VI. CIRCONSTANCES DE L'ACCOUCHEMENT
Il s’agit évidemment ici de certaines circonstances anormales de l'accouchement, et souvent mises en avant par la défense pour excuser ou dissimuler le crime d'infanticide.
La femme qui a accouché clandestinement, prétend souvent qu’elle a méconnu les douleurs de l’enfantement, qu'elle a été surprise pur l'accouchement, et qu’ainsi s'explique sa négligence de se proeurer l’aide nécessaire. A la vérité, si la femme intelligente peut méconnaître les douleurs du début, elle ne tarde pas à comprendre ce qui se Prépare. Il arrive par ailleurs, que la femme déclare avoir accouché sins s'en apercevoir, Si la chose est possible chez la femme souffrant d’un état pathologique tel que, l'écampsie, l’épilepsie, l'aliénation, l'ivresse profonde, ete; il paraît bien difficile d'admettre cette hypothèse lorsque la perte de connaissance invoquée est due, soit à l'excès de douleur, soit à l’hémorrhagie.
Quant à l'accouchement rapide, si souvent invoqué par les femmes qui accouchent clandestinement comme explication de la mort de l'enfant, il en sera question au chapitre de l’Infanticide, Contentons-nous de dire que l'expert trouvera des indices du travail plus ou moins rapide, à la fois sur la mère et sur l'enfant. Ainsi la mensuration du bassin, les déchirures de la vuive, le dévelonpement de l’enfant, le volume de la bosse séro-sanguine, etc., sont autant d'éléments d’appréciation.