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CONSERVATION DE PIÈCES PATHOLOGIQUES

Il arrive encore journellement qu'après une autopsie on désire conserver pour des coupes liistologiques ultérieures des fragments d'organes.

Un mot de la technique de ces petites opérations, qu'il est indispensable de bien savoir pratiquer, est donc nécessaire.

1. Les liquides elles pulpes peuvent être conservés dans les pipettes mômes où ils ont été recueillis : cela se fait journellement dans les lal)o ratoires. La- pipette remplie est fermée à son extrémité effilée et munie d'une étiquette indiquant la nature de la matière qu'elle contient; elle est déposée, reflilure en bas, dans un tube à essai garni de coton dans sa partie profonde, de manière à préserver i'effilure de tout choc.

Mais lorsqu'il s'agit d'un envoi ou de la conservation d'une matière qui perd ses propriétés virulentes au contact de l'air, il faut agir différemment. Voici deux procédés utiles dans ces circonstances.

((. L'eflilure de la pipette étant remplie à une hauteur plus ou moins grande de la substance donnée, on ferme son extrémité inférieure, puis liMiant cette offikirc horizontalement ou obliquement au-dessus de la lampe à alcool on dirige la flamme de celle-ci de telle façon qu'elle fonde le verre en un point voisin du niveau supérieur de la substance remieillie, mais au-dessous de ce point : la séparation se fera donc de telle sorte que le [letit tube constitué par I'effilure sera entièrement rrmpli par la substamie à conserver, et qu'il n'y restera ]>as trace d'air lii)r(!. Le petit tube sera déposi'; alors dans un liibe à essai garni d<^ colon il ses deux r'xtrémit(;s et porteur d'une éti(]ui'tlc; indiquant la substance contenue dans le petit tube.

La pipette Pasteur telle que la leprésente \<i figure 2, c'est-à-dire étranglée en un point H audessous du tampon d'ouate, convient à merveille

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pour la conservation, à l'abri de l'air, d'une quantité plus forte de substance, surtout quand cette récolte est destinée à un envoi.

On remplit la pipette jusqu'en B; on fond le verre en B, puis on le fond au niveau du col de la pipette là où commence l'effilure. Il ne reste pas d'air ou seulement une trace qui sera bientôt absorbée. On a ainsi un tube résistant qui peut être mis dans une boîte garnie de coton et expédié sans aucun risque.

2. La conservation des fragments d'organes pour coupes se fait dans l'alcool absolu, d'après une technique très connue en histologie : l'essentiel est que les fragments soient de petites dimensions, un centimètre carré au plus.

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