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II. Le choléra du porc

Décrite par Salmon sous le nom de Ilog-Choléra, cette maladie a été retrouvée et décrite chez nous par MM. Cornil et Chantemcsse à Gentilly et à Marseille, par MM. Rietsch (1) et Jobert à Marseille; c'est le awine fever des Anglais, la p;(eî««o-eH<e)'t7ts infections de Klein; c'est encore la diphtérie du porc, épidémique depuis quelques années en Suède et dans le Danemark.

Le microbe de cette maladie est un bacille mobile, aérobic, anaérobie, qui ne se colore pas par les méthodes de Gram et Weigert; il pousse sur la gélatine et la pomme de terre avec les caractèi'es propres que nous avons indiqués ci-dessus.

Inoculé aux animaux d'expériences, il tue la souris, le lapin, le cobaxje, et, mais seulement à forte dose, le pigeon. La poule est rél'ractaire.

(l) M. Hietscli nie l'iilculité du Ijiicille ((u'il :i décrit avec celui de Salmon (v. Ihe Journal of coiiijiar. Med. and Sur//., avril 1888). M. Salmon pense avec raison que ces deux organismes sont les mêmes. .Nous avons eu, dans le cours de cette année, l'occasion, au laboratoire de M. Nocard, de suivre toutes les expériences faites par lui .1VCC les cultures qu'il tenait do M. Salmon, de M. liang de l'.openhague, et celles qu'il avait obtenues d'un pore mort de pneumo-entérile dans la Ijanlieue de l'aris.

D'autre part, dans un récent voyage à Marseille, M. Nocanl a pu autopsier des porcs morts de la maladie épizootique décrite par liietscli ; des inoculations, des cultures ont clé faites daus son lalioratoire d'Alfort : l'identité entre le bacille de Salmon et le liacille qui c.iusa l'épizootie de Marseille nous parait absolue. Ajoutons que MM. Cornil et Oliaulemesso reconnaissent que le microbe qu'ils ont étuilié dans la même épidémie que .M. Uieslcli et avant lui eft identique à celui de M. Salmon (Lettre de M. Cornil à M. Salmon in l/u: Journal «f. r<,\aiuir . Mml and Siinj., avril 1 888).

MALADIES M1CK0131ENNES.

m. La peste porcine (swine plague des Américains^ Schweine Seuche de Lôlfler et Schùtz).

Nous n'avons pas jusqu'ici eu l'occasion d'étudier le microbe de cette affection. Voici ses caractères d'après les auteurs : bacille court, ovale, immobile, qui se colore d'une façon spéciale, les deux extrémités prenant la couleur, le centre restant incolore.

Ce bacille tue la courts, le lapin, le pigeon, respectant davantage le cobaye. Inoculé à large dose, il tue la poule.

Enfin l'infection parla voie digestive, qui réussit si bien chez le porc avec le Hog-Choléra, échoue absolument quand il s'agit de la peste porcine.

FARCIN DU BŒUF

Les anciens auteurs Hurtrel d'Arboval, Gellé, Cruzel, ont décrit « sous le nom de furcin du bœuf une maladie chronique caractérisée par l'inflammation suppurative des vaisseaux et des ganglions lymphatiques superficiels, entraînant rarement la mort, mais se traduisant à la longue par l'amaigrissement et des symptômes de plitisie tuberculeuse » (Nocardj.

Cette maladie, assez rare en France à l'heure actuelle, existe à la Guadeloupe, où elle est fréquente et ordinairement morlelle à plus ou moins longue échéance (Couzin).

FARCIN DU BŒUF

Sur quelques pièces anatomiques (pus et fragments de tissus malades) que M. Couziu lui adi-essa de la Guadeloupe, M. Nocard a, dans ces derniers temps, t'ait une étude microbiologique de cette curieuse affection : les résultats en ont été publiés par lui dans le Recueil de médecine vctérinaire du lo février 1888 et dans les Annale>^ Pasteur (juin 1888) : c'est à ces deux sources que nous emprunterons presque textuellement le court exposé suivant.

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