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C. Autres microbes. — Thionine phéniquée

D. Mélange de microbes. — Combiner les méthodes en les appliquant successivement.

F) — Etiquetage, conservation des préparations

Nous conseillons de placer les préparations dans des boîtes en forme de livres. La place de chaque préparation est marquée d’un chiffre. Une étiquette collée sur la lame porte une lettre correspondant à celle de la boîte et au chiffre de sa place.

Un registre indique la nature des préparations d’après leur numéro. Chaque préparation est ainsi facilement trouvée puis remise en place.

| 5. — Dessin et photographie des préparations

MICROSCOPIQUES

On a le plus grand intérêt à pouvoir reproduire fidèlement par le dessin, ou mieux par la photographie, les préparations microbiennes qui s’altèrent assez rapidement. C’est d’ailleurs

MICROPHOTOGRAPHIE

le seul moyen de mettre sous les yeux du lecteur les pièces justificatives d’une publication.

1° Chambre claire. — On dessinera à la chambre -claire. Le principe de la chambre claire est le suivant. Un prisme dont la section est un parallélogramme, et dont l’ouverture de l'angle aigu est 45°, est placé au-dessus de l’oculaire que regarde sa face oblique tandis que sa face horizontale est en dehors du microscope. Un petit prisme collé à la face oblique laisse passer les rayons de l’oculaire sans les dévier. L’œil reçoit donc en même temps les rayons venus de la préparation et ceux partis de la pointe d’un crayon qui appuie sur une feuille de papier placée sous la face horizontale du premier prisme. 11 suffit de suivre avec un crayon les contours de l'image.

2° Photographie. — La photographie peut avoir de nombreuses applications en bactériologie, soit comme moyen de reproduction fidèle et rapide, soit comme procédé de recherches scientifiques.

L’appareil photographique a, sur notre organe de vision, relativement imparfait, l’avantage de garder les impressions rëçues, permettant de conserver une image complète de phénomènes rares, constituant un document sincère et véridique qu’on peut par la suite analyser à loisir.

La multiplication facile des documents photographiques permettra aussi de faire figurer à côté des observations ou mémoires originaux la reproduction rigoureusement exacte du sujet qui en fait l’objet.

Ces documents seront encore utilisés lorsqu’il s’agira d’illustrer un ouvrage ou une publication scientifique par les procédés de la photogravure.

La photographie nous donnera également le moyen d’obtenir des diapositifs qui serviront pour les projections.

3° Microphotographie. — C’est surtout dans* ses applications à la micrographie que la photographie rendra les plus

grands services en bactériologie, aussi, croyons-nous utile d’indiquer les appareils employés pour la microphotographie.

La photographie a presque complètement remplacé l’usage de la chambre claire ; son exactitude ne peut être suspectée. Il peut même arriver que le cliché révèle des détails qu’on n’apercevait pas en examinant directement la préparation. C’est sur des clichés que Koch a découvert les cils des microbes.

Les appareils de .photomicrographie sont très nombreux. Nous citerons, en France, les modèles de Nachet, Verick ; en Allemagne, ceux de Zeiss , E. Leitz ; en Autriche, Ploessl, Reichert ; en Angleterr e, Beck, Ross, Watson.

Tous ces appareils, verticaux ou horizontaux, et à quelque marque qu’ils appartiennent, se composent essentiellement :

1° D’une source lumineuse pour éclairer la préparation ;

2° D’un microscope qui en projette l’image ;

3° D’une chambre noire, destinée à fixer cette image sur la plaque sensible, à l’abri de la lumière extérieure.

Il n’est donc pas nécessaire, pour obtenir de bons photogrammes, d’acheter des appareils spéciaux toujours assez compliqués et d’un prix élevé.

Il faut cependant que les appareils employés réunissent certaines conditions que nous allons énumérer.

La plus importante est la stabilité, cause de nombreux insuccès. Il faudra donc opérer de préférence dans un local situé au rez-de-chaussée et autant que possible éloigné des trépidations extérieures. La tablette portant les appareils sera fixée directement au sol ou sur des consoles en fer attenant au mur.

A . Source lumineuse. — La lumière solaire et les lumières artificielles peuvent être également employées. Nous ne recommanderons pas la première, son emploi nécessitant l’usage d’un héliostat dont le réglage est délicat.

Parmi les lumières artificielles, l’électricité, l’acétylène, la lumière oxhydrique, le gaz (bec Auer) et le pétrole donnent de bons résultats. f

Toutes ces sources lumineuses réclament, pour obtenir un

MICROPHOTOGRAPHIE

éclairage convenable de la préparation, l'emploi d’un condensateur. Le condensateur est constitué par une loupe de 15 à 20 centimètres de diamètre ou mieux par un ballon sphérique contenant une solution d'alun coloré. Cette solution a le double avantage d’absorber les rayons calorifiques et de permettre l’utilisation des plaques orthocliromatiques . Quelle que soit la lumière employée, il est absolument indispensable que l image delà source lumineuse soit projetée sur l’objet avec son maximum de netteté et d'intensité.

A cet effet, et pour obtenir pratiquement et promptement le réglage de la source lumineuse, il faut avoir recours à un banc optique. Le banc optique est constitué par une tablette étroite dans laquelle une rainure a été ménagée, dans le sens de la longueur ou par une règle métallique sur laquelle coulissent les divers appareils concourant à l’éclairage de la préparation.

Ces. appareils sont : la source lumineuse lorsqu’on emploie la lumière artificielle ; une lentille correctrice et achromatisée ; des cuves à faces parallèles ; le microscope muni d’un condensateur Abbe.

