‹ Précis de médecine légale [microforme]Chapitre 179 sur 251 · CERTA ERES QUI PERMETTENT DE RE ONNAITRE LE SANG · texte numérisé non relu

CERTA ERES QUI PERMETTENT DE RE ONNAITRE LE SANG

Deux cas peuvent d'abord se présenter: on l’on a à sa disposition

beaucoup de sang, ou il ne Sagit que de simples taches,

Le premier cas n'offre guère de diffivulté; car le plus souvent la couleur, l'odeur et l'aspect du sang, suffisent à convaincre même les moins initiés,

Toutefois, il est bon de savoir que la science à, pour s'appuyer, Jes moyens moins trompeurs, nous voulons parler des nombreuses réactions caractéristiques du sang dont, entre autres, la suivante que nous citons tant à cause de su simplicité que de sa valeur Incontestée : Si l'on chauffe dans un tube à réaction, une certaine quantité de sang dilué, celui<i perd d'abord sa couleur; puis, l'albumine se coagulant, le tout prend une coloration gris-sale, Ni l'on ajoute alors quelques gouttes d'une solution de potasse, le liquide relevient clair et dichroique, c'est-à-dire vert à la lumière réflähie et rouge par trans parence,

Lorsqu'il s'agit au contraire, d'examiner de simples taches, le pro- Llème est beaucoup plus difficile, surtout lorsque ces taches ont subi des modifications par le temps et la température, où encore lorsqu'eles ge trouvent imprégnées sur des linges sombres, dans la terre, le bois, le fer, le marbre, etc.

Nous avons alors, heureuseme" , à notre disposition un certain nombre d'épreuves dont les unes, préliminaires, servent simplement à nous indiquer que lu substance dont est composée la tache, pe étre du sang; les autres décisives sont aptes à entrainer la certitude aiwolue.

a) EPREUVES PRELIMINMIRES,

Ce sont: La réaction de Van Deen (1861).

Fa réaction de Mever.

La réaction d'Adler (1904).

1° Réaction de Van Deen. Elle est basée sur ce fait que la teinture de gaiac qui est d’un brun clair, devient bleue au contact du sang et d'un corp ozonisé.

La teinture de gaiac qui doit être fraiche au moment de son emploi, est préparée de la façon suivante: On fait disoudre cinq gramizes de résine de gaiac dans 100ce d'alcool à 95°, et on filtre, La coueur de la solution est celle d'un sherry pâle.

Le corps ozonisé est, soit l'essence de térébenthine vieille, i. e.

avant séjournée pendant que:ques jours au moins dans un flacon incomplètement rempli et exposé à la lumière, soit tout simp'ement l'eau

ox vytnée,

La réaction est peu compliquée lorsque Ja tache suspecte se trouve ser ane étoffe pâle ou blanche, car alors, elle peut se faire directement sur le tigeut mais lorsque la

vaut mieux en faire d'abord une empreinte qui est ensuite oumise à la réaction. L'emprejnte se fait au moyen d'un papier buvard blanc,

Hiesiti ju Put # | dit sul ba ur be en corn primant fortement pr fe intit Xi te Lei Oise porlra comute Auparavant que le pa. Pr'er etats {fr} r filtre) tu donne pus Lar hti-méme la ré: tion

b' du seul cotitnct des rénetife,

ha : Pique cotisiste à verser sur la tache ou sur son empreinte,

j! k MT ste tesntitre ile atne, pes que lqt les gouttes d'eau OXYe nt là tion tuteliate d'une coloration bleue ibique que |4

betit « stittée par du sang, Ni nu contraire, la coloration b! L } HE Re ip st el} He se pri'yit pas, ‘cat qu'il no » ñ 4 ff

Pl arrive, en effet, un MOMENT OÙ ie sang est si modifie dans sa COMIpositit dj 4 tuatiote cuopnnte he so “out Plus au conturt de Len # Gluistor, la rénetion serait encore fossile mème dorés tiul dote ans une solution d'acidk citrique ou ‘ii Hititr ju (!

