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IV. — MYXOSPORIDIES

Nous joindrons à ce grou])e celui des Microsporidies (cnidospores à quatre noyaux el une capsule polaire), qui renferme un ]>arasite im})orlant, celui de la pébrine des Vers à soie, le Nosema bombycis. Gomme type de ce groupe, on peut prendre aussi le Pleistophora blattae, parasite des tubes de Malpliighi du Périplaneta orientalis, ou le Giugea anomala de TEpinoclie [Gastrosteus aculeatus, peau, branchies, ovaire). Pour mettre en évidence le filament spiral, garder 24 heures en chambre humide avec un peu de teinture d'iode. Dans les cellules nerveuses ganglionnaires de la Baudroie {Lophius piscatorius) on trouve le Giugea loplni Doll., qui possède d'assez gros kystes.

Les Myxosporidies proprement dites (cnidospores à deux capsules polaires) sont fréquentes chez les animaux à sang froid les plus divers et notamment chez les Poissons et les Crustacés. Elles forment de petits kystes à la surface des téguments, des vaisseaux, des branchies, du foie, de la rate, de la vessie urinaire (Myxidium Lieherkûhni Biitschli, du Brochet, Esox liicius) ou natatoire, etc.; on les trouve aussi dans les muscles {Myxobolus Pfei/feriJ Thél., du Barbeau). On pourra les rechercher encore chez la Tanche et la Truite.

Examen à l'état frais. — La dilacération des kystes ou des masses parasitaires montre les spores, dans lesquelles il faut mettre en évidence les capsules polaires et le filament spiral. Pour faire dérouler ce filament, on a proposé de nombreux réac-

1. Voir Kcyssclilz, Arch. f. l'rotislcnlcunde, XI, p. 'ibl-Tiô. 1908.

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tifs : alcalis caustiques (soude ou potasse), acides minéraux (chlorliydri(iue, azotique, sulfurique) ou organiques (acétique), glycérine, solutions iodées ou même eau distillée et enfin suc gastrique de riiôle. Quelquefois on est obligé d'étaler les spores sur une lame et de les laisser sécher à l'air, avant de les traiter par les alcalis caustiques ou les acides minéraux; c'est seulement au moyen de cet artifice qu'on arrive à dérouler le filament. La putréfaction peut aussi rendre des services dans certains cas. Les spores du /\osema bombycis sont excessivement résistantes à tous ces réactifs.

La séparation des deux valves des spores s'obtient par faction des mêmes réactifs.

Frottis. — • De préférence frottis humides.

Coupes. — Outre les métliodes générales de coloration, nous signalerons celles de Mallory (p. 527) et de Schuberg et Schrôder. Cette dernière consiste à colorer les objets en masse par le carmin boracique; après inclusion à la paraffine, on débite en coupes de 3 à 5 tx et on colore, soit par un colorant basique de contraste (bleu de méthylène ou vert de méthyle), soit par le procédé de Blochmann. On fait une solution de bleu de coton (sel de sodium i de l'acide trisulfoniquo de la tripliénylrosaniline) à 0,05 p. lûO dans la solution aqueuse saturée d'acide picrique et on colore les coupes dans ce liquide pendant douze heures, puis on lave à l'eau, on déshydrate et on monte au baume. Employer le procédé du xylol acétique (p. 422). Les valves sont jaunes, le protoplasme et les capsules polaires sont verts et les noyaux rouges.

Expérimentation. — 11 est très facile, d'après Balbiani, d'infester les Vers à soie : il suffit de badigeonner des feuilles de Mûrier avec une bouillie obtenue en broyant un Papillon malade et de nourrir déjeunes Vers avec ces feuilles. Les expériences sur les Poissons se font par gavage avec du matériel infesté. (Voir à ce sujet le mémoire de Thélohan -.)

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