B. Microscope. — Le microscope devra être très solide, monté sur un pied large et lourd, afin d'obtenir une stabilité absolue. 11 sera muni d’une crémaillère et d’un mouvement permettant toutes les inclinaisons. Le tube sera aussi gros que possible et noirci intérieurement afin de supprimer les réflexions sur les parois internes. Pour éviter le décentrage des pièces, nous recommanderons, chaque fois que l’on aura changé les objectifs, de les dévisser au lieu d’employer le revolver ordinaire dont le centrage est difficile.

La platine sera très large et mobile afin de faciliter, par la manœuvre de deux vis placées de préférence du même côté, l’exploration deda préparation et le centrage exact de la partie à reproduire.

Le microscope destiné à la microphotographie doit toujours être pourvu d’un condensateur Abbe avec diaphragme iris (voir p. 229) pour permettre de régler l’ouverture dû cône lumineux

et de former sur la préparation une image nette de la source lumineuse.

La partie optique de l’appareil microphotographique se compose de l’oculaire et de l’objectif.

h' oculaire n’est pas indispensable pour l’obtention de bonnes épreuves, surtout si l’on ne recherche que de faibles grossissements et si les préparations sont à large surface. Néanmoins, il est préférable d’employer le microscope muni de l’oculaire.

Les constructeurs établissent deux types d’objectifs : les achromatiques et les apochromatiques.

Les premiers ayant presque toujours un foyer chimique, il est absolument nécessaire d’opérer en lumière monochromatique. 11 est donc préférable d’employer les objectifs apochromatiques : ces objectifs, corrigés pour trois couleurs du spectre : le rouge, le jaune et le bleu, donnent des images également nettes dans la lumière blanche et dans la lumière monochromatique.

Le tirage du soufflet permettant de varier les grossissements dans de grandes proportions, trois objectifs suffisent pour obtenir des grossissements variant de 60 à 2.000 diamètres ;

Un apochromatique de 16 millimètres;

Un apochromatique de 4 millimètres ;

Un achromatique, à immersion homogène, de i/12 de pouce. Pour les deux premiers, on emploiera les oeulaires spéciaux (apochromatiques) ; pour le dernier, on n’a besoin que des deux oculaires extrêmes de la série ordinaire.

C. Chambre noire. — Le cadre de ce chapitre ne nous permet pas d’entrer dans la description des nombreux modèles de chambres construites en vue de la photographie microscopique. La figure 141 représente un appareil de Zeiss pouvant s’employer verticalement. Cette position de l’appareil devient nécessaire lorsqu’on désire photographier des animaux vivants ou des objets inclus dans des milieux liquides. .

Comme, dans la plupart des cas, les appareils sont placés horizontalement et que cette disposition ne demande pas une monture spéciale de la chambre, une chambre ordinaire est très suffisante, à condition cependant que son soufflet ait un

MICROPHOTOGRAPHIE

développement de 50 centimètres à un mètre et que son tirage s’effectue parle corps arrière. Il nous paraît inutile de dépasser le 18x24 cm.

Le meilleur dispositif, pour réunir le microscope à la chambre, consiste à coller, à la place occupée par la planchette de l’objectif, une feuille de caoutchouc percée en son milieu d’une ouverture circulaire d’un diamètre inférieur à celui du tube du microscope. On peut également se servir d’un manchon, d’étoffe imperméable à la lumière, fixé à la

Appareil microphotographique.

A, i, l , m, microscope et accessoires. — c, cuvette. — I, diaphragme iris. — O, banc optique. — S, condensateur.

chambre et réuni au microscope par un anneau en caoutchouc. Par ces dispositifs, on évite l’admission de la lumière extérieure et les vibrations imprimées à la .chambre, pendant la mise au point ou le placement du châssis. Ces opérations peuvent alors déranger la mise au point.

Il est indispensable, pour obtenir de bons résultats, que Paxe du microscope passe par le centre du verre dépoli et que la platine soit parallèle à ce verre dépoli.

Lorsque le tirage de la chambre dépassera 50 centimètres, l’opérateur ne pouvant manœuvrer facilement la vis micrométrique, la mise au point s’obtiendra en actionnant deux cordonnets souples de soie attachés à l’extrémité d’un levier fixé au centre de la vis micrométrique de réglage.

Bien que cette disposition offre une réelle supériorité sur

les leviers en bois avec articulation à la Cardan, utilisés par

exemple dans les appareils de Zeiss, elle permet de dépasser trop facilement le point au delà ou en deçà.

S. Arloing s’est préoccupé de faire disparaître ce défaut en actionnant le réglage à l'aide d’une vis tangente qui modère singulièrement la course imprimée au tube du microscope par la plus légère traction sur les cordons de Reichert.

On procède à la mise au point en observant l image sur la glace dépolie ; mais il est préférable, à cause du grain, d’employer une glace sur laquelle on a préalablement tracé au diamant et au centre, sur la face inférieure, deux traits en croix. Avec une loupe semblable à celles employées en photographie et réglée de façon à donner la croix avec un maximum de netteté, on effectuera alors la mise au point.

Si l’on désire une grande finesse de reproduction, il faudra employer de préférence le procédé du collodion humide, le collodion sec ou l’albumine. Mais, avec les plaques de gélatino-bromure, on obtiendra des épreuves presque aussi satisfaisantes. Quant aux plaques orthochromatiques, nous ne saurions trop les recommander pour la reproduction des préparations colorées.

Fig. 142.

Film cinématographique.

Spirilles de la poule dans le sang (On voit les spirilles, les hématies; la figure blanche irrégulière qui est à droite est un leucocyte.) (COMMAKDON.)

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