II. Rouget expérimental
Les animaux qui prennent expérimentalement le rouget sont : leporc, le hipii}, la souris et le pigeon.
Le cobaye est absolument réfvactairc.
Le porc n'est pas un bon réactif expérimental du rouget : l'inoculation sous-cutanée, même avec les produits les plus virulents, peut échouer; l'infection par le tube digestif (ingestion des viscères d'un porc ayant succombé au rouget) est plus certaine, mais non absolument sûre.
ROUGET DU PORC
Le pigeon, la souris, le lapin sont beaucoup plus sensibles que le porc à Vinociilalion du rouget.
La matière d'inoculation sera puisée dans la rate, les ganglions, la moelle osseuse d'un animal mort du rouget. L'inoculation sera pratiquée à la seringue de Pravaz dans le tissu cellulaire souscutané du lapin et de la souris, dans le muscle pectoral du pigeon : l'inoculation intra-péritonéale réussit fort bien aussi sur ce dernier animal.
Le virus du rouget passant en séries sur le lapin augmente de virulence pour cette espèce animale, uuiis s'affaiblit pour le porc : un virus de huitième ou neuvième passage du lapin n'est plus capable de tuer le porc, et ne lui confère qu'une immunité peu solide.
Le virus du rouget passant en séries sur le pigeon augmente de virulence d'une façon absolue : un vii'us de troisième ou quatrième passage tue sûrement le ])orc.
Le lapin succombe à l'inoculation du rouget en trois à cinq jours ; le pigeon en quatre à sept jours; la souris en trois à quatre jours.
Les lésions sont viscérales et portent surtout sur la rate qui est hypertrophiée (et souvent d'une façon considérable chez le pigeon), le foie qui est congestionné, les ganglions.