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VIII. — Fièvres paratyphoïdes

Les fièvres paratyphoïdes sont dues aux bacilles paratyphiques.

Ces bacilles comprennent 2 variétés, A et B rSchottmûUer), que distinguent leurs caractères bactériologiques et leur agglutinabilité par les sérums spécifiques.

Le bacille A, nettement différencié du bacille d'Eberth» s'en rapproche cependant beaucoup.

Le bacille B, se rapproche au contraire davantage du colibacille et a été considéré comme un paracolibacille (Widal et Nobécourt). H présente les mêmes caractères généraux qu'un grand nombre de bacilles pathogènes pour l'homme et les animaux, les bacilles carnés des intoxications alimentaires qui font partie de la classe des Salmonelloses (Lignières).

Les INFECTIONS PARATYPHOÏDES constitucnt donc un groupe mal délimité et comprennent des faits disparates :

l*» Des to xi-infections alimentaires consécutives à l'ingestion d'aliments contenant des bacilles pathogènes. Elles revêtent des types. cliniques variés : affections gastro-intes-

tinales aiguës simples ou cholériformes, embarras gastriques fébriles, infections à forme typhoïde;

2" Des infections paratyphoïdes proprement dites.

Elles se voient dans toute renfance, même chez le nouveau-né et le nourrisson; dans la moyenne et la grande enfance, elles sont aussi communes que chez l'adulte.

Elles sont dues aux 2 types A et B.

Elles se transmettent par contagion directe ou indirecte, comme la fièvre typhoïde, et peuvent se contracter par l'ingestion d'eau contaminée.

Cliniquement elles réalisent les symptômes de la fièvre typhoïde. La brusquerie du début, l'herpès, l'abondance des taches rosées, l'hépatomégalie, la constipation ne sont pas des caractères suffisants pour établir le diagnostic avec la fièvre typhoïde éberthienne. Dans certains cas, le tableau "clinique est celui de V embarras gastrique fébrile.

D'autres fois ce sont des entérites cholériformes, des septicémies sans localisations, des ictères.

Le diagnostic est lait par V hémoculture et le sérodiagnostic-

Le pronostic des formes typhoïdes est généralement bénin ; la mortalité est d'environ 1 p. 100.

La prophylaxie et le traitement sont conduits comme pour la fièvre typhoïde.

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