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Les Rotifères seront étudiés avec le plankton (p

M. Langeron. — Précis de Microscopie. 3o

de ciivelles ou de boites métalliques, au fond desquelles on coule le mélange suivant :

Paraffine à 60" . 2 parties

Caoutchouc 1 partie

OU simplement de la paraffine à 60° mélangée de noir animal.

Les épingles pénètrent très bien dans ces masses, dont la couleur est très favorable aux dissections.

Les animaux plus grands (Lapins, Chiens, Chais, etc.) peuvent être simplement cloués sur une planche ordinaire; il est plus commode d'avoir une planche percée de trous ou garnie de clous (de préférence pitons ou anneaux à vis) sur les bords. On fixe les quatre membres i au moyen de ficelles ou lacs, noués de préférence au nœud physiologique (flg. 201, p. 587). Les plateaux métalliques à bords percés de trous sont encore meilleurs, car ils empêchent l'écoulement des liquides.

Les Oiseaux seront plumés sur le ventre; les animaux à long poil seront tondus à la tondeuse le long de la ligne d'incision. Pour les animaux à poil court, on se contente de mouiller le pelage du ventre. Ces précautions sont indispensables, car le poil et les plumes sont très gênants dans la suite. Pour l'autopsie des grands Mammifères, une visite aux abattoirs sera la meilleure démonstration.

Ouverture de l'animal. — Quel que soit Tanimal, on doit faire une incision sur la face ventrale, du cou au pubis, C)ette incision ne doit intéresser que la peau ; on la prolonge latéralement jusqu'à la racine des membres, puis on détache la peau avec le scalpel et on la récline sur les côtés, en la fixant au besoin avec des clous ou des épingles.

On ouvre ensuite la cavité abdominale avec les ciseaux, en ayant bien soin de pincer la paroi au moment de la première ouverture, de façon à ne pas léser les intestins. L'incision doit être prolongée jusqu'au sternum, en respectant le diaphragme. On examine alors la cavité abdominale et le péritoine : on voit s'il y a un épanchemenl, des fausses membranes, des adhérences, des Gysticerques, etc.

On ouvre ensuite la cavité thoracique, en désinsérant le diaphragme sur sa périphérie et en coupant les côtes de chaque côté, dans leur partie médiane, de manière h former un volet thoraciqne, qu'on relève en avant et qu'on peut couper à sa base en haut du sternum. On examine alors la cavité pleurale, le péri-

\. Les Oiseaux seront fixés par trois lacs, un placé sur le cou, les deux autres aux pattes. On peut aussi attacher ou piquer les ailes, après les avoir plumées.

carde, la surface des poumons. On note la présence de liquide, de Cysticerques, on prélève le liquide s'il y a lieu, etc.

Enlèvement des viscères. — On enlève alors tout le paquet viscéral : il suffit pour cela de poser une ligature on une pince à forcipressure aussi haut que possible dans le cou, de manière à lier Tœsophage, la trachée et les gros vaisseaux. On coupe audessus de la ligature puis, en tirant sur la pince ou la ligature, on détache progressivement les viscères thoraciques, en s'aidant des doigts ou du manche du scalpel. On sectionne les insertions postérieures du diaphragme et on enlève d'un seul coup tout le paquet des viscères abdominaux. Le rectum est sectionné à son tour près de Tanus, entre deux ligatures.

On peut alors examiner le paquet viscéral sous toutes ses faces et explorer le fond des cavités thoracique et abdominale. Il ne doit plus rester, dans cette dernière, que la vessie et les organes génitaux. La vessie est liée à sa base, puis enlevée. On l'ouvre dans un cristallisoir et on examine le liquide, puis la muqueuse (bilharziose humaine, Trichosome du Rat, etc.).

Examen des viscères. — Le péricarde est ouvert, on note et prélève l'épanchement s'il y a lieu : le cœur est extrait, les ventricules sont ouverts et on v recherche éventuellement les Filaires [Filaria immitis du Chien).

Les poumons sont ensuite examinés : on note la congestion, l'hépatisation (les fragments de poumon s'enfoncent dans l'eau), les foyers inflammatoires ou purulents. Un examen microscopique rapide des mucosités bronchiques ou du contenu caséeux des foyers, montre la présence d'œufs de Nématodes (strongylose pulmonaire) ou de Trémaiode^ (Par ago7nimi s Westermanni^ Trématodes pulmonaires des Grenouilles) On recherche ensuite, dans les foyers ou les cavernes, les Nématodes ou Trématodes^

On examine ensuite la trachée et le diaphragme : dans ce dernier, on recherche éventuellement les Trichines en comprimant un fragment musculaire entre deux lames (fig. 186).

