‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 190 sur 274 · G H A PITRE XXXI · texte numérisé non relu

G H A PITRE XXXI

BACILLE DE LA PSITTACOSE

La 'psittacose est une maladie commune aux psittacés (perruches, perroquets) et à l'homme. Elle est transmissible de l’animal à 1 homme et de l'homme à l’homme.

A. Le B causal a été découvert par Nocard (1892) dans la moelle osseuse d'ailes desséchées de perruches, venues de Buenos-Ayres, et qui avaient occasionné une épidémie de pneumonie. En 1895, Palamidessi retrouve le même microbe dans une épidémie analogue, à Florence. Le seul cas où le B. ait été retrouvé chez l’homme appartient à Gilbert et Fournier.

Le B. de la psittacose est excessivement voisin du B d'Eberth.

Il existe dans le sang et la moelle osseuse des perruches, dans le sang de l'homme qui succombe. Achard et Bensaude l’ont rencontré dans un abcès et une cystite. Gilbert et Fournier dans le contenu intestinal de perruches saines.

B. La morphologie, les caractères de culture sont identiques à ceux du B. d Eberth.

11 végète sur les cultures grattées du B. d'Eberth et est à peine agglutiné par le sérum des typhiques (Widal et Sicard), ce qui suffit à le différencier. Le B. d Eberth ne végète pas sur les cultures grattées du B. de la psittacose.

Le sérum des malades n’agglutine pas.

G Le B. de la psittacose est inoculable aux perroquets et aux perruches par ingestion et par inhalation (ces animaux sont réfractaires au B. d'Eberth ). Il se produit de la somnolence, de la diarrhée, du hérissement des plumes et la mort au bout de de trois à cinq jours.

BACILLE DE LA PSITTACOSE

Autopsie : congestion générale des viscères, ulcérations intestinales, hypertrophie de la rate. Le B. est dans le sang. L'inoculation sous-cutanée réussit également.

La souris , le jpigeon, la poule sont sensibles.

Le lapin, et surtout le cobaye, sont très résistants.

D. Le diagnostic bactériologique se fera en ensemençant le sang ou la moelle des os.

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