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III. Caractères scientifiques

Comment établir le diagnostic de l’individualité? Quels sont les signes de l’identité?

Une division peut d’abord être faite, selon qu’il s’agit : 1“ d’une personne vivante; 2° d’un cadavre; 5° d’objets ou de substances privées de vie.

1° Identité pendant la vie. — Les preuves de l'individualité d’une personne se trouvent fournies par des signes physiologiques, par des signes pathologiques ou accidentels.

a. Signes physiologiques. L’âge, le sexe (que nous avons déjà étudiés), la taille, le poids.

DE L’IDENTITÉ

Tour avoir la taille, on toise l’individu.

Les recherches modernes, surtout celles de Broca, ont parfaitement établi que la taille n’est pas en rapport avec la constitution de l'individu, mais avec la race à laquelle il appartient. D’après le savant professeur, les Français, qui sont des dolichocéphales orthognathes, forment un mélange de trois races. Les Aquitains (Basques, venant des Ibères); les Belges, de la race dos Iiymris (chassés des bords de la mer Noire, 013 av. J.-C., sont remontés jusqu’à la Baltique : grands, blonds, front large, menton saillant, nez recourbé) ; les Celtes ou Galls (entre la Garonne, la Seine, les Alpes et l’Océan : taille moyenne, bruns, yeux noirs, front bombé fuyant vers les tempes, nez droit, menton rond).

L’aptitude de la France, au point de vue de la taille militaire, ne diminue point, elle s’améliore au contraire. 11 est certain que le nombre des individus à grande taille, ou que la taille moyenne, n’augmente pas; ce qui peut faire supposer qu’il se fait une fusion de plus en plus complète entre l’élément celtique et l’élément kymrique, et que, probablement, la première de ces races croît plus vite que la seconde.

Le poids a aussi de l’importance. Ses variations ne sont pas très grandes. L’homme ou la femme atteignent en général 20 fois le poids de l’enfant à la naissance (3 kil. x 20 = 60 à 65 ki l . ) . La race d’ailleurs influe encore sur le poids, puisque la partie la plus pesante du corps est le squelette, élément si variable avec les familles ethnologiques.

Pour un jeune soldat, dont la taille est de 'l1"^, nous admettons les conclusions suivantes de M. le professeur Vallin : L’aptitude militaire est incompatible avec un poids inférieur à 50 kilogr. De même qu’il est extrêmement rare de trouver en France des hommes ayant une taille inférieure à lm,55 et cependant capables de supporter les fatigues du service, de

même on ne rencontrera presque jamais un homme ayant moins de 78,5 de circonférence sous-pectorale, pesant moins de 50 kilogr. et capable cependant de faire un service utile dans l’armée.

J’ai dressé, d’après Quételet, le tableau suivant

est une échelle du développement de la taille et poids chez l’homme et la femme :

HOMMES. FEMMES

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