‹ Precis de medecine des enfantsChapitre 10 sur 277 · CLASSIFICATION DES MALADIES DE L'ENFANCE · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES MALADIES DE L'ENFANCE

bres inférieurs s'allongent très vite ; le bassin s'amplifie notablement chez les filles entre 11 et 14 ans, d'une façon moindre et plus tardive (13 à 16 ans) chez les garçons. Par contre, le tronc reste petit et le thorax étroit; le rapport entre la taille et le périmètre thoracique, V indire thoracique, reste faible, et ce n'est guère qu'après 15 ans qu'il dépassa de 2 cm. la demi-taille (Loi^de Daily).

Les données précédentes caractérisent un type moyen d'enfant, qu'on a l'habitude de considérer comme le type normal. Elles sont nécessaires pour fixer les idées. Mais il convient de ne pas oublier que les moyennes sont établies par l'observation de sujets très différents les uns des autres. Aucun enfant ne correspond exactement à ce type. Il ne faut pas dire d'un enfant, sur la simple mensuration de son poids et de sa taille, qu'il est anormal pour son âge ; il faut, avant de porter un tel jugement, pratiquer son examen complet.

Les conditions physiologiques propres à l'enfance, les influences héréditaires particulièrement actives dans les premières années, un terrain vierge de toute maladie acquise et n'ayant pas acquis encore les immunités que créent certaines infections, le genre de vie et d'autres facteurs encore, dont l'exposé entraînerait trop loin, sont autant de raisons qui expliquent l'existence d'une pathologie propre à l'enfance.

La croissance mérite une mention spéciale. Elle domine la pathologie comme la physiologie de l'enfance; elle rend compte des particularités que présentent, à cette période de la vie, l'étiologie et l'évolution des maladies. On a décrit des maladies de croissance. Il s'agit, en réalité, d'affections dont le développement et les caractères sont inlluencés par la croissance. Mais on a limité à tort leur cadre à celles qui surviennent pendant la puberté et la jeunesse. Si elles devaient subsister dans la nosographie, il conviendrait d'y faire rentrer nombre d'affections de la première et de la deuxième enfance.

La pathologie des enfants comprend : 1° des maladies spé-

10 CONSIDÉRATIOXS GÊNÉ RALE S

ciales à Venfance, et l'on peut même dire spéciales à chacune -des périodes de l'enfance, maladies du nouveau-né, maladies <iii nourrisson, maladies de la moyenne el de la grande enfances ; S'' des maladies qui peuvent s'observer à tous les âges, mais ont leur plus (jrande fréquence et leur aspect le plus caractérislique dans l'enfance ; 3° des maladies plus rares dans Venfance qu'aux autres âges, mais présentant des particularités intéressantes.

J'insiste surtout dans ce Précis sur les maladies des deux premiers groupes. Quant aux maladies du troisième, je m'attache seulement à mettre en relief les points spéciaux à l'enfance. 11 est à peine besoin d'ajouter qu'il n'est pas lait mention de nombre d'affections inconnues ou exceptionnelles dans le jeune Age.

Les maladies sont décrites dans l'ordre suivant :

Première classe. — Maladies de la bouche, des glandes salivaires, du nez, du pharynx.

Deuxième classe. — Maladies de l'œsophage, de l'estomac et de l'intestin.

Troisième classe. — Maladies du foie, de la rate, du pancréas, du péritoine et des ganglions mésentériques.

Quatrième classe. — Maladies des voies respiratoires inférieures : larynx, trachée, bronches, poumons, plèvres.

Cinquième classe. — Maladies de l'appareil circulatoire.

Sixième classe. — Maladies des voies urinaires.

Septième classe. — Maladies du sang, de la moelle osseuse, des ganglions lymphatiques, des glandes vasculaires sanguines et de la nutrition.

Huitième classe. — Maladies du système nerveux.

Neuvième classe. — Maladies infectieuses générales.

Cette étude des maladies est suivie d'un Mémento diététique et d'un Mémento thérapeutique, où sont indiquées, pour éviter les redites, la posologie et la pharmacologie des médicaments, dont l'usage est prescrit à propos des diverses affections.

On pourrait critiquer, dans la classification précédente, la place réservée aux maladies infectieuses générales, que d'habitude on décrit les premières. Je lai adoptée parce que, dès la naissance, les maladies du tube digestif ont une telle importance qu'elles doivent attirer toutti'abord l'attention des médecins ; parce que, d'autre part, les maladies infectieuses entraînent, dans les différents organes, des complications

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