‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 143 sur 274 · PYOBACILLE DU MOUTON ET DE LA CHÈVRE · texte numérisé non relu

PYOBACILLE DU MOUTON ET DE LA CHÈVRE

Isolé par H. Carré (1910) du pus d’une mammite phlegmoneuse de la brebis, considéré comme l'agent du mal de Lure, complication de l’agalaxie contagieuse du mouton et de la chèvre (H. Carré, 1912).

Toutes nos connaissances sur le pyobacille du mouton et de la chèvre sont dues à Carré. Certains caractères permettent de rapprocher ce microbe du bacille pyogène du porc et du bœuf, l’étude de leurs rapports n’a pas encore été entreprise.

A) — Isolement, cultures

1° Isolement. — Indispensable d’utiliser la gélose-sérum et mieux la gélose au sang. Le pyobacille forme de petites colonies qui apparaissent avec un retard notable entre les colonies volumineuses des microbes associés.

On peut encore l’isoler en pratiquant deux ou trois passages de péritoine à péritoine, chez le cobaye.

2° Caractères généraux des cultures. — Peu de développement à la température du laboratoire. Aéro-anaérobie, Tanaérobiose lui est plutôt favorable.

3° Caractères généraux des cultures sur milieux solides

— A. Gélose-sérum. Convient seule au développement. Pellicule très mince, translucide, appréciable surtout au niveau de l’eau de condensation.

ACTION PATHOGÈNE

4° Caractères généraux des cultures en milieux liquides. — A , Bouillon -peptone. Culture nulle ou à peine appréciable. L’addition de craie au milieu favorise le développement.

B. Bouillon-sérum. — La présence de sérum est indispensable pour obtenir le développement. Le milieu devient fortement acide. lise fait un dépôt grisâtre comme formé de petits ama§ microbiens, sur la paroi du tube, le bouillon reste clair.

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