STRYCHNINE
leste par l’apparition symptomatique des névroses convulsives.
-1° Empoisonnement par la strychnine et par la noix vomique.
La strychnine est le principe actif des Slrychnées. Elle se trouve dans la noix vomique (graine du vomiquier), dans la fève de Saint-Ignace (graine d’un arbre de Manille).
Cet empoisonnement est ordinairement, en France, la suite d’un accident ou d’une erreur thérapeutique. Tardieu ne cite qu’un cas d’empoisonnement criminel, qui a été jugé en 1865, devant la cour d’assises de la Seine-Inférieure. Depuis 1825, nous trouvons 15 empoisonnements par la noix vomique et 10 par la strychnine. En Angleterre, il est plus fréquent. M. Gallard, qui a très bien étudié cet empoisonnement [Ann. dkijg., 1865), en rapporte plusieurs cas, ainsi que des suicides et des accidents survenus grâce à la propagation d’une mort-aux-rats (Baltle’s vermin Killer) que l’on peut facilement se procurer. On connaît les débats retentissants de l’affaire Palmer, en 1855. Devant la justice de Berne, en 1864, le Dr Demme fut traduit pour un empoisonnement par la strychnine.
Les symptômes se succèdent rapidement. Ce sont des phénomènes d’excitation générale : des mouvements, de l’horripilation, de la raideur des muscles masticateurs, puis des secousses musculaires et des douleurs fulgurantes. La peau est le siège de fourmillements, il y a des démangeaisons dans le cuir chevelu, des bourdonnements d’oreilles, des éblouissements. Puis des convulsions tétaniques, de l’opisthotonos ; la face est