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IV. — LES CAUSES D'ERREURS

Les injections physiologiques ne donnent de résultats lidèles qu'entre des mains parfaitement excercées.

Pour éviter une mauvaise interprétation des données fournies par les expériences, différentes causes d'erreurs sont à signaler.

684 MÉTHODES SPfclGIALES

En ce qui concerne la phagocytose, des embolies formées d'amas de globules sanguins, ayant capturé les particules solides, peuvent être prises pour des organes pbagocytaires. Ce fait est d'autant plus fréquent que, pour des raisons anatomiques et physiologiques, les embolies se reproduisent généralement aux mêmes endroits.

Quelquefois, une partie du produit injecté se dissout et s'élimine alors par des cellules excrétrices qui peuvent être prises, à tort, pour des éléments pbagocytaires. Ainsi, les bématies cèdent toujours de Thémoglobine et souvent aussi une petite quantité de carmin injecté se dissout à la faveur de l'alcalinilé du sang.

En ce qui concerne Vexcrétion, il faut se mettre en garde contre les phénomènes d'absorption, de phagocytose, de coloration diffuse et de coloration instantanée.

Pour éviter l'absorption des réactifs colorés, il faut empêcher les animaux injectés de se lécher ou de boire le réactif et il faut aussi ne pas pousser les injections dans le tube digestif ou dans les organes glandulaires qui en dépendent.

Il peut arriver, par suite de réactions entre substances colloïdales, que les réactifs employés à la recherche des organes excréteurs précipitent dans le corps de l'animal. Ces précipités sont capturés par des cellules pbagocytaires, qui ne doivent pas êtres prises pour des éléments excréteurs. Avec un peu d'habitude, on distingue facilement, par comparaison, un réactif (le carmin par exemple) phagocyté, du même réactif excrété.

Quelques solutions colorent souvent d'une manière diffuse des formations spéciales, éléments cellulaires ou non. Par exemple, le carmin ammoniacal colore très électivement la substance fondamentale du cartilage, le chorion des œufs et certaines fibres conjonctives; le bleu de méthylène se fixe sur le système nerveux; la garance sur la substance fondamentale des os, etc. Dans ces cas, la substance colorante n'a pas été excrétée; il s'agit là de colorations ditïuses, fournies par un simple phénomène de teinture, résultant, comme la plupart de ces phénomènes, de la précipitation de granules colloïdaux.

Quelques réactifs, le bleu de méthylène, le rouge neutre, etc., mis en présence d'éléments cellulaires frais, peuvent colorer des granulations cytoplasmiques. Ces colorations sont brutales, instantanées : ce sont encore des phénomènes de teinture et non des })hénomènes de sécrétion. Ces phénomènes de teinture ne

sont du reste possibles que chez des cellules tuées ou rendues malades par des réactifs.

Une longue pratique de la méthode des injections physiologique, a conduit Bruntz à formuler le principe suivant : Une cellule, colorée à la suite d'une injection pliysiologique, sera déclarée excrétrice : i° si le colorant injecté a été fixé électivement, soit dans une ou plusieurs vacuoles, soit sur des boules ou des grains de sécrétion; 2° si la cellule est demeurée bien vivante chez un individu parfaitement sain. Les cellules, dont les noyaux ou le cytoplasme ou quelquefois des granulations se sont colorés d'une manière diffuse, sont des cellules mortes ou malades; 3° les phénomènes de fixation des colorants, quoique rapides dans certains cas, ne se sont pas produits instantanément. C'est là Tindice d'un véritable processus glandulaire.

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