foiblesse et interrompus par les révoltes qui ^ de toutes parts, éclataient dans son royaume, n'eurent aucun résultat important. Cette guerre sanglante, sans êU-e décisive, se termina par une alliance entre les deux princes , cimentée par le mariage d' Antiochus avec Bérénice, fille de Ptolémée Philadelphe, 250. Mais Laodice, qui avait été sacrifiée à la politique , reprit bientôt après son empire sur le cœur d'Antiochus et à la cour de Syrie. Pour prévenir le retour de son inconstance, elle le fit empoisonner, et elle employa Tartifice pour faire déclarer roi Séleucus , l'aîné des fils qu'elle avait eus de son mariage, 247. Avec le règne

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d'Antiochus II commença le démembrement de l'empire des Séleucides. Deux princes, Arsace et Tiridate, descendants des anciens rois des Parthes, massacrèrent le gouverneurmacédonien qu'Antiochus avait donné à la Perse, et fondèrent le royaume des Parthes, ou des Arsacides, 255, tandis que Théodote de Macédoine faisait révolter toutes les villes de la Bactriane , et était proclamé roi des provinces de TOrient , que Séleucus Nicator avait réunies au gouvernement de Babylone.

Séleucus 11^ surnommé Catlinicus ou le victorieux , 24&-*225. — Il ne faudrait pas conclure du surnom de Callinicus que Séleucus ait relevé l'em pire par Téclat de ses armes ; s'il est vrai qu'il remporta un grand nombre de victoires , ses défaites furent peut-être encore plus nombreuses, et firent plus pour la décadence de la dynastie des Séleucides que ses succès pour sa durée. L'empoisonnement d'Antiochus II avait fait pressentir à Bérénice le sort que lui réservait , ainsi qu'à ses fils , la jalousie de Laodice. Le meurtre de la veuve du dernier roi et de ses deux fils fut précédé et suivi de la guerre civile , ei souleva contre Séleucus Ptolémée III Évergète , qui porta ses armes au delà de TEuphrate. L'empire des Séleucides fut sauvé de sa ruine par les troubles domestiques qui rappelèrent le roi d'Egypte dans ses états Le vainqueur ne retira de ses conquêtes qu'un

:K)0 précis lyE l'uistoirb ahgiehne.

immense butin et la possesi^ion de la Gœlésyrie. L'expédition de Ptolémée en Asie fevotisa la défection des villes indignées d'obéir à nn prince parricide; mais les désastres de Séleucus les ramenèrent à l'obéissance , comme si elles eussent pensé que ce prince eût été assez puni de son crime par le double fléau de la guerre étrangère et de la guerre civile , dont il fut à la fois accablé. Dans le même temps ^ l'empire des Parthes se C/Onsolidait par de nouvelles victoires de Tiridate. Antiochus Hiérax y VÉpervier, frère de Séleucus , se déclarait roi des provinces de l'Asie Mineure 9 dont il avait obtenu le gouvernement. Son oncle Alexandre et les Gaulois lui fournirent des secours, à l'aide desquels il vainquit Séleucus près d'Ancyre. Arsaoe, Théodote et les peuples de rOrient assurèrent leur indépendance à la faveur de la discorde des deux frères. Eumène, dynaste de Pergame^ ajouta aux embarras de Séleucus par ses mouvements hostiles. Vainqueur d'Antiochus et des Gaulois, il fit trembler le roî de Sjrie pour son trône. Ptolémée Évergète rompit la paix qu'il avait accordée à ce dernier, et exerça de continuels ravages sur ses terres. Séleucus se maintint sur le trône au milieu des embarras de la révolte et de la guerre. Cependant quelques auteurs ont prétendu (i) qu'il fut

(t) Atbénée et Justin attestent également l'infortune de ce

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vaincu et fait prisonnier par les Parthes, et mémo qu'il mourut dans leurs fers, 225.

Séleueus Ifl, surnommé Céraunus ou le Foudre, 225-222 , n'occupa le trône que quelques années ; il fut empoisonné par deux Gaulois , au moment où il conduisait une expédition au delà du mont Taurus , contre les peuples qui avaient fatigué son père et affaibli l'empire de leurs révoltes, 222.

Antiochus m, surnommé le Grand, 222-186. — C'est le règne le plus long et le plus éclatant de la dynastie des Séleucides , si Ton excepte celui de Séleucus Nicator. Ni les actions ni le caractère d'Antiochus III ne justifient le surnom de Grand qui lui a été conservé par les historiens Dans les premières années de son règne , il eut assez de vigueur pour punir des gouverneurs rebelles ; mais ses efforts échouèrent à l'orient de son empire , et ne servirent qu'à affermir la puissance naissante des Arsacides. Il ne put triompher de la faiblesse de TÉgypte et de la minorité de ses rois. C'est surtout dans sa lutte contre les Romains que se dévoilent son imprévoyance et sa faiblesse; il se montre inférieur aux rois de la Macédoine et de l'Afrique, qui balancèrent quelque temps

prince, mais ils diffèrent sur les circonstances de sa mort. VaHIant ne disente pas les récits contradictoires de ces deux écrivains ; il penche plutAt en faveur de Justin.

.'{îiS PHRCIS DR L^HISTOIRK ANCIKNNR.

la supériorité de leurs armes : et cependant il avait à sa cour et dans ses conseils un des plus grands capitaines de l'antiquité, Tennemi le plus redoutable de Rome. Mais il ne sut tirer avantage ni du génie d'Annibal , ni des ressources immenses que lui présentaient l'étendue et la richesse de son royaume. Son ambition était au-dessous de son caractère et de son génie. Si nous n'avions connu ce prince que par l'impression que ses actions ont laissée sur l'esprit des Romains, il est vraisemblable que leurs historiens n'auraient rappelé le surnom de Grand qu'en témoignant leur mépris pour un titre usurpé par l'orgueil, on accordé par la flatterie (1).

Le commencement du règne d'Antiochus fut rempli de troubles. Le perfide Hermias était son premier ministre; deux frères, Molon et Alexandre, étaient gouverneurs, l'un de la Médie, l'autre de la Perse; Achœus, vainqueur d'Attale, administrait les provinces en deçà du montTaurus, et jouissait d'une autorité en quelque sorte monarchique. Molon et Alexandre, pendant qu'Antiochus célèbre son mariage avec Laodice, et qu'il tente de s'emparer de la Gœlésyrie, battent ses généraux Xénon , Théodote et Xénète, et se rendent maîtres de Séleucie, de Suze, et

(1) Voir les paroles qa'Appien met dans la bouehe des soldats romains , après la bataille de Magnésie.

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