VIL -T- Les Influences extérieures
Jamais le cosmopolitisme ne fut plus développé qu'au xvin* dècle. Les étrangers affluent à Paris et tiennent à honneur de se faire présenter dans les Bidons. D'ailleurs, notre littérature rayonne sur l'Europe entiers.
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Nos arts ont la même influence. L'Allemagne et la Russie se couvrent da palais à la française, et le rocpco sévit de Berlin à Rome. Enfin, nos idées philosophiques s'infiltrent partout.
L'Angleterre. — Shakespeare a fourni quelque chose, mais fort peu, à Voltaire ; et il a été traduit par Letoumeur et adapté par Ducis. Les romans anglais de Righabdson ont déterminé chez nous des imitations; mais n'oublions pas que ceux de l'abbé Prévost leur étaient ^térieurs. C'est surtout dans le domaine des idées et des mœurs que se fait sentir l'influence anglaise. Montesquieu et Voltaire doivent particulièrement à leur séjour en Angleterre leurs idées politiques et sociales. Nos encyclopédistes, nos économistes, nos savants s'inspirent aussi des théories d'Outre-Manche.
L'Allemagne. — Vers la fin du siècle, l'Allemag^OLe commence à produire une littérature originale. H suffit de rappeler les noms de Lessing, de Gœthè, de Schiller. Le Werther de Gœthe, paru en 1774, est traduit en français dès 1776.
Lltalie a l'historien Vico, le poète comique Goldoni et le tragique Alfieri.
Quant à l'Espagne, elle est toute à l'imitation française et ne produit alors aucune œuvre originale.