SECONDE DENTITION
A 5 ans, les quatre premières grosses molaires.
De 6 à 8 ans, les deux incisives médianes inférieures.
De 7 à 8 ans, les deux incisives médianes supérieures.
De 8 à 9 ans, les quatre incisives externes.
De 9 il 10 ans. les quatre premières petites molaires.
De 10 à 11 ans^ les quatre canines.
De 12 à 13 ans, les quatre secondes petites molaires.
De 12 à 14 ans, les quatre secondes jB^rosses molaires.
Les quatre dernières grosses molaires ou dents de sagesse apparaissent de 20 à 30 ans, ou plus tard encore. Il y a d'ailleurs des exceptions assez nombreuses à l'ordre et à la date d'apparition des dents.
Quand un sujet a dépassé 30 ans, son âge ne peut être déterminé par l'état du squelette que d'une façon beaucoup moins précise. Cependant on peut encore distinguer l'âge adulte, la vieillesse commençante et la vieillesse très avancée.
Chez l'adulte, les os acquièrent leur maximum de densité (notamment ceux du crâne) ; les éminences, les crêtes, les dépressions sont très accentuées. Dans la vieillesse, le tissu spongieux diminue et s'atrophie ; le canal médullaire des os longs augmente de diamètre et de longueur ; les parois de tissu compact s'amincissent. Vers 40 ans, l'ossification de l'appendice xyphoïde du sternum est presque complète, le coccyx se soude au sacrum, les carli-
1 . Avant la sortie des dents, Tétudede ces organes peut encore donner des renseignements sur l'Âge. Voir: Magitot, Recherches physiolologiques et médico-légales sur Tàge chez l'homme depuis la naissance jusqu'au sixième mois {Académie de médecine^ 27 mars 1888).
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lages costaux commencent à présenter quelques noyaux calcaires qui augmentent de nombre et d'étendue avec les années.
Le crâne fournit des indices importants. Les sutures coronale, bipariétale et lambdoïde commencent à s*effacer vers 35 ou 40 ans ; la fusion des os se fait en premier lieu au niveau de leur table interne et gagne ensuite leur face externe. Un des points de la suture disparaît d'abord ; reffacément s'étend ensuite très lentement et il est rare qu'il soit achevé avant l'âge de 80 ou 85 ans. — Les crânes séniles présentent quelquefois aussi un amincissement partiel, une atrophie limitée, mais très apparente, effectuée aux dépens de la table externe de l'os, et siégeant principalement au niveau des bosses pariétales.
Dans la vieillesse, les disques invertébraux s'amincissent, et s'ossifient; les vertèbres se soudent plus ou moins complètement et, leur tissu se raréGant, elles s'affaissent en même temps que leurs faces supérieure et inférieure s'élargissent.
Il faut noter encore, comme appartenant à un âge assez avancé, l'ossification du larynx et des anneaux de la trachée ; déjà un peu après la 30* année, des dépôts calcaires commencent à se former dans le larynx, envahissant d'abord les cartilages thyroïde etcricolde pour gagner ensuite les arythénoïdes ; mais il est rare d'observer avant 50 ans l'induration d'une grande partie du larynx et celle des anneaux de la trachée.
En général les vieillards n'ont plus de dents. Il est facile de reconnaître sur le squelette que les dents ne sont pas tombées après la mort; s'il en était ainsi les alvéoles seraient intactes, tandis que lorsque les dents sont tombées pendant la vie^ les alvéoles disparaissent peu à peu par voie de résorption. La mâchoire inférieure d'un sujet édenté depuis longtemps prend un aspect tout particulier ; les alvéoles ayant disparu, le corps de la mâchoire perd la moitié de sa hauteur, le trou mentonnier se trouve tout près du bord supérieur, le canal dentaire est très rétréci. En outre (à moins que le sujet n'ait porté un râtelier), l'angle formé parla branche montante et par le corps du
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maxillaire s'agrandit, de sorte que Tos reprend la môme forme que chez le nouveau-né. — Les dents qui restent présentent une usure de l'émail et de la dentine.
S IV. — Détermination de la taille.
La longueur d'un squelette, mesuré du vertex au calcanéum, est évidemment un peu moindre que la taille du sujet dont il provient. L'épaisseur du cuir chevelu, des disques intervertébraux, des cartilages diarthrodiaux des membres inférieurs, des parties molles de la plante des pieds, entre dans la stature d'un individu pour une quantité qu'on évalue à 4 ou 6 centimètres.
Quand les os sont complètement désarticulés, il faut beaucoup de soins pour les disposer tous ensemble dans leurs rapports normaux, de façon à pouvoir mesurer exactement la longueur du squelette. L'adaptation simultanée des diverses pièces du rachis et du bassin est surtout malaisée. Il n'est pas impossible cependant d'y arriver en ayant recours à plusieurs aides intelligents qui maintiennent en môme temps les divers os; on pourrait aussi fixer les vertèbres les unes aux autres au moyen d'une solution de gomme. Il faut que les vertèbres soient placées dans leur ordre naturel. On trouve dans les traités d'anatomie les caractères particuliers à chaque vertèbre, permettant de rétablir cet ordre.
Dans les cas où manquent un certain nombre d'os indispensables pour mesurer directement la longueur du squelette, et lorsqu'on ne possède que quelques-uns ou même un seul des grands os des membres, on peut encore déterminer approximativement la taille de l'individu dont proviennent ces os. Il existe en effet entre la longueur des divers longs et celle du corps une corrélation dont on peut tirer parti dans ces cas.
Celte corrélation est établie dans les tableaux ci-après :