la teintu le vain et reence de l'eau donne un précipité bla aAiteunx de pésine

La valeur de la rénotion peut être restée comme suit: E!le est res sensible (une goutte de spy dans siX otces d'eau) ; elle est #hinint ot rH} le, ve QUE Get tinportant lorsqu'on a à rechercher «le pe- Etes taches ur des surfaces ete ie Chubits, drap, ete, ) Neyative, elle ne permet pus d'affirmer l'absence de “ang, parce qu'elle ne se produit pas sur du subyg top vieux Bt sur du sung qui aurait été porté À une haute température; positive, elle donne pas la preuve absolue de la présence du sang. pare qu'elle peut se produire avec une foule d'autres substances orgymi lues où minérales: puis, salive, sueur, Pérmanranate de potase, soaquioxvde de manganèse, peroxyde d'argent, ete. Toutefois, d'après Buchanarm. il n°x à pus d'autres subslances connues, colorées sn rouge, qui donnent la réaction.

Nous 1e mus tard qu'el! Peut encore servir à établir le nombre, la forme et là disposition des taches de sang,

e L'eaelion d 4 ner, Elle est de date récente et à base de phtaléine lu phénol: voici d'ailleurs la Préparation du réactif:

phtaline du HOMO = En US * grammes, POTRERO: RHNVES PR nn de moelle 20 à can diatiilée.. :: ., :. , &. :. 1060

tite en poudre trés fine... .. 10 grammes,

Faire bot te le Mesatige qui est rouvre, Jusqu'à décoloration come piete, et filtrer à chaud. Le hquide se conserve dans un flacon bien bouc, et ans | put lon a Jouté une petite que intité d’ox vd e de zinc,

l'éci nique, On peut s'en servir directement sur lea taches ou sur leur empreintes: mais il est préférable d'utiliser une solution de san?, queiqu' tendue qu ‘elle soit.

Cette solution se fait autant que poœssilfle dans l’eau; lorsque la tache est trop ancienne, elle se fait dans l'ammoniaque.

| le cit , Î l'lans un t'ibe et ON Hrothti coynle quuntits è + uts,

CH OASEANE, où laisse tornher datis le mélanze tre itre souttes l'en 6x1 ' “ palition de n colorati jt vif doit être il Hhetinute,

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‘ütions de « US du pitlloniènm Pr l Ù - j ntage d'être éhcore ttitsnble lorsque le sing ot nltéré, { IT # soft hs Hogiobine s'est transformée en mmeth tnogloht et : los taches de sang ont été lavé, soit avec des acides Chétmogohin: siution

acte), soit ave les w'entis (l'eau Je Javeile, Par exXemhitre), Mais 1} [I

D n'est HAS SW à fique ‘lu sutigs ct peut se Proouire gtee tonte leg balances contenant des OX Viluses, où capables de fournir de l'oxy. telles que, le su mustrique, la salive, Le lait cru, le sperme,

Miuctus nasal, et

M. Réaction d'Adler, C'est une réactior ahu'igue À celle de Van Deen, sauf qu'on emploie Ja benzidine à la place de la tein.

ture de gniae,

La benziine doit être une solution saturée, soit avec de l'al.

con! à 9%, soit avec de l'acide acétique,

Après avoir vérifié les réactifs, on traite ln tache suspecte j'a borT avec ln solution de benzidine, Puis avec que gouttes d'eau OXvgénee, [lse produit en moins d'ure mir ute, 1 ration “erte qui passe graduellement au bleu de plus en plus et entin ay brun sale

La réaction d'Adler, co: trairement à celle de Van Dx en, n'est pas Positive avec les Jiquides de l'organisme autres que le sang: sueur, salive, sperme, mi us, ete, Elle serait cependant nositive suivant Borda, nvec le pus, le jus de pomines où di Poires ainsi qu'avec différents composés himiques: tale, alun, sable, ete, (Baithasar l'emploie comme contrôle de la réaction de Mever),.

4 Réaction de Gantiner, — Comme réaction préliminaire sur Un objet tel que, contenu, rasoir, ete. où il peut Y avoir en même temps du sang et de la rouille, elle est très utile. El peut être faite l'rectement <ur larme, mais en général il vaut mieux gratter une petite portion de la substance au-deæns d'un verre de montre et opérer de la façon suivante: on humerte les parcelles avec de l’eau fdiblement alcaline, puis on ajoute une netite goutte d'eau oxveénée, S'il y a du sang, il & produit un ‘sagement de petites bulles ga zeuses, [Il va sans dire que ce dégagement se fait en présence d’une foule d’autres substances organiques. La riaction de Ganttner à l'avantage d'être sûre même avec du sang vieux ou lavé

b) EPREUVES DECISIVES.

