‹ Précis de médecine légaleChapitre 367 sur 410 · ACCIDENT DE TRAVAIL · texte numérisé non relu

ACCIDENT DE TRAVAIL

ddré comme guéri, et apte à reprendre son métier à partir du 25 août.

Le plaignant présente un certificat de M. le D^ G., daté du 21 août idùa, et ainsi conçu : « Je... certifie que M. P. présente « actuellement : io une extrême gène des mouvements — « même communiqués — de Tarticulation phalango-pbalan- « ginienne du médius droit ; 2o une ankylose de l'articulation « phalangino-phalangettienne du même doigt; 80 une déforma- « tion notable de l'extrémité unguéale du même doigt ; 4" d'où « incapacité partielle, peut être permanente, et sans aucun « doute d'une durée de six mois au moins à dater du présent « jour. »

État actuel. — Le doigt médius de la main droite présente une légère déformation de la dernière phalange qui parait un peu élargie et aplatie : l'ongle est resté intact.

Les mouvements communiqués aux diverses articulations de ce doigt s'accomplissent dans leur étendue presque normale ; l'extension se fait complètement; la flexion n'atteint pas tout à fait sa dernière limite ; mais on arrive cependant, sans faire sou£Prir le plaignant, à mettre la dernière phalange du doigt en contact avec la paume de la main.

Les mouvements ont beaucoup moins d'étendue quand ils sont exécutés par le blessé. Celui-ci n'arrive pas à fléchir complètement le doigt, et quand il saisit à pleine main un objet, il ne se sert pas du troisième doigt qui reste dans une position intermédiaire entre la flexion et l'extension.

Dans ces conditions, le sieur P. n'a pas encore la force et l'adresse de la main droite nécessaires pour manier continuellement un outil.

Mais le trouble fonctionnel qui vient d'être décrit ne tient pas à des lésions irréparables. Il n' y a pas d'ankylose des articulations du doig^, ni de lésions appréciables des tendons, ni du nerf. Quant à la légère déformation de la dernière phalange, elle ne peut apporter aucun obstacle aux fonctions du doigt.

La gêne qui persiste encore dans les mouvements du doigt est attribuable à une légère raideur articulaire résultant de l'immobilisation prolongée du doigt et à une rétraction de la peau reconnaissant la même cause. Le tout disparaîtra complètement, et d'autant plus vite que le blessé s'exercera plus souvent à augmenter l'étendue des mouvements du doigt. En tout cas, il sera en état de recommencer à travailler dans le délai d'un mois à dater d'aujourd'hui.

Conclusions. — i« La blessure reçue le 45 juin dernier par le sieur P. a occasionné une incapacité de travail qui persiste encore aujourd'hui.

2<> Cette incapacité prendra fin dans le délai d'un mois, à partir d'aujourd'hui.

3» La blessure ne laissera pas dUncapacité permanente.

Page 1