TRANSMISSION* DE LA SYPHILIS
maines après Tattentat allégué. Elle présentait en effet diverses manifestations syphilitiques. V... n'avait pu communiquer cette maladie à la date indiquée^ et d'ailleurs lui-même était indemne, et disait avoir eu 26 ans auparavant un chancre induré et une roséole traités au régiment. Nous eûmes alors Tidée de chercher dans la famille de Tenfant : tout le monde avait la syphilis. La dame C... l'avait contractée deux ans après la naissance de la petite fille en question ; des deux autres enfants nés ensuite, l'un était mort à 29 jours, et l'autre avait suivi longtemps un traitement mercuriel. Le père avait suivi le même traitement.
Examen de Vinculpé, — La recherche de la syphilis chez rinculpé exige les mêmes précautions que chez la victime. Ici encore, il faut ne se prononcer qu'après plusieurs examens, saufdans les cas où Ton constate un chancre parfaitement caractérisé, ou la coexistence de plusieurs accidents secondaires bien nets. Même alors il est encore bon de revoirie malade, afin qu'aucun doute ne puisse subsister sur la nature de la maladie.
Il va sans dire que l'examen doit porter non seulement sur les organes génitaux, mais sur toutes les parties du corps. Ce qu'il faut démontrer, c'est que l'inculpé est en puissance de diathèse syphilitique à manifestations encore contagieuses ; la question du siège de ces manifestations ne vient qu'en seconde ligne, car il a pu varier depuis l'attentat. — Il est évident que si le siège du chancre ou des plaques muqueuses chez l'inculpé se rapporte au siège du chancre chez la victime, il est important de noter cette coïncidence. Mais si l'inculpé ne présente que des plaques muqueuses dont le siège explique difficilement le développement du chancre de la victime, ou s'il n'est atteint que d'accidents secondaires non contagieux, l'on doit faire remarquer qu'il a pu parfaitement être atteint à la verge d'accidents transmissibles, au moment où l'attentat a été commis. Il va sans dire que dans le cas où l'inculpé est syphilitique, on peut encore affirmer qu'il n'est pas l'auteur delà transmission, si la syphilis est évidemment plus récente chez Inique chez la plaignante ; s'il présentait par exemple un chancre au début, tandis que sur la soi-disant victime