Elles comprennent trois procédés diiférents mais capables chacun d'eux, lorsqu'ils sont positifs, d'entraîner la certitude absolue.

1° Recherche microscopique des hématies. — Cette méthode n'est évidemment applicable qu'à du sang frais, c’est-à-dire à du sang dont les éléments essentiels, les globules rouges, ne sont pas détruits.

Cette destruction est plus ou moins rapide suivant une foule de conditions telles que, température, humidité, putréfaction, ete. Il est certain que sous un certain degré d'humidité, les globules peuvent garder leur conformation à peu près normale pendant des jours et même des semaines. Lorsque le sang est desséché, on fait macérer la tache ou on en dissout une croûtelle dans un liquide capable en quelque sorte, de régénérer les globules. ILe suivant est bien connu Sous le nom de Sérum d'Hayem :

Eau distilée 200cc.

Chlorure sodium 1 gramme Sulfate de sodium 5 grammes Chlorure mercurique 0.50 centig.

On peut encore employer une foule d'autres liquides tels que: eau et glyÿcérine (1 dans ?) ; solution saline normale (0,9%); glyvérine 3 parties, acide sulphurique 1 partie, eau en quantité suffisante pour obtenir une densité de 1028 (Roussin).

Les globules nous apparaissent le plus souvent crénelés, petits, déformés, avec ou sans noyau (mammifères).

Lorsqu'on fait un examen direct au microscope, dans le but de rechercher la présen-e de globules ou le type globulaire, il est bon de penser à la présence possible de cellules vaginales: larges éléments polyédriques que l’on trouve seulement dans le sang menstruel. Dans le cas où l'on dispose d'une solution assez abondante, il y a avantage à s’aider du centrifuge.

Une seu: cause d’erreur peut être invoquée contre ce procédé, test la ressemblance qu’offrent parfois certains spores de champignon avec les globules: mais la confusion est évitable si l’on se rappelle que l'eau, l'acide acétique, ete., détruisent les globules rouges et non les spores.

Les leucocytes, pouvant se rencontrer dans les liquides de l’économie autres que le sang, ne doivent pas être considérés comme caractéristiques du sang.

Il existe un appareil permettant d'examiner le sang directement sur les objets, tels que, coutenux, etc., qui présentent une surface unie.

Cet appareil à été imaginé par Florence (1907), et consiste dans ‘n tube pouvant s'adapter au micrescope et permettant, au moyen d'un prisme, ‘éclairage de Pobjet.

2 Crislauxr d'hémine (Teichman, 1853), — Cu procédé consiste dans la pré ipitation au moyen de certains réactifs, de cristaux d’hémine ou de Teichman, mais qui sont, suivant le réactif employé, sot des chlorhydrates, soit des iodhydrates suit des bromhydrates 4 hématine.

La technique relative à la formation des cristaux de chlorhydrate d'hématine, peut être résumée de la façon suivante: Une croûtelle de la tache, où un fragment du tissu au uiveau de celle-ci, est mise au contact d'une quantité d'eau distiltée AUSSI petite que possible afin d'obtenir une solution concentrée,

La tache faite de SAnZ vieux, sera dissoute plus facilement, soit dass l'eau additionnce d'acide ac étique, soit dans une solution de chlorure de sodium à 1 pour 1000, La formation des cristaux est encore possible en emjloyant comme dissohant l'ammoniaque,

L'emploi du chlorure de sodium n'est pas à conseiller lorsque le sang est frais: au contraire, il est avantageux d'en ajouter une faible quantité (une goutte d’une sol., au 1/1000) à un sang vieux et desséché. Une des raisons pourtant qui empéche qu'on ne réussisse pas parfois à former des cristaux d'hémine, est qu'on emploie ue trop grande quantité de chlorure de sodium dont les cristaux nombreux se déposent sous l'influence de l'évaporation, et masquent le champ microscopique,

Les cristaux d'hémine s'effectuent de deux manicres. La manière lente est la plus recommandable, parce qu'elle donne des cristaux plus gros: Une goutte de la solution sanguine est piacée au centre d’une lame Microscopique et chauffée doucement au contact renouvelé d'acide acétique glacial.

