‹ Précis de microscopieChapitre 53 sur 381 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Les chapitres qui précèdent nous ont fait connaître la structure du microscope et la manière d'employer chacun de ses organes. Il était nécessaire d'établir ces notions fondamentales, car elles économisent beaucoup de temps et de tâtonnements. Certains auteurs affirment qu'on ne peut fixer de règles pour l'emploi du microscope et que l'habitude seule doit enseigner la manière de disposer l'éclairage et de mettre en valeur les détails des préparations. Je ne suis pas de cet avis : j'ai moi-même longtemps tâtonné à mes débuts et passé beaucoup de temps à découvrir des procédés d'observation que je ne trouvais dans aucun livre. J'estime donc, au contraire, qu'il faut tracer le plus possible de règles précises, ayant pour bases scientifiques les propriétés physiques du microscope et de ses divers organes. L'application correcte de ces règles est bien une affaire d'exercice et de pratique mais leur connaissance est indispensable au micrographe. Si elles font défaut à l'élève, celui-ci est obligé de refaire toute la série d'expériences, souvent infructueuses, qui ont permis à ses prédécesseurs de tirer du microscope tous les services qu'on est en droit d'en attendre.

Aussi allons-nous traiter maintenant de l'ob&ervation microscopique, c'est-à-dire de la perception oculaire des images fournies par le microscope, de la manière de réaliser cette perception sans fatigue et dans les meilleures conditions, enfin des erreurs et illusions d'optique auxquelles elle peut donner lieu.

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