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PREUVES DE LA VIE SANS RESPIRATION

Normalement la respiration s'éfcablil dès que le foetus est évacué; mais il n'est pas rare qu'elle retarde quelque.^ instants, surtout si la circulation placentaire n'est pas interrompue. Ce retard est lAus fréquent et d'ordinaire plus 'long chez l'enfant né loin du terme de la grossesse. Il arrive aussi que l'enfant naît dans un état de mort apparente, par suite de circonstances particulières de l'accouchement: longueur du travail, compression du cordon, décollement placentaire, etc ; si bien que souvent la respiration ne s'établit qu'après plusieurs minutes, même quand on a recours à la respiration artificielle.

Un des rares signes auxquels on peut reconnaître qu'un enfant est né vivant, bien qu'il n'apparaisse pas qu'il ait respiré, consiste dans les violences éventuelles subies par l'enfant. Il faut évidemment que ces violences portent les caractères des blessures faites pendant la vie — hémorrhagie et coagulation — , mais aussi, et surtout, qu'elles n'aient pu être faites qu'après l'expulsion de l'enfant du sein de la mère. Ce sont d'ordinaires des blessures mortelles et qui ne peuvent être attribuées au fait de l'accouchement.

Un autre signe de la vie sans respiration consiste dans la présence d'air dans l'estomac et l'intestin ; mais ce signe est sujet à certaines réserves qui seront exposées avec les signes de la vie avec respiration.

Lorsque l'enfant est macéré, il est clair que l'enfant avait cessé d^exister au moment de la naissance.

En résumé, si d'une part, la vie extra-utérine sans respiration est possible, et, dans maints cas, assez prolongée pour que le crime d'infanticide soit commis, la preuve médicale de cette vie sans respiration tist d'autre part si exceptionnelle que rarement, dans ces conditions, l'accusation est (portée ou maintenue. If reste évidemment la preuve par témoignages des personnes présentes qui ont vu remuer l'enfant.

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