Une trop grande chaleur Qau-desus de 60°C.) fait coaguler l’albumine, et le coagulum retarde à son tour l'action de l'acide acétique; il en résulte que le chlore est chassé avant de pouvoir entrer en combinaison avec l’hématine.

Dans le procédé rapide, cet excès de chaleur n'est Pas à craindre; celle-ci est même poussée jusqu’} l'ébullition du méiange (acide acétique ct solution sanguine) : c'est qu'ici l'évaporation s'opère sous une lamelle couvre-objet. Ii Convient cependant de renouveler la quantité d'acide, dès que l'évaporation est à peu près terminée,

Le chlore du chlorure de slium qui existe normalement dans le sérum où que l'on ajoute, est déplacé par l'acide, nour former avée l'hématiné qui est une base, de petits prismes rhombiques dont la forme, la couleur et le mode de groupement sont taractéristiques du san.

Le sang des autres mammifères donnent des cristaux semblables, mais plus difficiles à précipiter,

Ce sont de petits parallélogrammes À six côtés, d’un jaune brun,

nr ne naine den sta

que le microscope (objectifs histologiques) montre groupés, soit en Croix, soit en paquets de cristaux entrecroisés,

Leur taille Peut varier dans une large mesure (de 1 à 20 milli. èmes de millimètre) : ils sont d'autant plus grands que la cristalli. sation s'est faite plus lentement ; ils répondent à la réaction du gaiac avec le peroxyde.

Descoust à signalé une cause d'erreur intéressante: c’est que les étoffes teintes avec de l'indigo laissent déposer par le traitement avec l'acide acétique, des cristaux identiques à ceux de Teichman.

Une épreuve de contrôle devra donc être faite avec une portion de l'étoffe, située en dehors de Ja tache,

Les cristaux diolhvdrate d'hématine (Strzyzowski) sont obte- DUS au moyen du réactif suivant :

ARE Re Étant dit Die NN nn De eo Acide acétique glacial. + ++ + . 9 gouttes

Acide iodhvdrique incolore. + .«. À gouttes

(Ce réactif ne se cons rve pas.)

Le sang est mis à l'état sec sur la lame, puis il est immédiate. ment recouvert par une Jameile: on fait ensuite pénétrer sous le bord de celle-ci quelques gouttes au réactif, et on porte le tout à lébullition pendant une vingtaine de secondes,

Les cristaux sont des pris > rhombiques noirs ; ils sont obtenus beaucoup plus rapidement que les précédents, tout en étant aussi caractéristiques du sang,

3° Eramen spectroscopique du Sang. — Sans vouloir nous attarder à décrire cet instrument de laboratoire si précieux qui s’appelle le SPectroscope, il est cependant nécessaire, pour l'intelligence de ce qui va suivre, de rappeler qu'il est constitué Par un prisme dont la propriété consiste à décomposer la lumière blanche (lumière solaire ou artifielle) en sept couleurs. Celles-ci sont, de gauche à droite, le rouge, l'oranger, le jaune, le “ert, le bleu, l'indigo, le violet, et constituent ce qu'on est convenu d'appeler le spectre solai. re.

Si maintenant, sur Je trajet du faisceau lumineux qui vient tra. verser le prisme, on intenpose sous certaines conditions, un corps quelconque, solide, liquide ou Sazeux, on s'aperçoit que Je spectre solaire est modifié, c'est-à-dire qu’il présente des bandes d'absorption (raies noires) dont la position, le nombre et la largeur varient suivant la nature de chaque corps.

Cette propriété du SPectroscope si précieuse en chimie pour l’é. tude des différents métaux et de leurs composés, a été utilisée en médecine légale pour la recherche du Sang où plutôt de l’hémoglobine, sa matière colorante.

