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V. De quelques microbes de l'air

Nous n'avons pas à rappeler ici même sommairement les expériences fondamentales de Pasteur

Fig. 41.

A, vert dVau (non liqiiéfi:int). Lcilz, oc. .'i, obj. 1/1'.!.

B, Siircina Iulea. Culture. Loilz, oc. -i, olpj. 1/12.

sur la présence des microbes dans l'air, non plus que les méthodes de numération et d'isolement de ces microbes imaginées récemment i)ar Duclaux, Miquel, Straus, Pietri, liesse, etc.

l'it. i)K .MicnoniK. I I

MICUOBliS NO.V PATHOGÈNES.

Ce que nous voulons melLro plus iiurliculièrement en lumière, c'est renvahissement des milieux de culture insufiisanimeuL sLérilisés ou insuffisanimenL protégés par les microbes vulgaires de l'air; eu même temps nous décrirons quelquesuns de ces organismes, ceux qui se rencontrent le plus fréquemment à la surface des cultures exposées à l'air.

Exposez il l'air pendant quelques instants une plaque de gélatine, une pomme de terre préparée pour la culture; stérilisez insuflisamment les divers milieux de culture solides ou liquides ; ouvrez sans précaution un tube de culture, un matras vous verrez au bout d'un temps plus ou moins long sedévelopper sur ces milieux des organismes de l'air :

Bacilles ei microcoques formant sur les milieux solides des colonies chromogènes de nuances variées blanches, jaunes, grises;

Champignons et moisissures de couleur blanche, noi^re, rosée, etc., à chevelu délicat et élégant {aspergiUus niger, albus, etc., etc.).

11 serait superflu et fastidieux de passer en revue tous ces organismes; un mot seulement des plus remarquables d'entre eux.

A. Micrococcus prodigiosus. — Ce microbe est très intéressant à connailrc à cause de la couleur rouge sang qu'il produit sur les dilTércnts milieux de culture.

11 se développe spontanément sur le blanc d'œuf et sur le pain.

On le rencontre accidentellement sur les cultures de gélatine en plaques où il forme des colonies roses.

Il pousse dans les ])ouillons. 11 pousse dans la gélatine (ju'il li(iuélie et donne par pi([ùre une culture d'ai>oi'd blanche, yms rose et enliu rouge sang.

MICROBES NON PATHOGÈNES

Quand tout le cylindre gélatineux est liquéfié, la culture se dépose au fond du tube sous forme d'un sédiment roufye sang. Il se cultive également sur gélose où il donne sa couleur caractéristique.

Sur pomme de terre, il produit une belle culture rose, qui, parla suite, devient peu à peu î'OH.ge s«nf/.

B. Micrococcics luteus. ■ — On le rencontre dans la gélatine et sur les pommes de terre où il donne des cultures jaune citron.

C. Micrococcus aurantiacus. — Un peu plus rare que le luleiis; on le voit également sur les pommes de terre : ses cultures sont d'un hea.u jaune doré.

D. Sarcina lutea. — Cette sarcine se trouve dans l'air. Elle vient dans quelques cas souiller les milieux de culture.

Les sarcines sont presque toujours agglomérées: elles forment ainsi de grandes zooglées. Les éléments qui composent chacune d'elles sont ovoïdes, très réfringents , immobiles, réunis entre eux de telle façon qu'ils forment un cube.

Les sarcines jaunes se colorent très facilement; mais le plus souvent les colorations se font en masse, de sorte qu'il est impossible d'observer les détails. Pour arriver à un bon résultat, il faut employer des solutions hydro-alcooliques très faibles. Le brun de Bismarck et la vésuvine en solutions légères donnent d'excellents résultats.

Le Gram et le Weigert ne colorent pas la sarcine jaune.

Rien n'est plus aisé que de cultiver les sarcines jaunes.

Elles poussent en présence de l'air dans les bouillons. Sur la gélatine qu'elles liquéfient, et la gélose, elles forment à la surface, du jour au lendemain, un enduit blanc, iqjais, (|ui en doux ou trois jours devient jaune aerin. Sur la gélatine en phuiues, elles donnent des colonies rondes et jaunes.

MICROBES NON PATHOGÈNES

Enfin, sur la pomme de terre, elles produisent une couche épaisse, luisante, qui prend avec le temps la teinte caractéristique.

"VI. Microbes de l'eau.

Un mot seulement à ce sujet. L'eau de source prise au point d'éraei-gcnce est pure, elle ne renferme aucun micro-organisme, ainsi que l'ont démontré les premiers travaux de Pasteur. Les autres eaux contiennent des micro-organismes en nombre plus ou moins grand suivant leur degré de souillure. De ces micro-organismes la plupart ne sont pas pathogènes ; nous savons cependant que Peau peut servir de véhicule aux bacilles de la lièvre typhoïde et du choléra.

Les divers microbes que contient une eau seront facilement isolés par la méthode de Koch (cultures sur plaques). Nous ne voulons entrer dans aucun détail à ce sujet, ni mentionner les divers perfectionnements que cette technique a reçus, non plus que les procédés de numération des colonies usités dans nos laboratoires.

Indiquons rapidement un certain nombre d'espèces chromogènes banales que contiennent àpeu près toutes les eaux.

A et B : deux bacilles à réaction chromogène verte sur la gélatine et la gélose : l'un d'eux liquéfie la gélatine, l'autre non.

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