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MORSURES

Les morsures d'animaux que l'on rencontre dans la pratique, sont celles du chien et du cheval. Elles peuvent se borner à une simple empreinte superficielle; mais plus souvent leur action marquée par des arrachements étendus, capables d'entraîner la mort. Elles peuvent en outre, celle du chien surtout, transmettre la rage.

La morsure de l'homme est de profondeur variable, consistant tantôt dans une simple excoriation avec ou sans ecchymose, tantôt dans des plaies contuses ou des arrachements d'organes : nez, oreilles, doigts, etc. Elle est souvent assez caractéristique pour permettre l'identification de l'agresseur. Elle peut transmettre la syphilis (cas d'observation du Dr Thoinot)'.

5° ECRASEMENTS.

Ils résultent, soit du passage sur le corps d'une voiture chargée, d'un wagon, etc., soit de la chute de masses pesantes diverses : pan de mur; bloc de pierre; éboulement de terre, de charbon ,de ciment, etc.

Les lésions sont en général limitées à la surface contuse et consistent dans des épanchements sanguins, des épanchements de 'sérosité) des décollements de la peau, des déchirures d^ parties molles, des fractures des os, des ruptures des organes internes.

Le passage dune roue de voiture sur le corps laisse souvent une empreinte parcheminée sous (forme de 'bande allongée et large, ou bien il se traduit par un décollement de la peau parfois énorme, dû au mouvement de rotation de la roue.

En général, les lésions extérieures et surtout celles de la peau, ne donnent pas une idée exacte de l'intensité des lésions profondes, et le contraste est particulièrement frappant lorsque ,1a force écrasante a porté au niveau de l'abdomen. Il n'est pas rare alors de constater des déchirures du foie, des reins, de la rate, etc., sans la moindre lésion externe, ou seulement quelques érosions avec ou sans ecch}Tnoses sous-jacentes.

Les hémorrhagies sont d'ordinaire peu considérables dans les écrasements.

G ° TA MPONNEMENTS.

Ils sont produits par le heurt violent d'une voiture, d'une automobile, d'un wagon, etc., et le corps est heurté librement, ou bien il est pris entre deux forces contraires dont l'une en mouvement et l'autre immobile mais résistante, comme par exemple un mur, une clôture, etc.

Les lésions que déterminent les tamponnements sont comme les écraseiments, limitées à la surface contuse et soumises aux mêmes considérations.

Les tamponnements et les écrasements sont surtout d'origine a cidentelle et donnent plus souvent lieu par conséquent à des procédures civiles qu'à des procédures criminelles; il n'est pas excessivement rare toutefois de les rencontrer à l'origine du suicide. Les mélancoliques entre autres, ont de ces impulsions qui les font se jeter sous les roues d'un tramway, ou se placer sur une voie de chemin de fer afin de se faire écraser par un train.

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