Les bandes d'absorption d’une substance quelconque peuvent être

désignées par rapport à la place occupée par les raies normales du spectre sojaire; mais il est plus commode et infiniment plus exact d'exprime: leur situation, leur largeur, ete. par rapport aux divisions de l'échelle mi rométrique, réglée de telle facon que la raie du sodium (raie D), ou mieux le milieu de cette raie qui est elle. méme relativement large, corresponde avec la division SO du micrometre,

La largeur des bandes peut varier avee la concentration des 80lutions comme c’est le cas pour le sang: mais le milieu des bandes occupe toujours une position fixe: aussi le répéraze d'une bande se fera toujours par rapport à la division de l'échelle réglée, qui vient tomber exactement au milieu de cette bande.

Fi Lorsque .le sang est frais et tant qu'il se dissout facilement dans l'eau &'üillée, on en fait une solution franchement colorée, équivalente à 1 pour 100, que l'on filtre au besoin pour obtenir un liquile parfaitement limpide. On introluit cette solution dans la cuve à faces parallèles de Schultze, dont les dimensions sont de 10mm d'épaisseur par 33mm de longueur. Si la concentration est suffisante, l'observation doit se faire dans le sens de la largeur de la Cuve; si au contraire, elle parait insuffisante, on tourne la cuve de façon à ce que l'observation se puisse faire dans le sens de sa longueur.

Le spectre normal du sang est celui de loxyhémoglobine (voir planche I, spectre no. 1). (C’est celui que donne le sang artériel et veineux et le sang exposé à l'air, cest enfin le spectre du sang frais, Donc, tant qu’on obtient ce spectre, on peut dire qu'on est : présence de sang frais.

2" Lorsque le sang a pelu son oxygène, soit pathologiquement : asphyxie mécanique, intoxication par l’anhyiride carbonique (C02) ; sont a’tificiellement par addition d'agents rélucteurs, tels que, le sulphilrate d'ammoniaque, le sulfite Le soule, ete. on obtient un autre spectre (voir planche T, spectre no IT) constitué par une seule bande (Stokes) située dans l’espace compris entre les deux bandes de l'oxyhén:oglobine.

Notons que, pour obtenir cette bande de l’hémoglobine réduite, dans un cas d'asphyxie, il faut prendre le sang du coeur en évitant quil vienne un instant au contact de l'air.

3° Lorsque le sang a subi un commencement d’altération, soit par la putréfaction, soit par un dessèchement prolongé, il a perdu de ce fait une partie de son oxygène, de sorte que sa matière colorante se trouve en partie à l€tat de méthémoglobine, laquelle est moins facilement soluble dans l'eaa que l'oxyhémoglobine: Je spectre est alors constitué, pour un dissolvant neutre tel que l’eau, des deux bandes à peine apparentes de l’oxyhémoglobine et d'une bande dans le rouge, d’autant plus nette que la méthémoglobine est plus abondante.

Lorsque la méthémoglobine est dissoute dans l'acide (sol, d'acide citrique: 60 grains à l'once), le spectre observé n'est pas très net, mais on aperçoit encore une bande dans Je rouge et une faible bande dans la région de celle du solium; Je reste du spectre devient noir à Partir de la division 100 de l'échelle Mmicrométrique règke (voir plan. che II, spectre no D).

La méthémoglobine en solution alcaline (sol. ammoniaque faible), donne deux bandes très cipprochées, Apparemment unies dans

PLANCHE ] (D'après Ogier)

I Spectre du Sang normal ou de l'oxyhémoglobine. IT Spectre de l’hémoglobine réduite, III Spectre dun Sang contenant de loxyde de Carbone, avant et après addition de l'agent réducteur.

IV Spectre du sang contenant peu d'oxyde de Carbone, après addition de l'agent réducteur.

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la région de la bande gauche de l'oxyhémoglobine, et le spectre de- Vent noir à partir de la division 100 (voir planche IE, spectre no IL).

Les spectres de la méthémoglobine en solution neutre, acide ou alcaline, ne sont pas très nets, mais par addition de quelques gouttes de sulphydrate d'ammontaque, ils sont réduits à une seule bande, celle de l'hémoglobine réduite,

4 Lorsque l'hémoglobine s'est transformée en hématine (composé de fer dont la formule est (33 H30 N3 Fe03), ce qui a lieu assez rapidement lorsque le sang est exposé à l'humidité ou à l'action prolongée de l'air, cette hématine ne se dissout plus dans l’eau, et il faut avoir recours, soit au dissolvant acide (acide citrique, 60 grains à l'once) qui donne une bande très apparente dans le rouge, le spectra devenant obscur à partir de la division 60, (voir planche TT, spectre no 111); soit, de préférence, au dissolvant alealin (sol. faible d’ammoniaque où «le potasse) qui donne une bande large, estompée dans ia région de celle du sodium (80), le spectre devenant obscur à Partir de 105 (voir planche 11, spectre no IV).

