‹ Précis de prononciation françaiseChapitre 30 sur 113 · C. — Yl mouillée en haut-angoumoisin · texte numérisé non relu

C. — Yl mouillée en haut-angoumoisin

NASALES

le français normal, se présente sous deux formes à Paris : ou bien c'est une dentale mouillée (fig. éo A), ou c'est une gutturale mouillée (fig. éo B). Mais c'est plutôt un g nasal qu'un d.

L'essentiel dans l'articulation de cette consonne, c'est que la langue s'appuie largement sur la partie médiale ou postérieure du palais.

Les traces imprimées par la langue sur le palais artificiel ne laissent aucun doute sur le mécanisme de cette consonne, qui offre à certains étrangers, notamment aux Allemands et aux Anglais, de si grandes difficultés.

Fig. 61.

Comparaison de n et «y.

(Palais artificiel).

La partie ombrée représente ny — Vy, est limitée en bas par la ligne pointillée (i); en haut, par la croisillée.

Les trois figures ci-dessus (fig. 60) nous montrent trois ^ différentes comme mécanisme et très voisines comme son.

La première (A) représente Vn d'un enfant parisien dans le mot ano « agneau » : la langue touche depuis les dents jusqu'à la ligne inférieure. L fl est encore dentale et simplement palatisée.

La seconde (B) représente Yn d'une Parisienne dans at}ô « agneau » : la langue s'est portée complètement en arrière. C'est dans la réalité une ft gutturale, la plus facile à imiter par les étrangers.

La troisième (C) est Vy. de M. l'abbé Rousseiot dans na « gna » : la langue abandonne la région dentale et s'avance vers la partie postérieure du palais. Cette y. est plus palatisée que la première (A) et moins que la seconde (B).

Un mouillée est donc une articulation simple, fort différente du groupe ny avec lequel on la confond souvent.

"mÊM

Fig. 62.

Comparaison de / et de ly.

(Palais artificiel).

La partie ombrée représente /, L'occlusion s'arrête au premier croisillé à partir des alvéoles. — Le pointillé (2) limite /y.

Les tracés sont encore ici très expressifs. Comparez ceux de ny avec ceux de w (fig. 6i).

/ C'est le cas de parler de l'archaïque l mouillée dont le mécanisme présente beaucoup d'analogie avec celui de n et qui diffère autant de /y que n de ny (fig. 62).

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