‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 227 sur 274 · ARTICLE XVII PESTE AVIAIRE · texte numérisé non relu

ARTICLE XVII PESTE AVIAIRE

Maladie épizootique des oiseaux, analogue au choléra des poules, dont elle se distingue par l’existence d’une inflammation exsudative de la plèvre et du péricarde et surtout par les propriétés de son virus. La maladie s'étend à tous les oiseaux de basse-cour, fait en particulier de grands ravages parmi les faisans (Marcone), Voie et le pigeon sont moins réceptifs.

La maladie est déterminée par un virus filtrant. Le virus traverse la bougie Chamberland F et la bougie Berkefeld (Centanni, Maggiora et Valenti, Lode et Gruber), il passe même à travers la bougie Chamberland B (Calamida).

Les diverses méthodes de coloration ne décèlent point de microbes dans le sang et les tissus. Les inclusions analogues aux corps de Negri découvertes par Kleine contiennent de petits corpuscules en forme de bactéries (Schiffmann).

1°. Culture. — La culture a pu être obtenue dans le sang de poule défibriné déposé à la surface d’une couche épaisse de gélose peptonée sucrée. 11 a été possible de faire dix repiquages successifs. La moindre impureté interrompt le développement (E. Marchoux, 1908).

2° Siège du virus. — Le sang et toutes les parties de l’organisme sont virulents. L’activité du virus est considérable.

3° Action expérimentale. — La poule est tuée par tous les modes de 1 inoculation. Le dindon , la pintade, le canard, Voie sont sensibles, le pigeon est à la limite de la réceptivité. Le moineau, le chardonneret, le faucon, etc., sont irrégulièrement sensibles.

Le lapin n’est tué qu’avec une dose massive. La souris blanche le cobaijé et le renard sont réfractaires.

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