Les spectres de l’hématine en solution soit acide, soit alcaline, peuvent également être réduits par l'addition du su:phydrate d’ammoniaque, en un spectre composé de deux bandes tiès nettes, très foncées: la première étroite correspond à la division 9S, la seconde large, estompée, cocrespond à la division 112 (voir planche [1, spectre no V).

La plupart des observateurs s’accordent à reconnaître la valeur particulière de ce spectre dit de l’hémochromogène, ct insistent pour qu’il soit toujours recherché. Il est bon de faire remarquer cependant, que lorsque la concentration est faible, la bamle droite devient moins distincte et peut même manquer tout à fait; tamis que celle de gauche reste très perceptible même dans des solutions à peine colorées. Remarquons en outre, que le spectre de l'hémochromogène est très voisin de celui de l’hémoglobine oxyearbonte,

5° Le spectre de l’hémoglobine oxycarhonée constitue un moyen très précieux de diagnostic dans les 18 d’empoisonnement par l'oxyde de carbone.

Le gaz d'éclairage est obtenu par la distillation sèche du charbon ordinaire (coal) dont ile résidu solide est le coke et le résidu plus ou moins liquide, Je goudron (tar). Le gaz d'éclairage normal contient des substances incombustibles telles que CO 2, N. O, qui s’y trouvent en petites quantités, et des carbures d'hydrogène: méthane, éthylène, propylène, ete., de formule (CxH2x) non saturée, qui eux, fournissent la chaleur et au besoin, l'éclairage. L'oxyde de carbone, Co. s'y trouve en proportion de 6 à 8%, il donne peu de chaleur et un très faible éclairage.

Le gaz à l'eau (water-gas) est préparé en faisant passer de la vapeur d'eau sur du coke incandescent, à une température mnyenne da 2000° F, L'xygène de la vapeur d'eau se combine avec le carbone et forme un mélange gazeux dont l'oxyde de carbone se trouve le principal

constituant (47% environ).

Le mélange du gaz ordinaire avec le gaz à l'eau constitue donc un

danger sérieux pour le service des maisons d'habitation, et pour cette raison, devrait être défendu par nos lois,

Rien n'est plu lingereux en outre que l'usage de ces petites chauf. frettes à guz duns des chambres mal aérées,

L'oxyde de carbone se combive avec l’hémoglobine pour former Un composé très stable, et dont le spectre quoique légèrement plus à droite que celui du sang normal, lui est en tout semblable.

La différence des deux spectres s'établit facilement en ajoutant à la solution sanguine, un agent réducteur comme le sulphydrate d’ammoniaque (autint de gouttes de celui-ci que la cellule ou le tube con. tient de centimètres cubes de solution sanguine), Celuiæi, comme il a été dit ci-dessus, a ‘pour effet de réduire en une seule les deux de l’oxyhémoglobine, tandis qu'il ne modifie nuliement les deux ban- € du spectre de l’hémoglobine (voir planche I, spectres no. III et IV).

Cependant au dire d’Ogier, la distinction est devenue impossible entre les deux spectres, lorsque le mélange d’oxyhémoglobine et d’hé- Loglobine oxycarbonée se trouve dans le rapport de une partie de cette dernière pour dix parti * de la première.

En général, lorsqu'on à à faire l'examen spectroscopique d’un “:2g contenant de l’oxyde de carbone, et surtout lorsqu'il en contient Feu, il faut éviter d’agiter ce sang à l'air, car l'oxydation peut se Produire de nouveau et la réduction s’opérer ensuite. On évitera la possibilité d’une réoxydation en ajoutant dans le tube, après l’addi. tion du sulphydrate, une goutte d’huile.

Le spectre de l’hémoglobine oxycarbonée peut servir à établir que la personne était vivante avant le début d’un incendie.

