CHAPITRE V LITTÉRATURE BOURGEOISE ET SATIRIQUE
BOMAN DE BENART. — FABLIAUX, — RUTEBEUF
SOMMAIRE
L'eepfit (pmlols s'oppose à l'esprit féodal^ fhevàUrssptê on courtois. C'est la i»> ▼ani^e de la bourgeoisie contre la noblesse et le clergé.
1^ Le moyen &ge a beaucoup aimé les fables, dont il composait des recueils sôus e nom é'Ysopets, Le plus célèbre Ysopet est celui de Marie de France (ziT siècle), — La réunion de fables et de cordes d'animaux a formé, du xn* au xiv* siècle, le Roman de JUnart, sorte d'épopée animale, dont le fond est la lutte du goupil (120nart) contre le loup ( Ysengrin), et le triomphe de la ruse sur la force.
2^ hss Fabliaux sont des contes plaisants, en vers ; nous en possédons 150 enviroi. (du xm* siècle), les uns simples historiettes bien construites, les autres satirique^, tes autres moraux. On y trouve de précieux détails sur les mœurs du temps (Isf Perdrix^ le Vilain Mire, la Housse partie).
S^ Satébenf (f 1280) est remarquable par son esprit satirique (contre TUniversité, les moines, etc.) et lurtont par sa poésie individuelle et sincère ; c'est un ancêtre de Villon.
ce
L'esprit gaulois. — A l'inspiration féodale et chevaleresque s'oppose que l'on appelle eonventionnellement Vespril gaulois.