PRÉHENSION, CONTENTION, ANESTHÉSIE
Le premier soin d'un bon expérimentateur doit être de saisir et de maintenir correctement les animaux en expérience, tant pour les inoculer avec succès que pour se mellre à Tahri de blessures qui, avec certains virus, peuvent être des plus dangereuses. Non seulement un animal insuffisamment maintenu peut user de ses dents et de ses griffes, mais encore il peut occasionner des blessures avec les instruments d'inoculation.
Chien. — S'il est docile, le saisir solidement i»ar la peau du cou. S'il est faroucbe, lui jeter autour du cou un nœud coulant et le soumettre à une demi-strangulation : on peut alors le museler et lui attacher les pattes. L'n bon nœud coulant peut être fait avec un fouet de charretier, à l'extrémité duquel on attache, à la place de la mèche, un anneau de fer : on passe le manche dans cet anneau. La manœuvre de cet instrument, que j'ai appris à connaître à la fourrière de Tunis, est des plus faciles.
Pour museler un Chien, passer une bonne cordelette en arrière des canines, faire un nœud simple sous le maxillaire inférieur, puis ramener les deux brins sur le museau et les attacher solidement. On peut aussi passer une barre de fer en arrière des canines et faire une bonne ligature derrière la barre.
Pour Vaneslhésie., donner du chloroforme par petites doses et sans que le liquide touche la muqueuse nasale. Se servir d'un cornet de carton, au fond duquel on met un tampon de coton.
Chat. — C'est le plus difficile à manier de tous les animaux. Pour la contention, l'enrouler dans une pièce de toile (p. 476). Pour l'anesthésie, le projeter dans un grand bocal avec un tampon