C. Sérum. — Enduit grisâtre transparent
D. Pomme deterre. — Enduit grisâtre (Lôffler), blanc jau- (Loik et Ducloux), ou ne se développe pas (Guérin).
3° Cultures en milieux liquides. — A. Bouillon. Trouble uniforme, puis dépôt blanchâtre, visqueux, adhérent aux parois.
B) — Coloration, caractères microscopiques
1° Forme. — Analogue aux agents des septicémies hémorragiques, pourtant plus long et plus grêle.
2° Coloration. — Coloration bipolaire avec les solutions aqueuses des matières colorantes d’aniline. Ne prend pas le Gram.
C) — Caractères biologiques
1° Habitat. — La virulence parait localisée aux lésions spécifiques et aux produits souillés comme le jetage, la salive, le
DIPHTERIE AVIAIRE
contenu intestinal. Dans les formes aiguës, le sang est virulent.
2° Vitalité, virulence. — Le microbe est détruit rapidement par la lumière et la dessiccation, les matières virulentes résistent huit mois.
La bactérie est tuée à 58° en cinq minutes. Le froid est sans action.
La résistance aux antiseptiques est peu marquée.
La virulence des cultures diminue rapidement (Babes etPuscariü). Les cultures vieilles de deux mois ont été utilisées comme vaccin (Loir et Ducloux).
La virulence peut être renforcée par des passages sur la nictitante du pigeon (Guérin).
D) — Action pathogène
1° Action naturelle. — Les muqueuses des oiseaux malades se recouvrent de bloes fibrineux, gris jaunâtre, adhérents, formant en certains points des masses saillantes, moulées sur les régions envahies. Les lésions siègent sur la bouche, l’arrièrebouche, le pharynx, les cavités nasales, la conjonctive. Les animaux succombent en quelques jours.
2° Action expérimentale. — Le microbe est pathogène pour la poule et le pigeon. L’inoculation sous-cutanée ou muqueuse provoque l'apparition d’un petit foyer de nécrose ou d’une fausse membrane (Lôffler). Le moineau succombe à une véritable septicémie.
Les cultures virulentes de Loir et Ducloux reproduisent les lésions de la maladie.
Le rat, le cobaye, le lapin, sont sensibles à l’inoculation.
E) — Toxines
Les cultures chauffées sont toxiques (Loir et Ducloux).
F) — Diagnostic bactériologique
Le diagnostic bactériologique ne peut pas être tenté pour la recherche du microbe. Les fausses membranes sont toujours