EXPLOSIONS
Les explosions résultent, soit de la rupture de récipients (chaudières des machines à vapeur, tuyaux de conduite des apparei s à chauffage, etc.), où se trouvent comprimés fortement des gaz ou des vapeurs; soit de la production brusque par transformation chimique, d'un volume gazeux trop considérable pour pouvoir être maintenu sous la pression atmosphérique clans un espace, soit clos, soit resserré (cave, égoût, chambre, etc.)
Le premier groupe d'explosions reconnaît une origine accidentelle et il en est aussi de même de la plupart de celles du second groupe, notamment des gaz : gaz d'éclairage, acétylène, grisou, gaz méphitiques (fosses d'aisances, puits)'; des vapeurs d'éther, d'alcool, de pétrole, de gazoline, de térébentine, etc ; des poussières de charbon dans les mines et des poussières de farine.
Les explosions criminelles sont dues surtout aux substances explosives proprement dites, dont les principales sont: les pou:lre3 noires et pyroxylées, le fulminate de mercure, le chlorate de potasse, le picrate de potasse, la dynamite (mélinite, nitroglycérine, etc.)
Les engins explosifs employés dans un but criminel, prennent les formes les plus variées : bombes, marmites, malles, livres, boîtes, cigares, etc. Ils renferment ordinairement, outre la substance explosive, des clous ou autres objets destinés à former projectile.
Quelque soit la nature de l'explosion, les lésions rencontrées "Sont de deux ordres :
1° Les brûlures surtout produites par les matières gazeuses 'ou les vapeurs enflammées ;
2° Les blessures de toutes sortes: plaies étendues; plaies superficielles, petites et multiples; fractures; arrachements et broiements.
Les agents actifs des blessures sont: le jet gazeux dont la violence semble seule capable d'expliquer la décapitation, les arrachements de membres, etç; les fragments de [l'enveloppe qui contenait l'explosif; les projectiles improvisés (clous, etc.), mêlés à la substance explosive; les objets ou leurs débris, projetés par l'explosion; enfin les [poussières elles-«mêines.
La dynamite ordinaire, constituée par un mélange de nitroglycérine et de tri poil i (silice)', se reconnaît assez bien en portant sous le champ du microscope, la 'poudre blanche, très fine, que l'explosion détermine et projette sur les objets ou les personnes. On peut voir q>ie cette poudre contient une quantité considérable de diatomées (algues) qui ne sont autre chose que le silice lui-même.
Dans les explosions dues à la poudre noire (nitre, soufre, charbon), les sujets sont couverts d'une poussière noire; dans les exrpflosions des substances à base d'acide picrique (mélinite), les sujets sont 'colorés en jaune.