Derl. tierarzt. Woch., 13 avril
3. R. Burri, Das Tuscheverfahrcn. Jena, Fischer, in-S" de 4-2 p., 3 pi., 1909.
mais il est juslc de dire que remploi de l'encre de Chine en microscopie, pour Télude des microorganismes, a été conseillé par Errera*, dès 1884, pour l'étude des contours des organismes pourvus d'une capsule gélatineuse.
Primitivement, Burri a créé son procédé pour obtenir facilement des cultures pures de Bactéries, en partant d'une seule cellule, isolée dans une goutte d'encre et rendue ainsi facilement visible. Il n'a pas tardé à en étendre l'application à l'examen de toutes espèces de microorganismes. Pour les diagnostics et les recherches morphologiques, on mélange le liquide à examiner avec une goutte d'encre de Chine, on étale le tout sur une lame, on laisse sécher et on examine dans l'huile de cèdre. Les microorganismes ressortent en blanc sur le fond noir ou brunâtre de l'encre : le résultat obtenu est à peu près le même qu'avec l'éclairage à fond noir.
L'encre de Chine est préparée avec du noir de fumée très fin, mis en suspension dans un liquide gommeux; le tout présente les caractères d'un liquide colloïdal. Les particules charbonneuses sont excessivement fines et denses, aussi, après dessiccation, donnent-elles l'impression d'un fond noir uniforme, même aux plus forts grossissements. Ces particules sont en suspension homogène dans le liquide gommeux, mais elles sont facilement agglutinées en flocons et précipitées, par exemple par les solutions salines ou acides.
Toutes les encres de Chine ne conviennent pas. La meilleure parait être celle de Glinther Wagner, dite Pelikantusche n° 541, vendue par Griibler, de Lei})zig. Elle est trop épaisse pour être employée pure; il faut donc la diluer de cinq fois- son volume d'eau distillée, répartir par portions de 2 ou 3 cm^ dans des tubes à essai bien bouchés au coton et stériliser à deux ou trois reprises pendant une heure à 100°. Laisser reposer ensuite au moins deux ou trois semaines avant l'emploi ou au besoin centrifuger, de manière à avoir une suspension aussi fine que possible. Ne jamais secouer les tubes, mais puiser avec une pipette stérile ou une anse de platine préalablement flambée. Il est essentiel que l'encre reste parfaitement stérile, autrement les organismes qui s'y développent peuvent constituer de graves causes d'erreur. On
1. L. Errera, Sur l'emploi de Tencre do Chine en microscopie. Bull. Soc. belge de micr^oscopie, X, p. 478, 1884.