IV. — Sclérose en plaques
La sclérose en plaques a été niée chez l'enfant. Son existence chez lui est cependant indiscutable ; P. Marie (1883), Unger, Moncorvo (1887;, Raymond (18i)9i, etc., l'ont observée et Babonneix '4904) en a coUigé 58 cas.
Étiologie. — Elle est rare avant 5 ans ; la plupart des cas se rencontrent de 5 k 15 ans, aussi bien chez les filles que chez les garçons. Généralement.on trouve à l'origine des maladies infectieuses [P. Marie) : rougeole, scarlatine, variole, diphtérie, coqueluche, grippe, etc. Le rôle de Yhérédo-syphilis est discuté.
Anatomie pathologique. — Les lésions sont les mêmes que chez l'adulte.
Symptômes. — L'affection se traduit par les même symptômes qu'aux autres périodes de la vie : troubles de la marche (démarche spasmodique, cérébelleuse et surtout cérébellospasmodique), tremblement intentionnel, massif, de fréquence moyenne, nystagmus, troubles de la parole, qui est spasmodique. monotone, saccadée, etc.
Elle a un début tantôt lent, tantôt brusque, par une attaque apoplectiforme ou une hémiplégie : elle évolue lentement avec ou sans rémission, en 3 à 10 ans et plus.
Diagnostic. — Il est à faire avec les différentes affections spasmo-paralytiques de l'enfance : maladie de Friedreich (p. 813); — maladie de Little (p. 787); dans laquelle il n'y a pas de tremblement, de nystagmus, de troubles dç la vision ni delà parole : — scléroses cérébrales, tumeurs du cervelet [p. 800).
Traitement. — On prescrit la révulsion (pointes de feu), les courants galvaniques faibles le long de la colonne vertébrale, les bains tièdes prolongés, les iodures.