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Bull. Soc. mycol. de France, XVII. p

3 2 mi':tiiodes spéciales

Les Al(jues ne doivent jamais èlre conservées- dans du formol. On emploiera de prétérence Talcool picriqué. Pour les petites espèces, le procédé de la quinone (p. (il7) est excellent.

Le lactophénol et autres milieux de Amann donnent de très bons résultats. Pour les Algues vertes, employer les mélanges cuj)riques (]). 725).

Une autre formule est le lactophénol cuprique de Amann :

Lactoptiénol oO gr.

Eau 95 —

Chlorure de cuivre 2 —

Acétate de cuivre 2 —

ajouter 5 à 10 p. 100 de ce liquide à Peau qui renferme les Algues vertes : celles-ci sont fixées et peuvent être conservées ainsi très longtemps.

Les Algues peuvent être moulées en préparations microsco- ]ùques soit dans le lactophénol ordinaire, soit dans la glycérine géiatinée, après imprégnation par le lactophénol. On peut faire agir ce dernier réactif, soit sur le matériel fiais, soit sur des Algues préalablement fixées par Pacide picriqué, en solution aqueuse ou alcoolique, ou par la quinone.

La décalcification est nécessaire pour les espèces qui sont incrustées de carbonate de calcium. Le principe de cette opération est le même que pour les tissus aniiuaux (p. 262), c'est-à-dire qu'il faut fixer les Algues avant de les soumettre à Paclion du décalcitiant, ou combiner les deux opérations, de manière à produire en même temps la fixation et la décalcification. En outre, pour la bonne réussite, il est indispensable que la dissolution des sels calcaires soit eflectuée lentement, autant que possible sans dégagement violent de bulles gazeuses.

Pour les Algues, le meilleur décalcifiant paraît être Pacide acétique étendu; on en fait une solution à 5 p. 100 dans Peau ou dans la solution aqueuse saturée d'acide picriqué. On suspend les Algues dans une grande quantité de ce li(juide et on les y laisse jusqu'à décalcification complète, en renouvelant au besoin deux ou trois fois le liquide acide. On peut décalcifier aussi par le lactophénol (simple ou cuprique) à 5 \). 100.

Le procédé à employer déj)end des circonstances. Pour de petits objets déjà dissociés, fixés ou non préalablement, on peut opérer sur lame, avec le lactophénol étendu. Pour les objets volumineux,

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l'acide acétique est préférable. C'est le procédé dont je me suis servi dans mes recherches sur les tufs calcaires * ; j'ai pu inclure à la parafline et débiter en coupes sériées le matériel ainsi o])tenu. La conservation est suffisante i)our les recherches de svstématique; il est facile, sur de telles coupes, d'essayer toutes sortes de colorations. Lorsqu'on a soin d'inclure à la paraffine tendre (Ao*^) et de faire les coupes assez épaisses (20 à 30 a), on peut suivre sur une grande distance la plupart des filaments. Néanmoins, il faut toujours compléter l'étude de ces coupes par des dissociations soigneuses, exécutées avec des portions correspondantes du matériel décalcifié.

Je borne là cet exposé très rapide des rudiments de la technique botanique. Dans un ouvrage faisant partie d'une collection médicale, il ne m'est pas possible d'insister davantage sur des questions qui sont du ressort de la botanique pure. Le lecteur qui désire approfondir ses recherches dans ce sens, trouvera des renseignements très complets dans les ouvrages cités, soit dans le cours du volume, soil dans la bibliographie générale.

L 'SI. Langeron, Flore fossile de Sézannc, 3* fascicule, Nouvelles considérations sur les formations travertineuses anciennes et contemporaines. Bull. Soc. hist. nat. d'Autun, XV, p. 59-83, pi. III-V, 190?.

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