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IV. Culture du bacille du rouget

Le bacille du rouget est aérobie, mais il se plait mieux encore à l'abri de l'air : il est plus unaérubic qu aérobie.

Il pousse à la température ordinaire du laboratoire et à celle de l'étuve.

La aemence à choisir est le sang, la pulpe de rate, la pulpe ganglionnaire ou la moelle osseuse.

Coltuhe d..\ns le bouilloî. — Elle se fait soit en. présence de l'air, soit à l'abri de l'air. Le bouillon additionné de 1 ]). 100 de gélatine et de 1 à 2 p. 100 de peptone convient surtout pour cette culture. Après 48 heures de séjour à l'étuve à la température de 35 à 39", le bouillon, soit dans le matras, soit dans le tube à vide, est troublé; le développement de la culture n'a du reste rien de caractéristique.

Culture dais s l.\ gél.\tine. — Le rouget du porc donne dans la gélatine ensemencée \ia.v jnqilrc une belle culture, absuluine)il caradérisliqite. C'est dans les couches profondes, ;)e« acrécs, que la culture se développe surtout. Au bout do quelques jours, la culture se montre sous forme de petites houpelles raj'onnant autour du trajet de l'aiguillo qui

ROUGET DU PORC

a fait rensemenccment en piqûre : l'ensemble u rappelle assez bien la fornae d'une petite brosse à bouteilles ». Cet aspect n'est bien net que dans les premiers temps ; après 20 à 25 jours il s'efface, et la culture perdant sa netteté semble diffuser dans l'ensemble de la gélatine.

La septicémie des souris cultivée en piqûre sur la gélatine donne une culture assez semblable à celle du rouget, mais toutefois plus floue.

Le bacille du rouget du porc ne cultive pas sur la pomme i.Ie terre en présence de l'air ; à l'abri de l'air, la culture est peu abondante, pénible et semble creuser les couches superficielles de la pomme de terre.

Le microbe cultive a le même aspect à pou près que dans l'organisme ; cependant il prend dans les milieux artificiels une forme allongée que jamais il n'a sur l'animal.

Les cultures faites dans le vide, ou en présence d'un gaz inerte, conservent mieux leur virulence que les cultures faites à l'air. Les cultures dans la gélatine se conservent longtemps. Nous avons pu, avec M. Nocard, nous assurer qu'une culture sur gélatine datant de huit mois avait encore la faculté de repulUiler après transplantation, et pouvait tuer le pigeon. Une culture de neuf mois au contraire a pu être transplantée, mais n'a donné qu'une culture défectueuse et semblait avoir perdu sa virulence : éprouvée su rie pigeon, elle ne donna pas la mort, mais l'animal succomba quelque tem[)s après à riuoi iilalion d'une (uilture virulente.

Résumé des caractères du bacille du rouget du porc

Aérobie et anaérobie ;i, la fois, niais se plaisant mieux à l'abri de l'air, le bacille du rouget est un organisuK! très (in qui prend facilement les couleurs

MALADIES MICROBIENNES

d'aniline, et se coloie par les méthodes de Gram et Weigert. Il pousse dans le bouillon, la gélatine, et donne dans les tuhcs de gélatine ensemencée par piqûre une culture tout à fait caractéristique.

DU DIAGNOSTIC MICROBIOLOGIQUE Du rouget du porc, du choléra du porc, et de la peste porcine (i) .

A l'heure aciuelle il semble qu'au moins trois aff'eciions épizootiques du porc ont été confondues longtemps sous la dénomination de Rouget, érysipèle, mal rouge du porc, etc. Une « grande ressemblance des signes objectifs de ces maladies, et notamment la coloration rûuge intense que revêt la peau des malades à l'approche de la mort », le défaut d'autres méthodes diagnostiques que l'examen macroscopique des lésions, autorisaient cette confusion.

L'étude microbiologique et les inoculations expérimentales permettent de poser un diagnostic plus certain.

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