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de rares microbes, qu’ils phagocytent d’ailleurs parfaitement bien. Mieux vaudrait dire que les macrophages phagocytent les cellules et
peuvent phagocyter les microbes, et que les microphages phagocytent & la plupart des microbes (mais non pas tous les microbes: il en est
quelques-uns, le bacille tuberculeux p. ex., qui ne sont phagocytés que par les macrophages). Chaque cas doit être examiné et traité pour lui seul.
Diverses substances favorisent cette phagocytose leucocylaire : on le constate in vitro par l'examen d'une phasocytose en goutte pendante. Le sérum, notamment le sérum humain active la phagocytose de microbes divers, des vibrions cholériques, p. ex. Injectons dans le péritoine
du cobaye du bouillon, ou mieux un liquide rappelant le
liquide de Locke (eau 100 ; chlorure de calcium 0,028; chlorure de potassium 0,042; bicarbonate de soude 0,045; chlorure de sodium 0,9). Retirons, 24 heures plus tard, un peu de ce liquide péritonéal et divisons-le en deux parts égales, auxquelles on ajoute respectivement la même quantité d’eau salée ou de sérum. Introduisons des vibrions cholériques dans les deux mélanges et suivons au micro-
scope la phagocytose qui se produit dans ces liquides exa-
minés en goutte pendante. Elle est manifestement plus rapide dans le mélange contenant le sérum.
On attribue cette propriété du sérum à la présence d’une substance spéciale, qu'on a appelée opsonine. Il suffira présentement d’avoir noté ce fait et prononcé ce nom. Nous reviendrons à l'étude des opsonines quand nous traiterons des mécanismes de l’immunité acquise.
L'action phagocytaire est favorisée par le chumiotaxisme des leucocytes, c’est-à-dire par la propriété qu'ils possèdent de se diriger vers tel point de l'organisme, où se trouvent et d’où diffusent certaines substances capables de les impressionner. Nous avons vu les leucocytes revenir nombreux et de plus en plus nombreux dans la cavité péritonéale du cobaye à la suite d’une injection qui les en avait provisoirement chassés (bouillon, culture microbienne), les microphages précédant généralement les macrophages. Nous avons vu les leucocytes, issus des ca-
pillaires sanguins par diapédèse, peupler le liquide de eul-
ee brobtenne et sous la peau, ou Pétéadat Br ) qué par l'insertion de microbes dans le tissu cellulaire ; sous-cutané.
On a supposé que ces déplacements leucocytaires sont provoqués par des substances contenues dans les liquides injectés, qui diffusent progressivement dans les humeurs et qui vont impressionner les leucocytes, pour en provoquer la migration. À l’appui de cette hypothèse, on a présenté des preuves expérimentales. On a inséré sous la peau de cobayes, ou introduit dans la cavité péritonéale de lapins de petits tubes étroits, mais non capillaires, renfermant, soit une solution de chlorure de sodium, soit une culture microbienne (staphylo : % coques, bacilles typhiques, bactéridies, etc.). Après 24 heures, ona M retiré les tubes. Les tubes à eau salée étaient sensiblement tels qu'on es avait introduits ; à peine y pouvait-on reconnaître quelques rares leucocytes. Les tubes à microbes, au contraire, présentaient dans la partie voisine de l’orifice un gros bouchon blanchâtre, assez ferme, ressemblant approximativement à de fausses membranes diphtériques, - bouchon qui, examiné au microscope, se montre formé par une accu= mulation de leucocytes polynucléaires. Le chimiotaxisme de ces leucocytes est ainsi nettement manifesté. C’est un chimiotazisme positif, et par ce qualificatif on désigne cette influence directrice dans le cas où elle détermine l'appel des leucocytes. Il existe des substances microbiennes ou autres, qui exercent une action de même nature, c’est-à-dire provoquent un déplacement des leucocytes, mais en sens inverse, repoussant ces leucocytes au lieu de les attirer. On parle alors de chimiotaxisme négatif. |
N'insistons pas davantage pour le moment sur ces faits remarquables ; contentons-nous de noter que le chimiotaxisme des leucocytes est essentiellement fonction de l'espèce bactérienne en jeu, comme aussi de l'espèce de l'animal auquel appartiennent les leucocytes, et que la puissance pathogène plus ou moins grande du microbe étudié joue un rôle parfois prépondérant dans les questions
de chimiotaxisme. Des faits qui seront exposés ci-dessous éclaireront ces notions en les justifiant et en les précisant.
Ces résultats acquis, nous pouvons aborder le problème « ‘du mécanisme de l’immunité antimicrobienne naturelle. Si nous procédions comme font. les géomètres, énonçant |
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