On passe ensuite au foie, dans lequel on peut trouver des Trématodes. On commence par ouvrir la vésicule biliaire dans un cristallisoir; le contenu est dilué au besoin dans la solution physiologique. On coupe ensuite le foie en tranches, qu'on presse entre les doigts pour faire sortir les Trématodes. On aperçoit

1. Chez la Grenouille, les Trématodes vivent à même le sac pulmonaire.

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quelquefois ces derniers dans les canaux biliaires, simplement en raclant la surface de section des tranches avec le dos du couteau. H faut, quelquefois, examiner aussi avec soin la veine porte et rechercher sur les surfaces de section le contenu de ses branches {Schistosomum japonicum). Enfin, on peut trouver dans le foie des larves de Gestodes (Echinocoques, Cysticerques, etc.) qui sont localisées, soit à la surface, soit dans la profondeur.

Eventuellement, on fait, avec le foie et la rate, des frottis par apposition (p. 657), pour la recherche des Protozoaires (Plasmodiwn, Leishmania, etc.). Pour cela, on sectionne avec un bon rasoir

une petite tranche d'organe.

On saisit cette tranche avec une pince ou avec les doigts et on l'applique en

^'£inf;nt7/^'^'''''f^ pour comprimer les plusieurs CudroitS d'uue

tragments de muscle, pour la reclierche des ^

Trichines. lame bien propre. On fixe

humide (p. 628) ou on dessèche rapidement comme un frottis de sang (p. 626) : on obtient ainsi un véritable décalque de la surface de section. Il ne faut pas frotter Torgane sur la lame, car on écrase les éléments.

Les reins sont décortiqués, puis fendus longitudinalement jusqu'au bassinet, en sectionnant leur bord convexe.

Le péritoine doit être examiné avec le plus grand soin, surtout lorsqu'on soupçonne la présence de Filaires adultes. On doit examiner par transparence l'épiploon et tous les replis du mésentère.

Il ne reste plus à examiner que le tube digestif. Celui-ci est déroulé en entier. On a soin de couper le mésentère de façon à bien libérer les anses intestinales. Lorsque le tube digestif est court (Carnivores), on peut l'étaler en long sur une table et l'ouviir d'un bout à l'autre, de rœso})hage au rectum. Pour les gros animaux et les Herbivores, il est préférable de le couper entre deux ligatures, par portions (œsophage, estomac, grêle, gros intestin) qu'on examine successivement. Ces portions doivent être ouvertes sur toute leur longueur, avec des ciseaux mousses ou mieux avec un entérotome : il faut procéder lentement et avec précaution de manière à ne pas couper les Helminthes. On doit avoir à sa portée un cristallisoir ou une cuvette photographique noire, garnies de solution physiologique. On y dépose les Helminthes au fur et à mesure qu'on les découvre. Les Cestodes, qui sont

très fragiles, doivent être enlevés avec des précaulions particulières. Au besoin, on arrose linleslin d'eau physiologique pour les faire flotter ou même on découpe la portion de muqueuse et on la porte dans le liquide, pour détacher Tanimal sans le briser. Éventuellement on prélève, i)Our les fixer histologiquement, des portions avec les parasites implantés dans la muqueuse.

Les petits Helminthes doivent être recherchés par lévigation du contenu intestinal. On délaie avec de Teau le contenu d'une portion d'intestin dans un cristallisoir ou une cuvette photographique noire. On laisse déposer quelques instants, puis on décante doucement. Les débris alimentaires, plus légers, sont entraînés avec le liquide; les Helminthes, toujours très denses, tombent rapidement au fond et y restent. Si le résidu ^^^ ^^^ ^^^^g^e ^ est trop épais, on agite et décante une seconde tond mi-panie noir fois. Finalement, on ne garde qu'un culot ^:,;j.:^:;<^- ,::';«£ fluide, dans lequel on recherche les petit? Helminthes. Helminthes. Ceux-ci tranchent par leur couleur blanche sur le fond noir de la cuvette (fig. 187). On les prélève délicatement avec des pinces pour les porter dans Teau physiologique.

Il est de la plus haute importance de pratiquer ces recherches avec beaucoup de méthode et de noter exactement en quel point on a trouvé les parasites. Leur situation dans Tintestin est régie par un déterminisme rigoureux qu'il importe de mettre en évidence; lorsque l'animal autopsié est fraîchement tué, tous les parasites sont encore en place et la plupart fixés à la muqueuse.

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