PYOBACILLE DU MOUTON ET DE LA CHÈVRE
mouton et de la chèvre, que Carré a étudié sous le nom de mal deLure. Cette complication paraît spéciale aux ovins et caprins du Sud-Est de la France. La coexistence du mal de Lure et de l’agalaxie ne permet pas de déterminer l’origine des altérations. Le pyobacille est retrouvé dans les lésions oculaires, mammaires, ganglionnaires, il fait généralement défaut dans les
Fig. 248.
Pyobacille du mouton (Carré).
lésions articulaires. Le pus à pyobacille est de coloration vert pâle.
2° Action expérimentale. — A. Cobaye, a. Inoculation sous-cutanée. Provoque la formation d’un abcès qui s’ouvre spontanément et guérit rapidement.
b. Inoculation 'péritonéale. — L’inoculation d’une forte dose de culture (1 à 2 centimètres cubes) fait succomber les animaux en quelques jours, l’épiploon et le péritoine sont recouverts d’une multitude de petits abcès . L’inoculation du pus détermine une
IMMUNISATION
vaginalite suppurée avec adhérence du testicule dans le scrotum (Signe de Straus).
B. Mouton et chèvre. — a. Inoculation sous-cutanée. Abcès, sans généralisation.
b. Inoculation péritonéale. — Amaigrissement, péritonite avec petits abcès souS-séreux.
c. Inoculation oculaire. — Panophtamie purulente.
d. Inoculation mammaire. — L’injection dans le trayon provoque la formation de noyaux indurés et de l’atrophie de la mamelle, lait purulent.
e. Inoculation vaginale. — Détermine une métrite purulente et la mort du fœtus.
f. Ingestion. — Reproduit des lésions articulaires.
g. Inoculation veineuse. — Cachexie, lésions articulaires, et séreuses.
C. Veau, lapin, pigeon, souris, cheval. — Réfractaires à divers modes d’inoculation.
E) — Immunisation
Quelques essais d’immunisation n’ont donné aucun résultat. D’ailleurs les tentatives dans ce sens n’ont que peu d’intérêt. Le mal de Lure dû au pyobacille n’apparaissant que chez les animaux agalaxiques ; c’est contre l’agalaxie que les efforts doivent être dirigés. (Voir Agalaxie contagieuse.)