‹ Précis de microbieChapitre 134 sur 156 · A. — SEPTICÉMIE EXPÉRIMENTALE DES SOURIS DE R. KOCH · texte numérisé non relu

A. — SEPTICÉMIE EXPÉRIMENTALE DES SOURIS DE R. KOCH

Cette maladie a été étudiée par Koch (1878) ; c'est en inoculant du sang putréfié sous la peau des souris qu'il découvrit cette affection. Il tua ainsi toute une série d'animaux. Il montra qu'il sufiiaait de la simple piqûre d'une épingle souillée par le sang d'une souris morte de l'affection pour reproduire la maladie chez une autre et lui donner infailliblement la mort.

II. Expérimentation sur les animaux. La maladie chez la Souris. Symptômes et lésions.

La souris des maisons est facilement infectée, tandis qu'au contraire la souris des champs est réfractaire. Les pigeons et les moineaux prennent aisément la maladie.

Le kqnn ne prend qu'exceptionnellement l'alTection et il condition de lui inoculer le virus le plus virulent à hautes doses. Généralement, il est seulement indisposé légèrement, puis ne tarde pas à recouvrer la santé : il est alors vacciné et résiste à l'action de toute inoculation postérieure.

De préférence on choisira pour les expériences la souris blanche, plus maniable et moins farouche que les autres.

On inoculera soit du sans; recueilli purement

SEPTICÉMIE EXI'ÉIUMENTàLE DES SOURIS. 33!j

sur un animal mort do ki maladie, soit une culture. La quantité de liquide inoculée, dans ce dernier cas, sera supérieure à celle inoculée si l'on emploie le sang : les cultures paraissent en cfl'et un peu moins actives que le sang.

L'inoculation se l'ait dans le tissu conjonctif sous-cutané de la région du dos ou du plat de la cuisse. La durée moyenne de la maladie est d'environ de quarante à cinquante heures, elle peut ([uelquefois durer davantage.

On constate chez les souris des maisons ainsi infectées des symptômes spéciaux très accusés et qui permettent à eux seuls de porter un diagnostic a peu près certain.

La souris est aijattue, ne se déplace que rarement, ne mange plus. Les yeux d'abord larmoyants, se ferment à demi et ne tardent pas à être atteints d'une conjonctivite qui provoque la sécrétion d'un pus blanchâtre, collant souvent les deux paupières l'une à l'autre. Les poils sont alors fortement liérissés; la souris est ramassée sur ellemême, le dos fortement voussé et ne tarde pas à mourir.

On la trouve alors couchée sur le côté, jamais sur le dos, la tète repliée vers le sternum, la colonne verl('bralc fortement voussée; le cadavre, trùs rigide, est ainsi recoquevillé sur lui-même.

A l'autopsie on trouve peu de lésions macroscopiques, si ce n'est un léger gonllenieiit de la rate et un peu do congestion de tous les organes en général. Quek[uol'ois, on rencontre un léger œdème, très virulent d'ailleurs, envahissant la région d'inoculation.

Page 1