6° Lorsque le sang a été chauffé fortement, comme i] arrive par repassage d’un linge ou d'un habit, ou encore par carbonisation partielle d’objets ( bâton, vêtement, etc.) ; lorsque le sang ne se dissout plus, ni dans l'eau, ni dans les acides ordinaires, ni dans les alcalis,

débarrasé du fer) et on n’a d’autre ressource que de le dissoudre dans l'acide sulphurique pur. La solution ainsi obtenue est additionnée d’un peu d’alcool absolu et d’eau, puis elle est soumise à l'examen, qui laisse voir le spectre de l’hématoporphyrine acide (voir planche

Si l’on veut observer l'hématoporphyrine en solction alcaline, On n’a qu'à traiter la solution sulphurique par l'eau, laquelle a pour effet de précipiter lPhématoporphyrine en flocons blanchâtres, On filtre sur coton-verre, on lave le précipité puis on le dissout dans la potasse (voir planche IT, spectre no. VII).

Dans la description qui précède, nous n’avions en vue que l'examen au moyen du grand spectroscope de laboratoire, il convient d’a. jouter qu’il existe un appareil plus petit et moine précis, dit “spec. troscope de poche”; et enfin un apparil très précieux qui peut s’a.

Spectre de la méthémoglobine en solution acide.

Spectre de la méthémoglobine en solution alcaline.

Spectre de l'hématine en solution acide.

Spectre de l'hématine en solution alcaline,

Spectre de l’hémochromogène.

Spectre de l'hématoporphyrine en solution acide.

Spectre de l’hématoporphyrine en solution alcaline.

PLANCHE IE C'apres l'yier)

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dépter à la place de l'oculaire du microscope et que, pour cela, on appelle micraspectroscope, Ce dernier instrument peut être utilisé pour des quantités de sang presqu'infinitésimales, Si le linge est päle ct assez mince, on peut opérer directement sur la tache, sur les fibres dissociées et même sur une seu'e fibre. Lorsqu'au contraire, l'étoffe est foncée, où épaisse, où même opaque commie la lame d’un c. ateau, on fait d’abord une empreinte de la tache avec un papier buvard blanc (papier filtre mince) dont on découpe ensuite une parcelle d'environ un millimètre carré, Celle-ci est placée sur une lame ve verre et examinée directement au microspectroscope,

Avec le microspectroscope, on cherche autant que possible à obtenir le spectre le plus net, qui est celui de l'hémochromogène, Dans ce but, on ajoute, sur la lame de verre, au Papier portant l'empreinte ou à la parcelle de tissu clair portant la tache, une goutte ce potasse qui a pour effet de transformer l’hémoglobine en hématine alcaline, on ajoute enfin une goutte de sulphydrate d’ammoniaqne qui, par réduction, donne le spectre de l'hémochromogène,

IT est à remarquer que le papier blanc à filtrer, étant parfaite. ment translucide, se prête bien à cet examen.

La méthode spectroscopique pour l'examen du sang est une des plus rapide et plus sensible (1/1000 d’un grain de sang). Comme,

: en outre, elle entraîne la certitude absolue, il s’en suit qu'elle est la

plus couramment employée, pour caractériser Je sang, dans la pratique médico-légale, Notons qu’il existe un bon nombre de substances colorantes : picro-armin, carmin-aluné (cocheneal fémale insect) et autres pré. parations carminées inférieures (lac-dye) dont le spectre ressemble à celui du sang, mais aucune d’elles ne se conduit comme le sang sous l'action des rénctifs, Comme on peut être appelé à déterminer la nature exacte d’une tache colorée quelconque, les quelques indications suivantes pourront être ntiles :

1° La couleur du sang n’est pas modifiée par addition d’ammoniaque ;

2° Le carmin (hématoxylon, hématéine, hématoxyline) donne une coloration rouge feu par addition d'ammoniaque. Le spectroscope pourra en outre aider à résoudre la question.

3° Les taches de fruits tels que, mûres, groseiiles, raisin de Corinthe, gelée, ete, donnent une coloration verte avec l’ammoniaque faible.

4° La rouille n’est pas affectée par l’ammoniaque: elle vire au noir par le sulfure d’ammonium. Oxydée par l'acide nitrique fort et mise en présence de Ken, elle donne une couleur

rouge.

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