II. — Le Glassiciflime. — Ses earactères généraux
1* Le respect et l'imitation des anciens, mais considérés comme des ffiaf(re9, plutôt que comme des modèles.
f9 Le chiistianisme, c'est-à-dire la conception de l'homme foncièrement corrompu, et qui doit combattre ses mauvais penchants. Cependant, les poètes usent de la mytMogie; — mais ils n'y voient qu'une convention poétique,
29 La littérature classique est psychologique. Elle s'occupe de Vhomme intérieur^ qu'elle juge seul intéressant. Le monde extérieur apparaît seulement comme cadre ou comme décor, et l'on eo réduit la description au minimum.
àP La qualité dominante est la raison, c'est-à-dire la faculté qui nous permet de séparer le vrai du faux, le relatif de l'absolu. De là l'absence du lyrisme, qui est fait de rêverie et d'élan passionné.
5^ Toute cette littérature est impersonnelle. L'auteur n'exprime pas directement sa propre^ façon de penser ou do sentir, et surtout ne se prend pas lui-même comme sujet de ses ouvrages. ^
6^ Les genres ont leurs lois propres et sont distincts les uns des autres. La tragédie est toujours sérieuse, et la comédie ne verse jamais ^ans le drame.
70 La langue des écrivains classiques, encore très riche et très hardie chez CorDcillo, Pascal et Bossuet,se réduit chez Boileau, Racine, La Rochefoucauld, à un vocabulaire plus choisi et plus abstrait. — Le style s'est dégagé de la syntaxe latine, avec Pascal, et il a acquis un suprême degré de clarté. H tend, à partir de 1G60, au naturel^ c'est-à-dire à l'expression la plus directe et la plus simple des sentiments.