C. AUTOPSIE DES SUJETS
[o Meulière de fixer les divers sujets. — Pour les souris prenez une planchette de liège et fixez l'animal à la planchette, le ventre en l'air, par quatre épingles plantées sur les pattes étendues.
Les moineaux seront fixés également sur une planchette en liège par trois épingles; une traversera le cou, les deux autres seront plantées sur les pattes : inutile de dire que la partie correspondante à la planchette est le dos, le ventre étant dirigé en haut.
Les cohuijes, les lapins, les poules, les pigeons, seront étendus sur des planches de plus grande dimension en bois, en zinc, etc. ; ces planches devront porter près des angles, sur la face où sera fixé l'animal, des crochets ou des clous à extrémité supérieure recourbée à angle droit sur la partie s'enfonçant dans la planchette.
Les cobayes, les lapins seront disposés le ventre en l'air sur la planchette; sur chacune des pattes on nouera l'extrémité d'un liloa d'un ruijan, dont l'autre extrémité sera attachée de court au crochet ou clou correspondant de l'anghi de la planchette: il est nécessaire que les membres soient forteunnit étendus et les nœuds très serrés.
Les piyeons et les poules seront étendus sur la planchette le ventre en l'air; on devra au préa-
70 EXPÉRIENCES SUR LES ANIM^AUX
lable couper les ailes; le cou recevra une anse de fil ou de ruban ; cette anse correspondra au milieu du lien dont les extrémités seront à droite et à gauche nouées sur le clou ou crochet dont il a été question. Les deux patles seront ensuite attachées comme il a été dit pour les membres postérieurs des lapins et dos cobayes.
La fixation des sujets à autopsier est fort importante; on ne saurait bien faire une autopsie si l'animal est mal attaché ou simplement disposé dans un plateau, une cuvette.
L'animal étant fixé, on coupe soigneusement les poils des hqjins et des cobayes sur toute la face antérieure de la poitrine et de l'abdomen; on arrache sur les mêmes régions les plumes des volatiles.
2" Ouverlure des cadavres. — Sur les lajnns, les cobayes, faites une incision verticale allant de la fourchette sternale à la partie inférieure de l'abdomen; disséquez soigneusement la peau, et pour donner plus de jeu, prolongez l'incision sur la naissance de chacun des membres. Faites une boutonuière à la paroi musculaire abdominale sur la ligne médiane, et ouvrez alors cette paroi sur toute la longueur; la cavité abdominale sera ainsi mise à nu.
Pour découvrir les organes thoraciques incisez le diaphragme, coupez les côtes sur les parties latérales, relevez et rabattez en haut le plastron costal ainsi obtenu.
Tel est le manuel opératoire de l'autopsie ordinaire. S'il est nécessaire de pousser l'autopsie plus à fond, d'enlever les centres nerveux par exemple, on procédera à cette opération, que nous n'avons pas à décrire ici.
L'ouverture des cadavi'cs des pi'f/coH'î, poules et moineaux se fora d'une façon un peu différente :
AUTOPSIE DES SUJETS
après dissection de la peau on pratiquera une incision courl)e, profonde, partant de l'extrémité supérieure du tiiorax, passant sur les côtés de la poitrine, descendant au-dessous de la pointe du sternum qu'elle embrassera dans sa concavité, et remontant sur le côlé opposé du thorax; la partie inférieure de cette incision ouvrira la cavité abdominale au niveau du foie; un coup de ciseau sur la liiiue médiane achèvera en bas l'ouverture de la cavité abdominale ; on découvrira le thorax en sectionnant la cage osseuse dans la direction de l'incision; on coupera les deux clavicules, et le plastron thoraciquo sera rabattu en haut et enlevé.
De l'autopsie des gros animaux nous n'avons rien à dire : elle se fait suivant les règles propres \>ouv ciiaque espèce et sortirait du cadre de notre sujet.
3° Rrcolle des proihiU^ organiques. — Humeurs et tiasus. — C'est la partie essentielle de l'autopsie, celle qui doit fournir le micro-organisme à étudier, les matières de semence et d'inoculation : elle exige des conditions de pureté absolue.
iXous n'avons jusqu'ici, on l'a vu, prescrit aucun lavage désinfectant du sujet, aucune stérilisation de la peau ou des instruments d'autopsie; ces pratiques nous paraissent inutiles et superlliies : la leclmique que nous allons indiquer réalise dans la rt'colte des produits organiijues toutes les conditions de pureté désirables.
l']nvisagr'e d'une façon générale, l'opéi'ation comjirend trois tem|)S :
.V. St&rilisalion parfaite de In. surface de l' organe qui doit fournir la matière;
15. Prise de la rnatièrc à l'élal de pureté parfaite dam les profondeurs de l'orqane;