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MICRO-ORGANISMES DE LA SUI'PUHATION

eluuid ; colorez par les solutions liytlro-alcooliques, de Lot'fler, etc.; ensuite par les procédés de double coloration de Gi'am.

Sur les préparations à coloration simple, on

Fig. 18. — Septicémie de Pasteur.

A, Culture.

B, Surface du foie (Cobaye).

aperçoit d'abord les glohultis de pus assez fortement colorés; puis, dans les espaces qui les isolent les uns des autres et môme dans le contenu cellulaire de quelques-uns d'entre eu,\, on voit des niicrococcus de deux espèces différentes : les uns en forme de staphi/lococcus, les antres |)reiiant l'as-

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pcct de atrcplococcus courts, léf^èreraont incurvés, composrs chacuu de cinq, six coccus, dix au plus : ce sont là les deux genres bactériens que Ton rencontre le plus ordinairement dans le pus.

Dans les préparations colorées par le procédé de Grani, on se rend facilement compte que les stapliylococcus prennent les uns aussi bien que les autres la coloration violette et tranchent ainsi nettement sur le l'ond de la préparation. Bien plus, les ditTéreutes espèces de staphylococcus du pus, au nombre de trois, se colorent également toutes par le Gram, de sorte qu'on ne peut les dilTérencier les unes des autres par le firapie examen microscopique : ce n'est que les cultures, surtout celles sur gélatine, qui permettent une diiïérenciation sûre.

Outre les staphylococcus et les streptococcus que nous venons de signaler, on rencontre dans certains cas d'autres niicro-orgaiiismes, (quelquefois même des bacilles; mais ces cas sont exceptionnels, aussi ne ferons-nous que signaler ici par leurs noms ces différents micro-organismes; ce sont :

Le Mici'ococcus cereus albus.

Le Micrococcus cerciif^ flavus.

Le Micrococcus pijoijenes teiiuis.

Le Iktcillus pyogenes fœtidus.

Le Bacillus pyucyancus.

Nous allons étudier rapidement les espèces principales, celles que l'on rencontre le plus fréquemment dans le pus :

1° Stdpliylococcus pyogenes (turciis.

C'est là l'espèce la plus importante. On la l'encontre dans tous les pus, dans les furoncles, dans l'ostéomyélite, etc.

Lé pyogcnr.s aurruii examiné dans le jms y prend l'aspect d'une sorte de zooglée de cinq, dix individus, réunis les uns près des autres, de telle façon

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qu'ils forment une sorte de grappe. On en voit aussi dans l'intérieur des cellules de pus. Il se colore dans les solutions hydro-alcooliques, dans le Lot'fler, le Malassez et le Gram.

Inoculalion au lupin. — Lors([u'on inocule à un lapin une assez grande quantité d'une culture virulente de Vaureiis, il se produit au point d'inoculation un abcès dans le pus duquel on rencontre le microbe.

Si l'inoculation se fait duns les veines, le lapin ne meurt pas, mais le plus petit traumatisme que subira ensuite l'animal donnera pour ainsi dire un coup de fouet à la maladie et le lapin ne tardera pas il mourir CCinfection purulente.

Cultures. — L'aureus pousse très bien à l'air dans tous les bouillons, mais il n'y donne pas une culture bien caractéristique. Exposé à 37° le bouillon ensemencé se trouble en moins de quinze heures; puis il devient légèrement doré, tandis qu'une partie de la culture se dépose au fond du ballon sous forme d'une poudre légèrement jaunâtre.

\^'uureus donne sur gélatine une culture très caractéristique; comme il liquéfie ce milieu, il est indiqué de le semer en piqûre. Au bout de peu de temps il se forme, autour de la piqûre, une culture blanche sans caractères spéciaux ; puis à la surface on voit apparaître une pellicule, blanclie d'abord, et de plus en plus jaune : la liquéfaction est alors commencée. Quand tout le cylindre gélatineux est liquélié, la culture forme au fond du tiilx; un dépôt abondant ,/«î(?!t' d'or.

Sur la (idlose la culture ressemble à la précédante; nuiis la liquéfaction n'a pas lieu.

Semé en strie il forme d'abord une culture l)lanche, qui prend avec le temps une couleur jaune d'or, ciiractéristicpie du microbe.

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MALADIES MlCROniEiNNES.

Sur la pomme de terre Vaureus pousse abondamment et forme une pellicule jaune.

2° Slaphylococcus iiyorjemis albus.

On le rencontre dans le ])us en même temps que Ynureus; il se comporte de la même façon que ce dernier; il liquéfie la gélatine, main donne toujours une coloration blanche.

11 paraît moins virulent que le premier.

3° Slaphylococcus pyoqenes citreus.

On le rencontre dans le pus, plus rarement que les deux autres; il ne s'en différencie que par ses cultures, qui prennent une teinle jaune pâle citron, beaucoup moins foncée que celle que produit en pareil cas Vaureus.

4» Streptococcus pyogenes.

On le voit fréquemment dans le pus où il forme de courtes chaînettes contenant chacune cinq à six ;ii ains, dix au plus, légèrement incurvées.

11 se colore très bien dans les solutions hydroalcooliques, dans le Lôi'fler et le Malassez. Il prend le Gram.

Cultures. — 11 pousse dans les bouillons ; sa culture adhère aux parois du ballon ; elle se précipite ensuite dans le fond sous forme d'un dépôt grisâtre.

11 liquéfie la gélatine, et donne une culture blanche, laiteuse.

11 pousse également bien sur la gélose.

Son action pathogène n'est pas encore bien déterminée : aussi ne nous étendrons-nous pas davantage sur ce sujet.

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